Quand la lune noire côtoie la foudre [Shindô Ratie]
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Dim 17 Aoû - 22:16




A double identity


Le jour était levé depuis peu. Les rayons solaires caressaient chaque objet, chaque surface et chaque être remplissant la ville qu’était Karakura. Le temps clair et ensoleillé permettait la manifestation d’une certaine activité matinale au sein de la ville, accompagnée par le champ des oiseaux. Les aiguilles des horloges continuaient leur course folle jusqu’à afficher l’heure fatidique de certains. Il était maintenant sept heures du matin. Ce fut à ce moment, environ, qu’une voix vint à se manifester en bruit de fond. Non, pour un bruit de fond, c’était assez fort.


Onii-chan !! Debout !! C’est l’heure !!


Le son de la voix était suffisamment élevé pour réveiller le propriétaire de la chambre où se déroulait à présent la scène, au sein d’une maison jumelée avec une clinique. Le réveil était le but visé, en même temps. Le jeune homme en question venait de difficilement entrouvrir son regard noisette. Il leva sans tarder une main pour se la passer sur le visage, ce dernier portant encore des traits de fatigue. Il prit quelques secondes pour émerger en finissant par se frotter les yeux, soupirant ensuite longuement avec un air contrarié qui venait à s’ajouter à la fatigue encore apparente.


Fait chier…


Après ce beau râle ouvrant le bal du matin, il se redressa en repoussant sa couverture vers le bout du lit. Il attendit encore un court instant, avant de se lever et de commencer à se préparer pour sa journée de cours. Il était certain qu’il aurait aimé continuer à dormir encore un peu. Mais, il se devait de ne pas être en retard en cours, une des obligations scolaires. L’adolescent avait déjà assez fréquenté l’école buissonnière comme ça. Souvent en retard, part souvent trop tôt de cours ou bien n’y venait pas du tout, sa scolarité sortait de l’ordinaire. Beaucoup pensaient que ce n’était rien de plus que des actes de délinquance pure, argument souligné par cette coupe frivole en pétard de couleur orange flashi qu’arborait l’intéressé. Pourtant, il n’en était rien. La cause de cette irrégularité de présence en cours, qui venait de reprendre depuis peu après dix-sept mois de tranquillité, était d’une toute autre nature. Une cause bien plus louable que celle d’un cancre qui s’en foutait des études. Le rouquin était bien sûr lycéen en année de Terminale, mais il assumait aussi un autre rôle insinuant de lourdes responsabilités, celui de Shinigami Daikô. Tout en suivant sa vie d’étudiant ordinaire, il agissait sur toute la ville de Karakura pour exercer le devoir d’un Shinigami lambda. Bien évidemment, quelques uns de ces guerriers vêtus de noir venant de la Soul Society se relayaient de temps en temps pour gérer cette tâche, mais la fréquence d’apparition des monstres était élevée à cause de la forte concentration spirituelle des lieux et le jeune homme n’était pas de trop, loin de là. Surtout que par moment, le genre de Shinigami qui remplissait ce devoir était un temps soit peu inutile. Nous ne visons personne en particulier, n’est-ce pas Imoyama-san ? Bien sûr, le jeune garçon pouvait faire fi de ce genre de devoir. Les Shinigami étaient là pour ça, c’était leur boulot et lui n’était qu’un remplaçant. Mais, ses principes faisaient qu’il n’en était pas ainsi. Son existence, jusqu’à présent, avait été rythmée et menée par cette notion noble qu’était « protéger », chose inscrite jusque dans son prénom « Ichigo ». Ce n’était pas maintenant qu’il allait changer, il demeurait immuable. Mais, aussi, il ne devait pas oublier qu'il y avait encore beaucoup de ses amis capables de gérer ces mauvaises âmes. On va les croiser après.

Pour le coup, il devait être présent au lycée. En effet, ce jour-là, il y avait un examen relativement important, étant donné que c’était un contrôle semestriel. Il ne l’avait pas oublié et avait quand même révisé pour l’occasion. Il se devait de bien se réveiller et de faire en sorte à se booster pour la journée s’il ne voulait pas trop galérer devant sa copie. C’était pour cela qu’il s’était attardé à prendre un bon petit déjeuner équilibré avant de vérifier qu’il n’avait rien oublié, pour ensuite filer sur le chemin de l’établissement scolaire.

Arrivant sur les lieux, il salua bien évidemment la plupart de ses amis, plus ou moins de longue date. Dans la liste, il y avait Asano Keigo qui avait eu le droit à un coup de sac du rouquin en pleine face pour stopper sa course excentrique vers ce dernier, Kojima Mizuiro qui n’était pas loin de la scène en tapotant sur son portable, l’air toujours aussi doux et innocent, Arisawa Tatsuki qui venait une fois de plus d’éclater la tronche de Honshô Chizuru qui avait voulu une fois de plus peloter la généreuse poitrine d’Inoue Orihime. Cette dernière, une fois « sauvée » de la femelle en chaleur, était venue vers Ichigo pour le saluer de son air toujours aussi réjouie et heureuse, surtout en la présence du jeune homme. Celui-ci lui offrit simplement un coin de sourire en lui rendant la salutation matinale, venant à continuer sa route dans le couloir du bâtiment. Il croisa la route de son grand ami de collège, Yasutora Sado, surnommé Chad par lui. Ils s’échangèrent également de brèves paroles, alors que plus loin, un lycéen les regardait et remontait sa paire de lunettes d’un doigt sur son nez en inclinant légèrement le menton, avant de passer son chemin. Le fixant entrer dans une des salles de cours, le jeune homme roux ne s’empêcha pas de faire son éternel air énervé en râlant un bon coup devant cette attitude.



Dire bonjour lui écorcherait la gueule à celui-là ?


Pourtant, il savait que c’était tout à fait le style d’Ishida Uryû d’agir ainsi. Être distant et inflexible, cela faisait partie du caractère du binoclard, mais cela ne le rendait pas mauvais pour autant. On pouvait compter sur lui en cas de coups durs aussi. De toute façon, sa relation avec Ichigo était bien ambigüe, c’était un fait.

Enfin bref, il quitta son pote de deux mètres pour rejoindre sa salle de cours. S’installant à sa place habituelle, il commençait à se mettre dans les conditions d’examen. A présent, il n’avait rien d’autre à faire que regarder autour de lui et tout ce qu’il pouvait voir, c’était la tronche de ses camarades de classe. Il avait toujours autant de mal à retenir le nom de tous et pour certains, ce problème mémoriel allait jusqu’à l’oublie de leur visage. Pour que le disque dur ne subisse pas de pertes de données, il fallait qu’il imprime bien la chose. Pour se faire, il suffisait de se montrer important et de lui marquer l’esprit. Ces conditions n’étaient pas remplies par tous dans la classe et voilà le résultat. Par contre, eux, ils le connaissaient. Il fallait dire que notre individu passait difficilement inaperçu. La distribution des copies se fit et nous allons donc laisser notre hérisson de feu se concentrer et remplir ses feuilles blanches d’encre. D’ailleurs, même la journée de cours restante n’était pas intéressante. Nous allons donc aussi zapper cela.

La fin de la journée d’étude arriva donc à son terme. Ichigo était retourné chez lui, sans traîner. Il en avait eu marre, sa tête avait bien chauffé et tout ce qu’il voulait, c'était se reposer les neurones. Mais, les choses en furent autrement. Il sentit un reiatsu de Hollow se pointer non loin de sa maison et il en afficha un profond air blasé. Un petit râle pour inaugurer ce fait ?



Putain…


Merci. Maintenant, il pouvait se bouger les fesses récemment logées sur le lit pour aller s’occuper de l’indésirable, ce qu’il fit sur le champ en se servant de sa plaquette de bois qui faisait office de badge de Shinigami Daikô. Ainsi, il put quitter son enveloppe charnelle pour passer à l’état spirituel en étant fringué de son shihakushô noir et sortir par sa fenêtre pour aller sur les lieux de l’apparition du visiteur. Il se déplaçait vite, usant du shunpo, pour pouvoir rapidement conclure l’affaire et retourner faire ce qu’il faisait : glander au plumard. Mais, une fois arrivé sur place, perché sur un toit de maison, il n’assista pas au spectacle qu’il s’imaginait sur la route. Il pensait voir qu’un gros Hollow bien laid gueuler et faire quelques dégâts. Il le vit, certes, mais au moment où le monstre se fit défoncer le crâne par une sorte de puissant rayon apparemment électrique à haute vitesse. C’était tellement fulgurant qu’il eut du mal à saisir quel genre de technique il s’agissait, ni même à quoi cela ressemblait exactement. Il avait juste écarquillé le regard, alors que ce dernier se posa sur la provenance d’une telle attaque, tandis que le Hollow disparaissait. Il s’agissait d’une jeune femme, assez grande et mince, à la chevelure marron et assez courte, encore en uniforme scolaire avec son sac. A vrai dire, en regardant de plus près, c’était le même uniforme que celui du lycée que fréquentait Ichigo. Il en vint à dévisager cette personne et pour le coup, le visage lui disait quelque chose… Il lui semblait l’avoir déjà vu mais impossible de mettre un nom dessus. L’adolescent était descendu de son perchoir entre temps, se tenant maintenant proche de cette lycéenne au pouvoir électrifiant qui lui avait mâché le travail et s’apprêtait à repartir avant qu’il n’arrive.


Yo… Tu serais aussi une Fullbringer ?


Il venait l’aborder car il tenait à assouvir sa curiosité avec les questions qu’il se posait déjà au sujet de cette étudiante. Avec ce qu’il pouvait et avait pu voir, pour lui, c’était clair : c’était une Fullbringer. Mais, il voulait surtout en avoir la confirmation. De plus, entre temps, il avait continué de songer et il pensait dur comme fer qu’il l’avait vu ce matin même, dans sa classe, alors qu’il attendait la distribution des copies d’examen. Il attendit d’abord la réaction de ce qu’il espérait être sa future interlocutrice avant de demander plus de précisions.


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Mer 20 Aoû - 13:38

On pouvait dire que l'affaire avait été rondement menée. L'adolescente n'avait pas laissée la moindre chance au monstre qui lui faisait face. Après quelques rapides coups de corps à corps,; elle l'avait achevée avec sa dernière technique : Railgun. Elle consistait à projeter une pièce parcourue d’électricité à une vitesse comparable à celle du son. Mais bon, on s'en fiche de ça. L'important, c'était la suite. En effet, alors qu'elle venait de récupérer son sac, elle entendit une voix familière l'interpeller :

Yo… Tu serais aussi une Fullbringer ?

Se retournant, elle dévisagea le presque adulte lui faisant face. Il était vêtu d'un kimono, de couleur noir. En plus de ça, il avait dans son dos une épée des plus.... imposante. Ce n'était pas le genre de hachoir que l'on aimerait avoir en face de soit. Quand au visage, ses cheveux roux ne le trahissaient pas. Il s'agissait de Kurosaki Ichigo, un jeune de sa classe. Elle le surnommait Poil de Carotte bien sûr. Que faisait-il là ? Sa maison n'était pas tout à fait dans le coin selon les souvenirs de la brunette. Non pas qu'elle avait l'habitude de le côtoyer, c'est juste qu'elle était venue une fois dans sa clinique familial pour problème de santé. Mais bon, ce n'était pas le plus important. De ce qu'il disait, il avait assisté à la scène. Et il avait peut-être les réponses aux questions que se posait l'adolescente. Et comment l'avait-il appelée ? FullBringer ? C'était quoi ça ? Un détail finit par frapper la jeune fille : Ichigo était sous une forme fantomatique. Tient tient tient. L'idée de lui soutirer des informations était donc de plus en plus séduisante pour Ratie. Finissant par se tourner vers le rouquin, elle fit part de ses interrogations :

FullBringer ? C'est quoi ça, ? Le nom de mon pouvoir ? Et pourquoi t'es sous forme fantomatique cosplayer en samouraï Kurosaki  ?

Tout d'abord, les questions les plus importantes. C'était comme ça qu'elle procédait d'habitude et il n'y avait aucune raison que cela ne change. Après une seconde de réflexion, elle finit par se dire que poser toutes les questions d'entrée de jeux serait plus simple pour la suite.

"D'ailleurs, tu sait c'est quoi le nom de ce truc dégueulasse que je viens de dégommer ? C'est pas la première fois que j'en trouve un et c'est lourd...

C'était mignon tant d’innocence pas vrai ? Avoir un pouvoir de FullBringer et ne rien savoir de ce que cela impliquait. Mais bon, elle n'était pas du genre à se poser des questions profondes de ce style là. Elle finit par avoir un déclic quand des gens commencèrent à arriver.

- Ma maison est juste à côté. Tu viens ? On pourras discuter tranquillement.

Oui. Elle invitait sans gêne un garçon chez elle. Elle n'avait jamais appréciée la politesse et la déférence absolue que son peuple lui inculquait. C'était d'un ringardise. En tout cas, elle prit son sac qu'elle mit sur son dos avant de se diriger vers sa maison.  

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Sam 23 Aoû - 17:28




… A lack of information?


Le soleil commençait à se coucher, venant à clore la journée. Le rouquin avait carrément mis de côté son envie de s’allonger et de se reposer l’esprit chez lui. Ce qu’il venait de voir attisait fortement sa curiosité. Une jeune femme venait d’allumer un Hollow sous ses yeux à l’aide d’une technique qui lui était complètement inconnue. Voyant qu’il s’agissait d’une Humaine possédant du reiatsu, encore plus d’une étudiante faisant partie de son lycée et surtout de sa classe, elle ne pouvait être rien d’autre qu’une Fullbringer. Face à ces preuves évidentes, il voulait entrer en contact avec cette personne en formulant son interrogation, demandant comme une confirmation à ses conclusions. Seulement, à la réponse de l’interlocutrice, il fut décontenancé. Il grossit les yeux en sourcillant son regard. Elle ignorait ce qu’était un Fullbringer alors qu’elle en était une ? Bon, encore, cela pouvait passer. Mais, la fin de la réplique vint à appuyer son air interloqué. Elle s’était aperçue que l’adolescent était sous sa forme spirituelle, mais elle ignorait de toute évidence qu’il arborait un shihakushô, signalant le fait qu’il était un Shinigami. A la place, elle crut qu’il était déguisé en samurai sortant de l’ère Edo. Sa perception du reiatsu devait être assez boiteuse voir nulle car la densité spirituelle d’un Shinigami ou d’un Hollow était beaucoup plus élevée que celle d’un Plus ordinaire. La preuve en était que les deux premiers pouvaient interagir avec le décor du monde réel.

Pour couronner le tout, elle le connaissait. Elle l’avait appelé par son nom sans l’ombre d’une hésitation. Il n’avait donc pas halluciné, c’était bien elle qui était dans sa classe et qu’il avait revu le matin même en cours. Mais, lui… Ben, il ne savait plus son nom. Et puis, en y réfléchissant, elle ne s’était pas étonnée plus que ça de le voir se pointer ainsi à l’état d’âme. Si effectivement, elle avait un gros souci de perception du reiatsu, elle aurait dû normalement avoir au moins une once de réaction de surprise. Si elle l’avait eu, alors elle n’en montrait vraiment rien et c’était balèze. Ou alors, elle n’était pas sensible aux effets de surprise. Mieux encore, elle devait s’en foutre. D’ailleurs, même Ichigo ne s’était pas aperçu du reiatsu de la jeune fille avant cet évènement. Lui aussi, il était assez nul en perception spirituelle s’il ne se concentrait pas exprès.

En fait, la curieuse l’assommait de question car elle demanda aussi ce qu’était le monstre qu’elle venait d’abattre. A ses dires, elle en avait déjà croisé une paire mais elle ne savait toujours pas ce que c’était. Non, en fait, elle ne savait rien du tout sur toute la ligne. C’était une première pour le Shinigami Daikô de rencontrer une telle personne. Il allait avoir plein de choses à lui faire savoir, car il serait assez aberrent de la laisser dans une telle ignorance avec les capacités qu’elle avait.

Cependant, alors qu’il allait prendre la parole, il entendit du monde arriver. Il dirigea ses yeux vers ces arrivants et songea au fait qu’ils n’allaient pas être tranquilles bien longtemps. Les êtres dépourvus de reiatsu ne pouvaient pas le distinguer, mais ce n’était pas le cas pour la lycéenne. Il était pénard de ce côté-là, mais, à moins qu’elle ne passe pour quelqu’un qui parle tout seul, il fallait se bouger des lieux de la brève bataille. Ichigo eut l’idée fugace de la guider jusque chez lui, mais il y avait pas mal de route à faire. Alors, peut-être que juste aller à deux ou trois pâtées de maison plus loin serait suffisant ? Il sortit de ses pensées aux paroles de la Fullbringer. Il en haussa les sourcils. Elle l’invitait chez elle, sa maison étant tout près. Il eut une réaction d’appréhension sur l’instant. Lui, aller squatter chez une fille qu’il ne connaissait pas ou même à peine ? Ce n’était pas du tout son genre. Enfin, peut-être était-ce le même sentiment que pourrait avoir cette Humaine à pouvoirs s’il lui proposait d’aller chez lui ?

Quoiqu’il en soit, les curieux arrivaient et il n’y avait pas le temps de réfléchir plus longtemps. Faisant rapidement le pour et le contre dans sa tête, il lâcha sa réponse alors qu’il se mit à emboîter le pas de la jeune fille qui partait tout juste.



Ok, faisons ça.


Le jeune homme se laissa guider en marchant légèrement en retrait par rapport à elle. Son air s’était fait sérieux, comme à l’habitude. Ces sourcils perpétuellement froncés ne quittaient jamais son faciès. Il préféra se taire pour éviter d’inciter la guide à parler à un fantôme devant tout le monde. Il allait attendre qu’ils soient seuls pour continuer la discussion. Non, il ne lui posa aucune question, il lui lança simplement une réplique qui ne demandait pas forcément une réponse.


J’espère que t’as du temps de libre, parce qu’il y en a des trucs que tu dois savoir.


Notre fraise se portait garant de mettre fin à l’ignorance de cette fille aux capacités électriques. D’ailleurs, il se demandait bien comment ça se faisait qu’elle avait pu rester jusque là dans le flou à propos de tout. Des Hollows, des Shinigami, de son pouvoir… C’était sûr, c’était fort. Toutefois, pour l’avoir prit pour un type sortant d’une convention ou s’étant échappé d’un village historique, c’était la première fois qu’elle devait croiser un Shinigami, contrairement aux Hollows. Maintenant, au point où il en était, il allait lui donner les informations nécessaires pour combler le manque de connaissances sur la situation. En échange, il espérait avoir quelques réponses aussi, comme avoir un rappel de son identité. Dans tous les cas, il la suivit jusque chez elle…


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Sam 23 Aoû - 21:51

La journée semblait loin d'être finis pour la demoiselle. Après avoir pulvérisée en miette le Hollow qu'elle avait affronté, voilà qu'elle se retrouvait devant son camarade de classe. Qui plus est, ce dernier était un Shinigami. Enfin, elle n'en savait rien. Pour elle, c'était juste Kurosaki. Un simple camarade de classe. Bien sûr, elle commençait à se poser des questions intérieurement. Pourquoi avait-il une forme fantomatique par exemple ? Il semblait bien portant pourtant. En plus, au vue de sa dégaine, il était là pour s'occuper du monstre. Dommage pour lui, elle était déjà passée par là. Elle se demandait bien comment il faisait pour porter son sabre, qui devait bien peser facilement dix kilos minimum. Ne semblant pas gêner le moins du monde par ce poids qui devait handicaper le rouquin tout de même. Mais bon, elle avait bien des pouvoirs électriques, alors ça, ce n'était pas grand chose. Sifflotant joyeusement, elle marchait aux côtés du Shinigami Daikô en se dirigeant vers son chez-soi. En chemin, ils croisèrent bien quelques étudiants du lycée. Bien entendu, ils ne pouvaient pas voir Ichigo. Tant mieux pour lui, car les rumeurs allaient bon train dans la ville de Karakura. Bien plus vite qu'on ne pouvaient le croire.

En tournant à un angle de rue, la Fullbringer vit un distributeur de soda. Comme si c'était la chose la plus naturelle du monde, elle y envoya une petite décharge électromagnétique pour en faire sortir une canette de cola. Avare comme elle était, elle n'allait pas payée. D'ailleurs, elle n'en avait même pas proposé un au porteur de Zangetsu. Elle se doutait qu'il ne pourrait pas boire dans son état actuel. Et puis, ils n'étaient pas amis de toute façon. Juste des connaissances. Finalement, ils arrivèrent vers une maison. Assez grande, elle était d'un blanc immaculé. Sur un étage, il y avait également un balcon. Ce balcon se reliait à sa chambre en fait. Il y avait également un jardin. Rien qu'avec cette vue, on se doutait qu'elle était riche. En fait, son père était un riche investisseur et était mort il y à deux ans de la leucémie. Ça n'avait pas vraiment chagrinée, il n'avait jamais été vraiment là pour elle. Quand à sa mère, elle était encore au travail. Alors que la belle faisait tourner la clé dans la serrure de la porte, on pouvait apercevoir un écriteau "Famille Shindô".

Alors qu'elle entrait dans le salon richement décoré de tableaux de la Renaissance, une femme fit son apparition. Elle était habillée en tenue de gouvernante. Avec ses lunettes au carré, elle faisait un peu peur à qui n'était pas habitué. Saluant respectueusement sa maîtresse, elle luit dit que son bain était prêt. Cependant, la jeune fille l'envoya paître et dit simplement de pas la déranger. C'est en ignorant le regard assassin que la femme lui lançait qu'elle se dirigea avec  l'esprit dans sa chambre. Une fois dedans, on pouvait voir qu'elle était très bien ordonnée. Pas un grain de poussière rien. Un ordinateur portable dernière génération. Une foule de bouquin, des posters de ses groupes préférés. Bref, une chambre normal. Ratie prit quand même l'assurance de fermer la porte à clé histoire d'éviter d'être interrompues.

- Pour éviter les gêneurs.

Puis, elle fit une chose incroyable. Quelque chose qu'aucune fille saine d'esprit ne ferait en présence d'un membre de la gente masculine. Mais elle, elle se fichait bien de ses conventions. Se retrouvant en sous-vêtements, elle finit par mettre un pyjama. Ce dernier était un peu ridicule en soi, il y avait des motifs de Gekota la grenouille dessus. Invitant ensuite son invité autour de la table ronde. Tel Arthur devant son fier chevalier Gauvain, elle attendait qu'il prenne place. Une fois fait, elle ne pouvait se retenir. Utilisant encore son pouvoir, elle actionna prestement sa chaine hi-fi. Une musique assez rythmé fit alors irruption dans la pièce. Valsant entre les notes, son nom était "Only my Railgun". Une chanson que la demoiselle appréciait fortement.

- Bien, maintenant tu va répondre à mes question Kenshin. Et après je répondrais aux tiennes.

Kenshin ? Une simple référence au manga culte "Kenshin le Vagabon". Maintenant, il n'y avait plus qu'à attendre d'avoir des réponses de Poil de Carotte.
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Mer 27 Aoû - 23:55




It is the time for explanations


Deux silhouettes se profilaient maintenant dans les rues des quartiers résidentiels. Il y en avait deux pour ceux dotés de reiatsu, une seule pour les êtres que nous pourrions qualifier de normaux. Cela faisait que sur le chemin, les personnes qu’ils croisaient ne jetaient un regard qu’à la Fullbringer et pas à lui. Il échappait à toutes attentions et pouvait même se curer le nez en public sans soucis, tant que sa guide ne se retournait pas pour le voir. C’était relativement pratique quand on y pensait, mais cela dépendait des circonstances, bien sûr. En l’occurrence, cela était utile pour la situation actuelle. Voir un garçon traîner aux côtés d’une fille et rentrer dans une maison avec, cela pouvait laisser penser certaines choses. Surtout que les personnes croisées étaient par moment des lycéens et qu’Ichigo n’était pas un type méconnu aux yeux de tous. Quand on connaissait l’une des deux personnes et qu’on la voyait avec un autre individu du sexe opposé qu’on ne connaissait pas, bonjour les jugements que l’on pouvait avoir. Des idées du style « ils sortent ensemble ? ». Sérieusement, c’était ce genre de choses que le rouquin aimait bien éviter, il avait déjà assez de préjugés sur sa pomme comme ça.

L’adolescent marchait normalement, avec aisance, comme si l’imposante arme qu’il portait sur son dos ne pesait rien. Était-ce une question d’habitude ? Ou bien avait-il le physique nécessaire pour trimbaler une telle épée sans laisser paraître le moindre signe de poids à supporter ? Non, c’était tout simplement parce que cette gigantesque lame était une partie de lui, elle incarnait le pouvoir contenu dans son âme, et qu’il serait donc triste qu’elle représente une gêne pour son porteur. Si cette arme de sixième catégorie emballée dans son ruban blanc avait cette apparence, c’était bien parce que le propriétaire était capable de s’en servir ainsi.

Une pause se fit dans l’itinéraire des deux marcheurs quand un distributeur de boisson entra dans la ligne de mire de la lycéenne. Bon, pourquoi pas, le Shinigami Daikô pouvait comprendre qu’elle avait une petite soif après son défouloir contre le Hollow. Il croisa les bras alors qu’elle scrutait l’intérieur de la machine pour savoir ce qu’elle allait prendre. Lui, il passait son tour. Étant sous sa forme de Shinigami, il lui était impossible de consommer un quelconque produit provenant du monde des Humains. Le reishi, élément composant tout ce qui était spirituel, ne pouvait pas interagir avec le kishi, élément composant tout ce qui était réel. Aussi patienta-t-il le temps que la Fullbringer se désaltère. Ce fut là qu’il fut sidéré de l’acte de cette dernière. En effet, elle venait d’arnaquer la grosse machine avec son don de l’électricité, envoyant une pichenette électromagnétique dans les circuits pour qu’une canette tombe sans avoir besoin d’insérer la moindre pièce de monnaie. Elle prit la canette et l’entama, l’air de rien, normal. Le rouquin, lui, était sur le cul.



Ben vas-y, te gêne pas surtout…


Il avait dit ça un peu en l’air dans son coin, en marmonnant entre ses dents. De toute façon, il avait saisi quel genre de fille elle était. Le genre de fille foutiste qui faisait ce qu’elle voulait. Même s’il ramenait sa fraise - avouez que l’expression est bien casée -, la chose était faite et elle ne l’écouterait même pas, surtout qu’ils étaient encore dehors avec des témoins. Ils n’allaient donc pas déclarer un débat sur le sujet, mais le Shinigami Daikô avait bien son opinion sur le sujet et sur cette arnaqueuse.

Ils reprirent donc leur route et arrivèrent finalement à destination. Levant le menton, le jeune homme put constater que ce n’était pas la petite maison de famille modeste. Assez grande et de couleur blanche, un balcon se laissait voir au premier étage, avec un jardin devant accueillant les visiteurs. Il regardait avec attention les lieux, tandis qu’il s’était arrêté derrière son hôte qui s’attelait à faire tourner la clé dans la serrure de la porte pour ouvrir cette dernière. Il put distinguer la mention « Famille Shindô » sur un écriteau calé à côté de la porte. Fixant cela un instant en clignant un coup des yeux, la lumière fut. Sa mémoire lui revint dans l’instant, alors qu’il observait de nouveau la jeune fille qui entrait à son domicile pour la suivre ensuite. Shindô… Cette fille était Shindô Ratie ! Il fallait lui donner le « la » pour qu’il se souvienne et il l’avait eu.

Une fois à l’intérieur, arrivé au salon, son regard chocolat se balada une fois de plus sur ce qui l’entourait. La décoration était, comme on pouvait dire, pompeuse. La bonne baraque de bourges, quoi. La couleur des murs était en grande partie planquée par des tableaux de la Renaissance qui devaient coûter la peau de l’arrière-train. D’ailleurs, le lycéen les contemplait, songeant que c’était peu commun de voir autant  d’œuvres occidentales dans une maison japonaise. Il eut un léger rictus sur le moment. Cette fille issue d’une famille riche avait préféré piquer un soda plutôt que le payer ? Ce n’était pas les moyens qui devaient lui manquer. Elle était radine à ce point ?! Enfin… Ichigo ne se doutait pas une seule seconde de l’utilité que pouvait avoir la monnaie de la lycéenne. Il n’avait pas distingué que l’attaque de cette dernière avait été lancée avec ce petit objet rond de métal.

Toujours étant qu’une femme vint faire face à l’avare. Entendant sa voix, l’adolescent eut le réflexe de regarder l’arrivante. A la vue de la tenue qu’elle portait et de la politesse exprimée à l’égard de l’étudiante, c’était une domestique. En fait, le Shinigami se fit une fixation sur la paire de binocles qu’elle portait. Ca lui filait une tronche à faire peur aux gamins. En tout cas, c’était beau de rentrer chez soi et d’entendre dire que son bain était prêt. La vie de richard ne devait pas être chiante à vivre. Pourtant, Ratie répondit avec dédain à la femme de ménage, sommant de ne pas la déranger. Celle-ci pouvait lui lancer un regard haineux, il y avait de quoi. Même l’invité avait froncé les sourcils, il détestait ça. Alors que l’insolente montait les escaliers, notre presqu’adulte ne bougea pas tout de suite, lui jetant un regard assez sévère. Personne n’était parfait, mais il ne pouvait pas piffrer ce genre d’attitude. En fait, elle ne faisait que récolter des mauvais points à ses yeux, quasiment. Elle pouvait penser ce qu’elle voulait de lui, mais c’était réciproque. La bouche demeurée ferme, il suivit finalement la marche sans trop traîner. Il lança alors un râle en réalisant où ils allaient, car ça ne l’enchantait pas tellement.



On est vraiment obligés d’aller dans ta piaule..?


Il pouvait parler, dès qu’il accueillait un Shinigami chez lui, c’était dans sa chambre. Mais, voilà, c’était une chambre de fille et lui était un garçon, voilà tout. Il fallait qu’il l’ouvre pour faire entendre son avis. Pourtant, il savait aussi que c’était un peu comme le meilleur endroit de la maison pour avoir la paix et discuter tranquillement. Donc, il se résolut à entrer dans la pièce quand même. Contrairement au reste du logement, la chambre était particulièrement « normale ». Une chambre d’adolescente, c’était ce que l’on pouvait juger. Mise à part qu’il n’y avait pas de bordel qui traînait, c’était des posters qui habillaient les murs. Des tas de bouquins et un ordinateur portable. Tout ce qu’il y avait de plus normal. Il se tint au milieu de la pièce, jetant un œil au lieu, sans que ce soit un regard critique, même s’il était le genre de type bien franc qui disait tout ce qu’il pensait et n’hésitait pas à râler. Elle les enferma à clé, histoire d’être tranquille. Ca valait mieux, à moins qu’elle veuille passer pour une cinglée qui causait toute seule ou bien qu’ils soient interrompus en pleine parlotte, ce qui n’était pas forcément agréable.

Et là… Ce fut le drame. Non, plus sérieusement, on pouvait avoir la bande-son « One winged angel » de Final Fantasy Advent Children en fond que ça collerait bien à la situation. C’était à peine exagéré, enfin, du point de vue d’Ichigo, la victime de la scène. Ratie commençait à se défrusquer devant lui, rien à foutre qu’il soit là. La réaction de notre homme fut immédiate. Non pas celle du gars qui allait se rincer l’œil en se tapant un bon nosebleed et bien mater la moindre partie du corps plus ou moins intime pendant le processus de changements de vêtements, mais plutôt celle du gars bien prude qui avait un minimum de respect pour l’intimité féminine. Aussitôt, il avait écarquillé brutalement les yeux, la nervosité montée d’un coup, avant de faire vivement dos en plus de se voiler la vue avec une main, des rougeurs venant lui teinter les pommettes.



Ca va pas de te défringuer comme ça devant moi, toi ?!! C’est quoi ton problème ?!


Il ne le paraissait pas, mais il était encore bien innocent notre roux. Il n’était pas décidé à lui refaire face de suite. Il voulait vraiment s’assurer qu’en la voyant de nouveau, elle soit de nouveau vêtue d’un quelconque habit. Il s’en foutait de ce qu’elle pouvait mettre, il ne voulait pas voir la couleur des sous-vêtements qu’elle portait. Pourtant, ce n’était pas comme s’il n’avait jamais vu le corps d’une femme, Yoruichi-san lui avait déjà fait voir ses fondements à son insu. Mais, il était comme ça, c’est tout.

Il entendait le frottement des habits et une fois fini, il se risqua à jeter de nouveau un œil vers la jeune fille. Il s’était tourné à demi pour la regarder un instant en coin et put constater qu’elle était habillée. Ouf… Par contre, le pyjama laissait à désirer. Ayant pu calmer ses rougeurs et sa nervosité entre temps, il lui refit face en ayant l’air un peu blasé à la vue de la tenue. On avait dit qu’il s’en foutrait de ce qu’elle pouvait mettre, tant qu’elle n’était plus en soutif devant lui, mais il y avait des limites…  Enfin bref, elle avait décidé de se mettre à l’aise et en pyjama, c’était son choix, même si c’était peu commun alors que notre ami masculin était là.

Elle s’était installée devant une petite table basse et l’invita à en faire de même. Il reprit un minimum son air sérieux et retira son Zanpakutô de son dos pour le poser à côté de lui en s’asseyant aussi devant le meuble. Elle fit de nouveau usage de son don pour allumer sa chaine hi-fi à distance. C’était décidément bien pratique d’avoir un tel Fullbring, mais il ne put se retenir de penser qu’avant de pouvoir faire une telle chose, elle avait dû fracasser pas mal d’appareil électrique. Une chanson fut lancée et elle n’était pas désagréable à écouter. Il n’y prêta pas tellement d’attention en fait, c’était plutôt ce que la radine eut dit ensuite qui le piqua au vif. Sa réponse fit effet volte-face avec toute la spontanéité dont il disposait.



Déjà, tu m’appelles pas comme ça. Ensuite, j’suis pas à tes ordres, pigé ?


Il voulait bien être sympa, mais il y avait des manières de faire pour demander quelque chose. Peut-être qu'elle avait été sèche sans le vouloir, mais lui l'avait juste mal pris. Il n’était pas abruti, il connaissait aussi le manga « Kenshin le Vagabon », mais il considérait qu’il n’avait pas été baptisé pour des prunes. Elle prenait un peu trop ses aises avec lui, il allait la calmer, surtout qu’il n’avait pas oublié l’attitude qu’elle avait eue avec la domestique. Il avait à présent un léger air contrarié et énervé, mais il répondit aux questions qu’elle lui avait posées en rafale précédemment.


Bon… J’me répéterai pas parce qu’il y a long à expliquer, alors ouvre tes oreilles. Les Fullbringer sont des humains comme toi. Ils peuvent distinguer les âmes et ont la capacité de pouvoir agir sur l’âme des objets en l’extrayant et pouvant la manipuler à leur guise. Comme ça, ils peuvent par exemple rendre une surface liquide plus dure pour pouvoir se tenir dessus, comme sur de l’eau. Mais, chaque Fullbringer possède un objet ou un type d’objet qui leur est précieux et dont ils en tirent chacun un pouvoir unique à eux et à l’objet. Ils donnent tous un nom à leur capacité propre. Toi, j’en sais rien si t’as aussi filé un nom à ton Fullbring. T’as un lien étroit avec la foudre, mais jusque là, je t’ai pas vu utiliser quoique ce soit pour t’en servir, c’est que ça vient directement de toi. Mais, j’imagine que tu possèdes aussi un objet de prédilection pour exercer ton pouvoir, nan ?


Il croisa ses bras, comme réfléchissant à ce qu’elle lui avait demandé ensuite. Il mit donc un court instant avant de reprendre.


Tu m’as demandé ensuite pourquoi j’étais sous forme d’âme en portant des fringues de samurai. Je dois dire que ça m’a surpris. T’as donc jamais vu de Shinigami jusque là. Enfin, vas pas croire que j’ai clamsé. Je possède des pouvoirs de Shinigami et je peux donc quitter mon corps sous forme spirituelle et y retourner ensuite…


Il se frotta un peu les tifs pendant l’explication, parce que c’était un peu chiant à expliquer justement. Si Rukia avait été là, elle aurait tout raconté avec ses dessins de Chappy, mais il se passa fort bien de cette méthode.


… Et un Shinigami, c’est une âme humaine qui possède comme toi du reiatsu. Ils ont pour job de protéger les bonnes âmes qu’on appelle « Plus », ainsi que les vivants en fracassant les Hollows, les trucs dégueulasses, comme tu dis, que t’as déjà croisé plusieurs fois. Plus exactement, ils les purifient, à l’aide de leurs Zanpakutô, pour qu’ils puissent redevenir des Plus et rejoindre la Soul Society, le paradis grosso modo.


Il désigna son arme posée à plat au sol à sa droite.


C’est mon propre Zanpakutô, Zangetsu. Ils ont tous un nom et ont tous un pouvoir unique. Leur esprit réside dans l’âme de son Shinigami.


Il releva son regard noisette vers son interlocutrice qui avait intérêt à avoir tout assimilé parce qu’il pouvait vite perdre patience s’il devait réexpliquer.


Je crois avoir fait le tour, à moins que t’ais encore des questions ?


Elle pouvait encore en avoir, parce qu’il y avait pas mal de trucs à savoir encore. Lui, il avait brièvement expliqué certaines choses, il n’avait pas tout développé, mais il n’était pas forcément obligé de penser à tout. C’était à elle d’aller à la pêche aux informations. Il fallait en profiter pendant qu’il était chaud pour causer de ça. Pour sa part, maintenant qu'il s'était souvenu de l'identité de la Fullbringer, il n'avait plus tellement de questions à lui poser à moins d'aller fouiner dans sa vie privée, ce qu'il n'aimait pas particulièrement faire.


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Jeu 28 Aoû - 20:56

Le rouquin avait eu l'air de ne pas apprécier qu'elle arnaque le distributeur sans payer. En même temps, elle n'allait pas utiliser des pièces inutilement. Ce serait du gâchis, elle pourrait en avoir besoin à tout moment. Le reste du trajet s'était fait sans qu'aucun mot ne soit prononcé. D'une part car Kurosaki ne voulait pas que l'on prenne sa camarade de classe pour une folle et d'autre part car Ratie s'en fichait. Elle avait la patience d'un moine Shaoling. Donc bon, elle pouvait bien attendre. Quand ils entrèrent dans la maison, la domestique vint voir sa maîtresse. Pour lui signaler que son bain était prêt. Et c'est avec toute la délicatesse du monde qu'elle luit dit d'aller se faire voir. Charmant pas vrai ? En fait, cet animosité ne datait pas d'hier, loin de là. Les raisons d'une telle haine, nous les expliquerons plus tard.  En attendant, Ichigo semblait peu enclin a aller dans la chambre de la demoiselle, garçon oblige. C'était nul toutes ses conventions sociales pourris. D'ailleurs, ce dernier avait eu une forte réaction quand la jeune fille se déshabilla. Il ne s'était pas rincé l'oeil, comme l'aurait pensé la FullBringer. Non, il avait fait son gentil garçon prude. Une réaction aussi enfantine fit pousser un soupir a Ratie. Fin prête, elle mit un peu de musique avant de poser ses questions de but en blanc. Après une remarque acerbe de l’adolescent sur le surnom qu'elle avait employé, il finit par vider son sac. Tant mieux, il avait parlé sans détour. Une qualité que la foudre appréciait au plus haut :

Bon… J’me répéterai pas parce qu’il y a long à expliquer, alors ouvre tes oreilles. Les Fullbringer sont des humains comme toi. Ils peuvent distinguer les âmes et ont la capacité de pouvoir agir sur l’âme des objets en l’extrayant et pouvant la manipuler à leur guise. Comme ça, ils peuvent par exemple rendre une surface liquide plus dure pour pouvoir se tenir dessus, comme sur de l’eau. Mais, chaque Fullbringer possède un objet ou un type d’objet qui leur est précieux et dont ils en tirent chacun un pouvoir unique à eux et à l’objet. Ils donnent tous un nom à leur capacité propre. Toi, j’en sais rien si t’as aussi filé un nom à ton Fullbring. T’as un lien étroit avec la foudre, mais jusque là, je t’ai pas vu utiliser quoique ce soit pour t’en servir, c’est que ça vient directement de toi. Mais, j’imagine que tu possèdes aussi un objet de prédilection pour exercer ton pouvoir, nan ?

Que d'infos ! Elle savait bien sûr ne pas être la seule avec ce pouvoir, c'était évident. Mais pour l’appellation en revanche, elle n'en savait rien. Tout au long de son explication, le visage du canon électrique n'avait pas bouger d'un iota. Tel l'immuable Acala déversant son feu purificateur, elle gardait son calme en toutes circonstances.

-Ouais c'est vrai. J'utilise des pièces de monnaies que je propulse avec un système semblable au Railgun, une arme expérimental. Ça permet de faire le rayon-laser avec lequel j'ai détruit l'autre tâche.

Une petite précision était toujours le bienvenue. Mais le plus intéressant était la suite, sans nul doute. En effet, qui aurait prédit tels paroles de la part d'un adolescent tout ce qu'il y a de plus "normal" ?

Tu m’as demandé ensuite pourquoi j’étais sous forme d’âme en portant des fringues de samurai. Je dois dire que ça m’a surpris. T’as donc jamais vu de Shinigami jusque là. Enfin, vas pas croire que j’ai clamsé. Je possède des pouvoirs de Shinigami et je peux donc quitter mon corps sous forme spirituelle et y retourner ensuite…

… Et un Shinigami, c’est une âme humaine qui possède comme toi du reiatsu. Ils ont pour job de protéger les bonnes âmes qu’on appelle « Plus », ainsi que les vivants en fracassant les Hollows, les trucs dégueulasses, comme tu dis, que t’as déjà croisé plusieurs fois. Plus exactement, ils les purifient, à l’aide de leurs Zanpakutô, pour qu’ils puissent redevenir des Plus et rejoindre la Soul Society, le paradis grosso modo.


Shinigami ? Dieu de la Mort donc ? On pouvait dire qu'on allait de surprise en surprise aujourd'hui. Elle avait en face d'elle un Dieu. N’importe qui serait impressionné, voir effrayé. Après tout, ce n'était pas tout les jours qu'on rencontrait une entité divine. Et le nom de ses machins, Hollows donc. Bien, c'était plus simple comme ça. Elle n'aurait plus à leur donner de sobriquets débiles. Il continua ses explications sur ce qu'était un Zanpakutô :


C’est mon propre Zanpakutô, Zangetsu. Ils ont tous un nom et ont tous un pouvoir unique. Leur esprit réside dans l’âme de son Shinigami.

Je crois avoir fait le tour, à moins que t’ais encore des questions ?



Pauvre Ichigo. Si seulement il savait la réaction qu'allait avoir la FullBring. Il n'aurait sans pas donné de tels informations. Désormais, les yeux de la brunette brillaient comme ceux d'un enfant a qui on avais promit une visite au parc d'attraction. Elle ne pouvait retenir l'exclamation de joie qui parcourait tout son corps. C'est donc d'une voix beaucoup plus enjouée qu'à l'ordinaire qu'elle prit la parole :

- C'est la classe ! J'aimerais en avoir un de Zanpakutô. Dis dis Kurosaki ! Comment on fait pour en avoir un. J'aimerais trop en avoir un ! C'est comme un confident et un meilleur ami ! Allez, dis moi Kurosaki s'il te plaîiiit.  Peut-importe ce qu'il faut faire, j'en veut un !

Et quand Ratie avait une idée derrière la tête, c'était mission impossible. Aucune chance d la faire changer d'avis. Elle voulait avoir un Zanpakutô. Et elle l'aurait ! Assurément. Foi de Shindô. Alors qu'elle implorait du regard le Shinigami Daikô, on entendit un bruit sourd au rez-de-chaussé. C'était encore la servante... elle pouvait pas se retenir trois secondes non ? Finalement, Ratie se calma et expliqua platement ce quelle faisait :

- Elle a essayé de gauler la banque d'angleterre avec une histoire d'action bidon. Malheureusement, mon père, du temps où il était vivant avait eu pitié d'elle. Résultat il l'as engagée et as payée une caution. Elle avait même essayée de s'approprier Père au détriment de Mère. Là elle est encore en train de trafiquer l'ordinateur qu'elle essaye de créer...

Voilà donc d'où venait cette haine qu'elle avait envers sa servante. Ce n'était pas très étonnant qu'elle ne la supporte pas si elle agissait comme ça. Maintenant, elle attendait patiemment les réponses du Shinigami.
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Ven 29 Aoû - 16:15




That's not possible


Le Shinigami Daikô avait été direct et franc. Il avait déballé des informations de but en blanc, sans mâcher ses mots. L’air de rien, il en avait beaucoup dit. C’était loin d’être tout, mais c’était déjà plus que pas mal. Il savait de quoi il parlait, depuis le temps qu’il était au courant de tout le système autour des âmes et des êtres dotés de reiatsu avec tout ce qu’il avait vécu. En plus que c’était Kuchiki Rukia qui avait commencé à l’initier à ce savoir avec ses dessins mignons, mais boiteux pour lui. Alors, autant qu’il fasse partager ce qu’il savait avec ceux qui ignoraient tout et qui étaient pourtant exposés à ces histoires de part leurs capacités. Ainsi, l’adolescent accomplissait sa bonne action de la journée. Bien sûr, il ne pensait pas les choses de cette façon. Il aimait avoir le sentiment d’aider et de rendre service aux autres, il n’agissait pas ainsi uniquement pour se donner bonne conscience.

En tout cas, la lycéenne était restée silencieuse et toute ouïe durant les prises de parole de son interlocuteur. C’était déjà un bon point, il n’avait pas parlé dans le vent et les choses dites avaient intéressé la jeune fille électrique. Elle avait donc répondu à la première réplique bourrée d’informations sur les Fullbringer, mettant fin à certaines interrogations qu’avait le rouquin. La puissante attaque qu’elle avait lancée contre le Hollow était donc une reproduction du système du Railgun, une arme militaire expérimentale encore trop instable pour être véritablement utilisée. Effectivement, les soucis de cette arme étaient les moyens à mettre en œuvre pour que le système fonctionne ainsi que la puissance et la trajectoire du tir difficilement maîtrisables. Cependant, la puissance du procédé restait redoutable et destructrice. Ratie avait réussi à mettre au point une technique reprenant ce système juste avec une pièce de monnaie et son corps qui générait le magnétisme pour la propulsion. Ce fut là qu’Ichigo eut mieux compris pourquoi elle avait été trop radine pour s’acheter la boisson avec son argent de poche. Les fameuses pièces servaient plutôt à envoyer l’attaque de prédilection. L’arnaque était déjà un peu plus compréhensible aux yeux du roux, même si cela restait un délit. De plus, il s’était aussi rendu compte que, quand même, même si elle avait été livrée à elle-même tout ce temps en étant au courant de rien, elle avait quand même pu maîtriser seule son pouvoir et mettre au point une technique originale et non négligeable en puissance. C’était une chose très louable.

Il avait continué en expliquant la raison de sa forme spirituelle, ce qui avait justifié le fait qu’il arborait un shihakushô, et avait parlé dans l’élan des Shinigami, des Plus et des Hollows avec globalement le fonctionnement qui allait avec, le tout en bref résumé. Avec de telles révélations, il y avait de quoi tomber de haut. Apprendre du jour au lendemain tout ce bazar et que son camarade de classe n’était pas si « normal » que ça était quand même quelque chose, Ichigo en était conscient.

Il en était venu ensuite à expliquer ce qu’était un Zanpakutô, vu qu’il l’avait mentionné. Il avait en gros anticipé une éventuelle question sur le sujet pendant qu’il y était. Par contre, il ne s’était pas douté une seule seconde sur l’instant qu’expliquer ce dernier point sans donner de détails plus précis allait être une belle connerie de sa part. En effet, cet air stoïque et attentif qu’exprimait son partenaire de discussion laissa à ce moment voir un regard émerveillé et une émotion beaucoup plus enthousiaste. Ca sentait un petit peu la merde, le lycéen pressentit un truc. Son instinct ne faisait pas fausse route. La foudre ambulante avait flashé sur l’arme qu’était un Zanpakutô et exprima vivement l’envie d’en posséder un, allant jusqu’à supplier la tête en feu. Il écarquilla les yeux de surprise devant ce désir on ne peut plus expressif. Elle le fixait avec des yeux l’implorant, mais, que pouvait-il faire ? Rien du tout. Elle ne pouvait tout simplement pas en avoir car un Zanpakutô n’était pas une simple arme que l’on pouvait se procurer comme une vulgaire arme blanche, à moins qu’elle ne devienne un Shinigami et ça serait vraiment très compliqué. Elle ne le pouvait pas. Enfin, si, c’était possible, mais il fallait de nouveau faire face aux lois de la Soul Society sur le sujet. Il était interdit de transmettre des pouvoirs de Shinigami à un Humain. Ichigo avait déjà eu assez affaire à ça, il était bien placé pour savoir que c’était la galère. Inutile de demeurer têtu et de le supplier pour en devenir un, c’était hors de question d’avance. Au pire des cas, l’échappatoire serait que la jeune Shindô crève, devienne une âme, rejoigne la Soul Society, intègre l’académie Shin’ô et devienne un dieu de la mort par ce moyen. Sans déconner, il ne fallait pas pousser le bouchon aussi loin pour un tel caprice. Donc, pour répondre aux exigences de la brunette, c’était mort. Il n’y avait pas d’autre moyen d’obtenir cette lame en plus, c’était comme si un Shinigami venait lui demander de lui faire apprendre le Fullbring. Ce n’était pas possible non plus. Pour avoir un exemple plus simple et concret, on ne pouvait pas apprendre à un chat à voler… A moins de lui donner un coup de pied au cul pour qu’il décolle ? Non, sans rire.

Dans cette optique, il était enclin à lui répondre négativement. Il voulait bien faire tout ce qui était en son pouvoir pour l’aider, mais, comme tout le monde, il avait ses limites. Il afficha alors une expression faciale plus sérieuse et ferme, indiquant que sa décision était sans appel. A cet instant, un bruit sourd fit irruption à l’étage du dessous, cassant l’ambiance du moment dans la salle. L’adolescent sourcilla et détourna alors son regard vers la porte de la chambre par réflexe, interrogatif quant à ce qui avait pu provoquer ce bruit suspect. La Fullbringer reprit alors la parole et au ton qu’elle employa, elle était apparemment bien calmée. Elle capta de nouveau l’attention du jeune homme en concédant les raisons de sa haine envers la servante et que c’était cette dernière qui était à l’origine de ce vacarme au rez-de-chaussée. Une fois de plus, le rouquin comprit mieux les choses, notamment le fameux motif de cette attitude dure envers la domestique. Ce que Ratie avait raconté n’était pas ses oignons, certes, mais, au moins, il pouvait cesser de penser certaines choses à propos de cette manipulatrice de l’électricité. Elle n’était sans doute pas toujours une chipie infecte, elle avait ses raisons pour l’être avec l’autre fouineuse qui cafouillait à l’ordinateur pendant qu’ils parlaient. Le Shinigami Daikô n’était pas du genre à mettre son nez dans les affaires privées des autres, aussi, il préféra mettre le sujet sur l’autre sorcière de côté pour reprendre le fil principal de la conversation, faisant quand même sous-entendre qu’il comprenait les sentiments de la Shindô.



Je vois le genre… Mais bon, pour répondre à ta demande, c’est impossible que tu puisses avoir un Zanpakutô. Tu n’es pas une Shinigami et faut l’être pour en posséder un. La raison est qu’un Zanpakutô vient de l’âme du Shinigami.


Il réalisa une courte pause. Il pensait avoir fini de répondre, mais il reprit vite la parole en anticipant une nouvelle fois une potentielle demande de la Fullbringer.



Et d’ailleurs, ça sert à rien de me demander si tu peux en devenir un, c’est impossible aussi.


Encore une fois, il ne s’était pas étalé sur les explications. Il ne voyait pas l’intérêt de rabâcher de A à Z le pourquoi du comment. Tout ce qu’elle avait à savoir, c’était l’impossibilité d’accéder à sa demande, c’est tout. Il était prêt à faire face à un entêtement et à des caprices éventuels, il ne pouvait rien faire pour elle. Son air intransigeant laissait sentir cela. Il n’avait pas expliqué les raisons de l’impossibilité de devenir une Shinigami parce qu’il pensait qu’elle aurait probablement bien été capable de le forcer à faire une belle entorse à la loi en disant par exemple « ils en sauront rien » ou « c’est pas grave », mais, rien ne passait inaperçu pour le Gotei 13 et la sentence de l’affront était impitoyable. De plus, il était loin de juger la jeune fille capable de se suicider pour arriver à ses fins. En revanche, Ichigo n’était pas à l’abri de la question qui tuait : « pourquoi ? ». Il pouvait encore y échapper, mais, si elle venait à insister en lui soumettant cet unique mot, il allait sans doute être contraint de tout lui déballer.

Enfin, il ne rajouta rien de plus et attendit la réplique de Ratie, comme prêt à l’écouter et à continuer de l’aider en l’informant, chose qu’il s’était engagé à faire de son plein gré et qu’il était déterminé à faire jusqu’au bout.


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Ven 29 Aoû - 20:46

Il ne pouvait pas répondre positivement à la demande de la brunette ? Pourquoi donc ne pouvait-elle pas avoir de Zanpakutô ? Certes, il fallait apparemment devenir un Shinigami pour en posséder un. D'ailleurs, une petite interrogation se fit sentir dans l'esprit de la FullBringer. Pourquoi ? Pourquoi son camarade de classe était un Shinigami ? Certes, il avait dût le devenir, mais comment ? Il n'avait sans doute pas suivis des cours pour ça. Elle finit par prendre la parole pour lui demander :

"Comment est-tu devenu un Shiniga...Non, attend ! Ne répond pas. Je vais essayer quelque chose...

Qu'allait-elle tenter de faire ? C'était bien simple. En fait, si on part de la théorie que le cerveau humain est un système quantique et qu'il fonctionnait par impulsion électrique, alors on pouvait d'une simple impulsion augmenter temporairement ses capacités de réflexions et de raisonnements. C'est comme ça qu'elle avait d'aussi bonnes notes en cours d'ailleurs. Mais ça, on s'en foutait. Elle fermât les yeux afin de se concentrer. Pour utiliser son Reiatsu afin de concentrer tout son pouvoir dans ses petites cellules grises. Ainsi, elle pourrait accéder aux quatre-vingt pour-cents de sa caboche afin de formuler une hypothèse. Toutes les connexions nerveuses se concentraient sur une seule pensée : Ichigo. Voyons voir. Il était le fils d'un médecin, avait deux sœurs. Il avait un pouvoir de Shinigami. La première question c'était quand ? Quand l'avait-il développé. Il avait commencé à sécher les cours en milieux de seconde, peu avant les vacances d'étés. C'était sans doute à ce moment-là qu'il les avaient obtenues. Un détail frappa alors l'adolescente. Normalement, elle n'aurait pas dût s'en souvenir. C'était impossible mais... Rukia Kuchiki ? Certes, tout le monde la connaissait, cependant...

Kuchiki avait agis de manière étrange dès son arrivée, toujours fourrée avec Ichigo qui plus est. En plus, ils avaient agis bizarrement durant le speech de l'autre débile dans l’hôpital. Finalement, elle était partie on ne sait ou et Ichigo avait été introuvable... Oui, ça se tenait. Maintenant, la dernière clé c'était... oui. C'était ça. Un sourire serein s'était dessinée sur son visage.

Corrige moi si je me trompe mais... en seconde, un Shinigami est apparut devant toi. Pour une raison X ou Y il t'as transféré ses pouvoirs. Tu est donc ainsi devenue Shinigami. Et si tu me dit que c'est impossible c'est sans doute parce que... quelqu'un ou quelque chose l'interdit non ? Et donc t'as été embarqué dans une galère pas possible mais qui au final s'est calmée ? D'ailleurs... ce ne serait pas... Comment s'appelle-elle déjà ? Kuchiki ? Kuchiki Rukia ? J'ai raison Ichigo ?

Vlan ! Elle avait raison sur toute la ligne, même concernant Rukia. C'était à la fois impressionnant mais également... un brin effrayant ? C'était fou ce qu'on pouvait faire juste en faisant joujou avec électricité. Bien sûr, elle n'était pas sûr a cent pour-cents d'elle. Il restait quelques parts d'ombres, mais bon.

En tout cas, si c'est ça, je dois dire chapeau ! Sans mes pouvoirs électriques qui ont fait marchés a plein régime mes neurones, j'aurais pas trouvé. Bon, au moins je suis fixée, pas envie de me retrouver avec une bande de cas sociaux qui me pourchassent sans arrêt. Ça a dut être le bordel non ? Ichigo ?

Ichigo ? Depuis quand l'appelait-elle par son prénom ? En fait, c'était assez simple. Si une personne était dans l'estime de l'adolescente, nulle convention sociale. Elle se contentait de les appeler par leur prénom. Et autant dire que le rouquin avait hautement grimpé dans son estime. D'ailleurs, qu’allaient-ils faire maintenant ? Il restait encore pas mal de temps avant le couché du soleil et le Daikô n'avait pas l'air d'avoir de questions particulières... Que faire ? Après quelques secondes d''intenses réflexions, une étincelle se fit voir sur l'une de ses mèches. C'était le signal comme quoi elle était prêt à en découdre.

Je peut te demander un truc ? Taper sur des Hollows, c'est bien gentil mais... si je me retrouve face à quelque chose de plus coriace, je risque de perdre, faute d’expérience. Tu pourrais m'entraîner un peu le soir après les cours ?

C'était le ton d'une demande polie et soignée. Elle n'avait pas vraiment envie de se prendre un râteau sur ce coup-là. Bah, au pire elle pourrait toujours le menacer de dévoiler son secret...
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Sam 30 Aoû - 17:04




Stop to talk, go to practice


Il pouvait s’attendre à pas mal de questions diverses et variées venant de Ratie. Il en avait déjà anticipé pas mal et était prêt à répondre à d’autres. Il venait de prononcer certaines impossibilités à la demande de l’adolescente, alors, il était évident qu’elle n’allait pas en rester là pour les interrogations. D’ailleurs, avec ce qu’il avait dit et l’envie certaine qu’elle avait d’obtenir ce qu’elle voulait, il s’attendait à une réaction plus ou moins impulsive. Pourtant, non, ce ne fut pas le cas. La Fullbringer était plus sage et réfléchie qu’elle en avait l’air. Elle avait repris un certain calme et ses lèvres se desserrèrent pour enchaîner sur la discussion. Elle commença donc un début de question que le Shinigami Daikô se doutait d’avoir à faire face. Il était déjà à même d’aussitôt donner les explications. Après tout, il ne voyait pas pourquoi il devrait cacher ces choses-là à une Fullbringer qui devait déjà connaître pas mal de choses sur lui, en plus qu’elle ne s’était pas gênée de dévoiler des affaires privées et familiales à lui, un simple camarade de classe qu’elle n’avait jamais trop abordé auparavant. Pour qu’une certaine confiance puisse s’installer, il fallait bien un renvoi d’ascenseur. Pourtant, Ichigo n’était pas le genre de type à parler de lui, mais, en l’occurrence, ce qu’il voulait dire lui paraissait assez nécessaire et il n’y avait rien de trop privé. Seulement, elle s’interrompit vivement d’elle-même avant de finir sa question, venant à surprendre le rouquin. Elle voulut essayer quelque chose, sans dire quoi. La jeune fille se contenta de faire silence et de fermer les yeux.


Qu’est-ce que tu comptes faire ?


C’était prévisible qu’il demande une telle chose. Elle avait juste exigé d’attendre et elle avait voilé son regard. Mais, il n’obtint aucune réponse. Elle restait de marbre avec une mine concentrée. Était-ce une sorte de réflexion intense ? Vu qu’elle s’était stoppée dans sa question, sans doute qu’elle essayait de trouver les réponses d’elle-même sans son aide. Le roux se tut alors, se disant simplement qu’elle pouvait toujours courir pour comprendre d’elle-même les choses. Il savait lui-même que son cas était compliqué et qu’il avait vécu des événements tout aussi compliqués. Il croisa de nouveau les bras en signe d’attente, avec un soupire assez long et profond, sans pour autant être exagéré. La patience n’était décidément pas son fort.

Le jeune Kurosaki était de ceux qui montraient de l’assurance, il était certain qu’il patientait pour rien. Comment elle pouvait trouver les réponses toute seule alors que, jusque là, elle ne savait même pas ce qu’était un Shinigami, par exemple ? Il la laissait quand même chercher, mais ça se voyait à sa tête que ça l’ennuyait. Les secondes étaient longues, surtout pour un impatient tel que lui. Il ne se contentait pas de l’observer rester immobile, il jeta plutôt un œil par la fenêtre en constatant que le ciel se teintait peu à peu d’orange. La nuit tombait tout doucement et cela vint à s’ajouter à sa lassitude. Ses pupilles bordées d’iris noisette se posèrent de nouveau sur son interlocutrice, voyant à ce moment un sourire se dessiner sur son visage, laissant sentir une certaine impression d’évidence et de victoire. C’était le genre d’expression que pourrait avoir un détective trouvant la solution d’une énigme.

En effet, la comparaison était bonne, même parfaite pour la situation. La tirade qu’elle lança fit fortement écarquiller les yeux de notre jeune homme. De quoi devait-il être choqué ? Du fait qu’elle avait grillé une bonne partie de son passé d’élève de seconde ou du fait qu’elle avait une capacité intellectuelle effrayante ? Comment avait-elle pu déduire tout cela avec juste ce qu’elle savait ? De plus, en quel honneur se souvenait-elle de Rukia ? L’outil de remplacement mémoriel était si foireux face aux êtres dotés de reiatsu ? En plus, il devait aussi s’étonner de la manière dont elle s’était adressée à lui. Soudainement, Ratie l’avait appelé par son prénom. Passer du nom au prénom d’une réplique à l’autre, cela ne pouvait en aucun cas laisser indifférent. Comment ça se faisait qu’elle avait changé aussi vite de considération pour lui ? Bordel, que s’était-il passé dans le crâne de cette fille ?! Le rouquin était à des kilomètres de penser qu’elle était capable de stimuler son cerveau pour le pousser à son plein potentiel à l’aide de quelques impulsions électriques entre ses cellules grises. Non, il demeurait interloqué, interloqué de se rendre compte qu’elle avait pu retracer le scénario de ce qu’il s’était passé, pour que tout commence pour lui…

Il décrispa cet air choqué qu’il avait pour relativiser. Il le put, car la brunette avoua comment elle avait pu venir à ces déductions. Les capacités qu’elle possédait étaient vraiment remarquables… Son don de la foudre lui permettait non seulement d’attaquer, mais aussi d’avoir un coup de pouce dans sa vie de tous les jours et de pouvoir réfléchir de manière extraordinaire. Finalement, il sut pourquoi elle avait d’aussi bonnes notes en cours, elle avait dû cartonner à l’examen semestriel de ce matin. Sans doute qu’elle avait aussi des capacités de déplacements spéciaux. Elle était décidément très intéressante comme Fullbringer. Elle demanda enfin si ça avait été pénible d’endurer ces faits et Ichigo voila son regard en inclinant le menton à ses dires, acquiesçant finalement. Il devait forcément concéder.



Ouais, ça l’a été. Plus que ce que tu peux imaginer. Mais, je dois apporter des précisions à ton exceptionnelle déduction, Ratie.


Il s’était permis de l’appeler aussi par son prénom, comme pour faire savoir qu’il acceptait le fait qu’elle s’adresse à lui ainsi et aussi son envie d’en faire de même avec elle. La tête de hérisson se plaisait à casser les barrières sociales et les conventionalités autant qu’il le pouvait, selon sa considération pour la personne. Autant savoir qu’il commençait un peu à apprécier la fille électrique.

Suite à sa précédente réplique, il accentua un peu son air sérieux après avoir de nouveau dévoilé ses iris marrons, parce qu’il ne balançait pas ce genre d’information à tout le monde. Mais, la laisser dans ce flou le foutait mal à l’aise, car, l’air de rien, la déduction déclarée pouvait amener à un certain malentendu. C’était ce fameux malentendu qu’il voulait anéantir.



Si je possède des pouvoirs de Shinigami, ce n’est pas uniquement grâce à Rukia, car, depuis, j’ai perdu les siens. En fait, elle a permis l’éveil de ceux que je possédais déjà… Parce que mon père est un Shinigami.


Quelques zones d’ombre étaient maintenant éclairées. De toute façon, pas mal de personnes étaient déjà au courant de ça. Tôt ou tard, la Shindô se serait aperçue du cas de son père. De plus, le lycéen devait préciser que les capacités qu’il possédait à présent étaient bien les siennes et pas celles qu’on lui avait conférées. Kuchiki Byakuya s’était bien chargé de lui faire perdre ce qu’il avait reçu de la Shinigami devenue Fukutaichô.

Le temps passait, la nuit n’était pas encore tombée. La chambre baignait dans la lumière des cieux petit à petit gouvernés par cette couleur chaude qu’était l’orange, épousant parfaitement la chevelure du Shinigami Daikô. Regardant de nouveau par la fenêtre d’un coup d’œil discret en coin, il prit la décision de quitter les lieux. Aussi, il se leva de table en empoignant le manche de son imposante arme, voulant en même temps s’adresser poliment à Ratie.



Bon, je pense que ça sera tout, je vais-


Après une petite étincelle bien fugace sur l’une des mèches brunes de la lycéenne qui attisa la curiosité du grand échalas, elle vint à lui couper la parole. Elle lui soumit une nouvelle demande, une demande toute particulière. Le genre de requête tout à fait accessible pour Ichigo. La Fullbringer souhaitait se préparer face à l’éventualité de tomber sur un adversaire plus puissant que le simple menu fretin qu’elle avait déjà rencontré dans les rues de Karakura. Pour se faire, elle voulait l’aide du rouquin pour qu’il l’entraîne un peu le soir après les cours. Il plongea son regard intense dans ces iris d’onyx noir qui le fixait en attente d’une réponse, chose qu’elle espérait positive, ça se sentait. Cette envie de progresser et de gagner en force, il était très bien placé pour comprendre ça, même si, pour lui, la force n’était qu’un moyen pour pouvoir protéger les autres.

L’adolescent redressa son Zanpakutô encore couvert de son ruban et le replaça dans son dos, bien accroché à la sangle rouge qui lui barrait le tronc de l’épaule droite jusque la hanche gauche. Il posa ensuite ses mains sur ses hanches, faute de ne pas avoir de poches sur son kosode ou sur son hakama.



Ça peut se faire. Je suppose que t’aimerais commencer ce soir même, n’est-ce pas ?


Il y avait encore du temps avant qu’il ne fasse noir dehors et il avait bien lu dans son regard l’envie d’en découdre. Seulement, il ne fallait pas qu’elle s’attende à un vrai affrontement, mais plutôt à un enseignement. En effet, la tête en feu ne dressait jamais sérieusement sa lame devant quelqu’un s’il n’y avait pas de réel enjeu avec un danger imminent, un enjeu comme une personne présente à couvrir. Par contre, il allait pouvoir lui faire profiter de ce qu’il savait, ayant pas mal d’expérience grâce aux combats qu’il avait déjà menés.


On devrait pouvoir trouver un endroit tranquille pour ça, à la périphérie de la ville.


Il alla vers la fenêtre de la chambre et l’ouvrit, sans demander la permission de la propriétaire. Le vent, particulièrement doux et léger, vint à s’engouffrer dans la pièce, venant à remuer les mèches orangées de celui qui mit un pied sur le rebord. Il mit fin à sa propre réflexion sur l’instant.


Rendez-vous à Kinogaya, tout au sud de la ville, près des ruines du building Sukari. Je t’y attendrai.


Sur ces mots, il usa d’un shunpo, disparaissant instantanément de la vue de Ratie. La destination n’était vraiment pas loin du quartier où résidait la famille Shindô. Il avait fait exprès de choisir ce coin car cela allait être leur point de rendez-vous quasi quotidien. Il allait attendre de pied ferme la brunette sur un terrain vague, situé près des ruines d’un ancien immeuble. Un coin très peu fréquenté…


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