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 [Flash-Back Yuma Aoi] The hunger in your heart
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Mar 8 Aoû - 1:17




C’était il y a un an et demi, en plein été…

La jeune fille avait eut le meilleur réflexe qui soit. Sentant une fragilité dans sa respiration, alors qu’elle revenait d’une longue promenade forcée en ville – voir par ici qu’elle avait trouvé un glacier puis s’était perdue sur le chemin du retour – elle s’était précipité dans sa salle de bain afin de remplir à nouveau sa boite de médicament pour son cœur si rapide… Mais la boite était vide… Et aucun cachet capable de tranquilliser son rythme cardiaque n’avait été avalé de la journée. C’était là son plus gros problème depuis qu’elle était arrivée ici. Elle avait tendance à en oublier sa faiblesse pourtant si violente, et elle ne faisait plus autant attention à ce qu’elle faisait. Certes, elle n’avait plus d’Opéra à préparer durant 6 mois sans pause, et elle ne dansait plus autant qu’avant, mais chaque effort était un combat contre son cœur récalcitrant. Et elle s’était décidée à vivre heureuse aussi longtemps qu’elle le pourrait, oubliant ainsi sa maladie, avec l’espoir qu’ainsi, cette dernière disparaitrait à jamais de sa personne. C’était un espoir vain, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher…

Affolée malgré elle, elle avait finit par concéder à son esprit pratique, et la brune avait appelé les urgences de l’hôpital de Karakura. Même si l’endroit était une véritable hantise, elle n’avait pas la force de se rendre à pied à la clinique Kurosaki, et plus elle bougeait, plus son cœur s’affolait. C’était douloureux, et surtout, une sensation qu’elle ne voulait pas ressentir de nouveau. La douleur démarrant dans le creux de sa paume gauche, puis s’étendant petit à petit dans son bras sans qu’elle ne puisse rien y changer, et ce pic intense de douleur la frappant au milieu de la poitrine avec, pour réponse, un choc électrique dans tous le corps… Puis l’air qui lui manquait… Toute cette horreur qu’elle connaissait cependant par cœur, ce qui était chose totalement anormale pour une adolescente de 15 ans… le plus douloureux était de se dire qu’au prochain véritable infarctus … Personne ne prendrait la peine de la réanimer car jugée trop fragile pour les défibrillateurs.

Elle pouvait mourir, et personne ne s’en occuperait…

Refroidie par cette constatation, et son état critique, la demoiselle attendait avec un petit sac, sur les marches de son immeuble, une main sur le cœur tandis qu’elle comptait ses gammes avec lenteur dans sa tête. Tous les prétextes étaient bons pour se calmer. Dire qu’elle n’aimait pas ce monde… Cette vie non plus. On lui reprochait toujours tout… son existence, son absence de rôle, puis son rôle choisit, et ainsi de suite. Même sa tante lui reprochait sa maladie, comme si elle y pouvait quelque chose… Et plus encore, on avait tenté de lui cacher son propre état, comme si elle n’était pas capable d’assumer ce genre de chose. Si elle pouvait assumer la haine de tout un clan à son égard pour sa naissance imparfaite, alors savoir que sa vie serait courte et probablement dénuée de véritables aventures ne la blesserait pas d’avantage.

Non, ça ne la blesserait pas, ça la rendrait juste amère… Toutes les personnes de son âge avaient le droit de vivre et elle… Elle non. Si la haine était restée dans le clan, déjà, cela aurait été mieux, mais ses camarades d’écoles avaient vu dans sa faiblesse un moyen de l’écraser, et la solitude avait alors été sa seule compagne. Dans un soupir douloureux qui crispa tout son cœur, elle tenta de changer de fil de pensée. La vie était injuste ! Pourquoi s’acharnait-on sur elle ? Qu’avait-elle fait à Bouddha pour qu’il veuille détruire le peu d’amour qu’elle demandait ? Pourquoi voulait-il réduire à néant ses chances d’avoir un jour une famille, des amis, et de simplement vivre ? N’était-ce pas déjà assez complexe de naitre sans famille aimante et de devoir agir comme une adulte alors qu’elle n’avait que dix ans ? Non, il fallait en plus qu’on lui force la main et qu’on lui montre à quel point sa vie sera courte et misérable… Dans le sens social évidemment, vu la fortune qui emplissait ses comptes bancaires…

L’ambulance finit par arriver, et on la fit monter avec un masque respiratoire afin de l’aider sans son œuvre d’accalmie. Le trajet lui parut très long, et les gens qui s’occupaient d’elle fade et froid… C’est arrivé à l’hôpital et déposé dans une chambre avec une perfusion de son tranquillisant que l’ont put constater qu’elle contrastait plus que fortement avec le reste de ce monde. Si les patients normaux affichait un air morne léger et portait des chemises à rayures claires, elle détonait par son style et son regard glacial à l’attention de tous. Vêtue d’une petite robe en décolleté de cœur bleu ciel sous un gilet blanc en laine fine à motif floraux, par-dessus des bas de dentelle blanche se terminant sur des escarpins bleu nuit très haut. Sa chevelure chocolatée était remontée sur deux chignons serrés dont le reste de la chevelure ressortait sous un cercle de perles blanches. Elle n’avait pas l’air d’une adolescente mais d’une jeune femme blasée et colérique…

Bouddha qu’elle haïssait ces endroits. Tous les hôpitaux, tous ces endroits si froids et immondes qui n’avait plus d’odeur ni de couleur, qui ne montraient que la mort et la violence de la vie avec ceux qui naissaient trop fragiles et malchanceux…Dans la chambre qu’on lui avait attribué pour la forme, on s’activait. Elle n’était pas n’importe qui après tout… Mais cela ne voulait pas dire qu’elle acceptait leur jugement. Ils avaient regardé son dossier et avait simplement secoué la tête comme si tout était déjà fini. Et ça… ça, ça lui avait mit la boule au ventre au point qu’elle en eut envie de vomir… Elle avait alors attendue qu’ils quittent la chambre en murmurant entre eux, non sans lui faire comprendre qu’elle restait en observation quarante-huit heures, et une ou deux minutes à peine après cela, elle avait quitté elle aussi la pièce, entrainant sa poche médicamenteuse sur un trépied pour s’éloigner du second étage… Le cœur douloureux, le souffle court et le pas lent, elle n’alla pas vraiment très loin, juste assez pour atteindre l’ascenseur et descendre d’un étage…

Assise devant une table de la cafeteria de l’hôpital, contre la fenêtre, elle ne regardait même pas le gâteau au chocolat qui se trouvait sous ses prunelles saphir, non, elle ne regardait rien de tout cela… Elle réfléchissait. Oh n’allez pas croire qu’elle était comme toutes ces adolescente qui, dés qu’elles se plongeaient dans leurs pensées, imaginaient le prince charmant, leur futur mariage, ou encore la superbe vie de famille qu’elles auraient plus tard. Non. Elle était loin de toutes ces fioritures. Déjà, parce qu’elle n’avait aucun lien avec qui que ce soit, à part sa tante qui lui reprochait son existence, et ensuite, parce qu’elle était cliniquement mourante. Non… Elle pensait à quelque chose de beaucoup plus important…

Comment sortir d’ici sans éveiller de soupçons…



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Mar 8 Aoû - 12:13



Encore une journée de plus, avec ce plafond affreusement blanc..Tout ce qu'il savait, c'était qu'il rentrerait d'ici quelques jours. Sa jambe le tiraillait encore et par moment,il avait la sensation qu'elle était encore là.. se surprenant a y glisser une main hasardeuse... pour n'y rencontrer que des draps. Désillusion.. comme chaque matin. Une douleur bien plus vive encore que ce qu'il avait pu ressentir le jour même  de sa course inachevée.  Son regard  vert préférait ne pas même fixer le résultat de tout ceci.. Tout  n'était que routine... bientôt, une infirmière allait lui apporter son  petit déjeuné.. le type à ses côté va encore lui parler de sa carrière de catcheur..proférant qu'un jour il reprendrait... ben voyons.. en étant paralysé des jambes ? Les médecins avaient été clair pourtant et Aoi en avait été témoin, feignant de dormir, à ce moment précis.  Pourtant cet homme se raccrochait à son rêve. Devrait il en faire autant ?.. pour avoir encore et toujours cette désillusion ? Comme il le voyait chaque matin ?? Iie, le blondin ne voulait pas de cela. Il voulait affronter, tel Paul Atreides face au Shai Hulud.  Toujours à demi allongé, Aoi tourna son visage vers son livre qui était sur la table de chevet. « L'empereur Dieu de Dune » … il fallait qu'il lise la suite.. mais sa mère lui avait promit de les lui passer, une fois qu'il serait à la maison. Une manière de l'encourager à tenir encore.. Il fit une moue désabusé devant cette pensée, alors qu'il  se redressait un peu pour se saisir de l’œuvre. Son marque page était toujours là.. enfin.. un marque page. C'est beaucoup dire, c'était plutôt un porte clef en forme de vague de sable.  Un présent de son père. Un rappel de ce qu'il était avant.. un coureur.  Cela faisait bientôt une semaine, et le garçon se refusait de tirer un trait sur ces fameuses dix secondes. Il n'acceptait pas les faits. Mais pourrait on le lui reprocher ?  Cette colère sourde qu'il possédait, avait fait en sorte qu'il repousse tout ses potes.. il ne voulait plus les voir.. aucun. Pourtant il y avait toujours cette fille qui venait.. malgré ses  humeurs. Dans un sens... il l'appréciait, mais il n'était pas en condition pour le reconnaître non plus.

Le soleil était là... la routine s'enclenchait déjà... l'infirmière se présenta dans la chambre.. apportant les repas, puis  elle s'occupa de son voisin afin de l'aider à se redresser et se vêtir.  Comme à son ordinaire depuis qu'il était ici, Aoi mangea peu, ce qui lui valait comme sermon qu'il guérirait moins vite. Mai sil n'en avait que faire, son rêve était aux oubliettes avec le reste de sa jambe. C'est taciturne qu'on le fit monter dans un fauteuil roulant, le poussant vers la salle de réduction.  Cela faisait déjà trois jours qu'il s'employait à apprendre à user du fauteuil, puis à se maintenir debout entre deux barres latérales, réapprenant le sens de l'équilibre. Parfois il était accompagner du fameux catcheur, qui lui devait carrément apprendre à se remettre en position assise de lui même et grimper sur le fauteuil. Malgré cette humeur de chien qui ne quittait plus le blondinet..il l'encourageait, comme le ferait n'importe quel autre sportif à un autre. Un naturel  qui peut être le poussera vers l'avant plus tard. Ses bras se tonifiaient déjà, bien que ce genre d'exercice, il allait devoir le pratiquer souvent chaque semaine dans un centre, tout en restant chez lui, et non plus ici. Puis alors, il allait devoir s'habituer au poids d'une prothèse qu'on lui louera, avant d'en posséder une véritablement pour lui. Aoi avait écouter le médecin sur tout ces points... sans être vraiment là.. comme spectateur. Une désillusion ?..

C'est transpirant qu'il quitta enfin cette salle des tortures pour se rendre dans la douche de la chambre. Il y avait tellement de poignées la dedans, qu'il ne risquait pas de tomber.. pourtant, il préférait encore s’asseoir sur le banc, histoire de soulager sa jambe porteuse.  Revêtant un t-shirt noir et un pantalon large, il savoura sa première journée sans intraveineuse. Il devait être midi à ce moment là.. et une fois de plus la routine fit qu'il dû resté dans la chambre pour manger à nouveau un plat... quelconque. Le Catcheur lui n'était pas encore revenu et c'est donc seul que le garçon mangea, tout en zappant sur la télévision, zappant sciemment les émissions de sport pour se concentrer sur un drama. Ses parents passeraient ce soir, et mine de rien cela le soulageait un peu, quand bien même il n'en disait mot.  Midi passa.....et le plateau fut embarqué, laissant un Aoi seul avec lui même..Et son livre. La lecture tuait le temps... et pourtant, l'envie de voir un peu autre chose que cette pièce se faisait de plus en plus sentir. Il n'avait plus d'entrave à son bras pour ce faire. Mais l'idée d'emprunté le fauteuil le rebutait. Pourtant Aoi n'aura pas le choix car on ne lui avait point encore donner de béquille.  Lorgnant l'engin un moment, le garçon fit encore une moue et finit par soupirer. Après tout, ici tout le monde était malade.. personne ne le jugera. Refermant son livre, il mit bien dix bonnes minutes  pour glisser sur le côté.... se retenant à la table de chevet et la table de soin, pour rester debout.. Inspirant sous l'effort, pour petit à petit , tout en se retenant  à son lit.. sautillant.. rejoindre l'objet de son désir. y parvenant enfin, c'est avec un soupire de soulagement qu'il se laissa tomber dedans et savoura sa victoire quelques secondes.

Puis enfin  le faisant rouler comme il l'avait appris, Aoi quitta les lieux, le livre sur ses cuisses, direction le milieu de l'étage afin de prendre l’ascenseur.  Il savait qu'en bas, il y avait une cafétéria, et......il avait faim le bougre. Peut être que la-bas la bouffe serait bien meilleur. Sans se soucier des regards des autres, les cheveux un peu en pagaille comme toujours, le garçon pénétra dans la cafétéria pour venir loucher sur les gâteaux... Sauf que bougre d'âne qu'il est... il avait oublié son porte feuille à l'étage. S'offrant une claque mental, Aoi voulu faire tourner son fauteuil sur lui même. Mais par manque encore de pratique.. il embarqua des plateaux propres derrière lui, ce qui fit un bon bruit des familles... Le garçon resta comme figé , face à sa bêtise.. se rendant alors compte  de la présence d'une jeune fille.. en face de lui....oups.......  



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Mar 8 Aoû - 17:23




Le regard azuréen précieux fixait avec insistance la grande baie vitrée de la cafeteria de l’hôpital. De là, on pouvait apercevoir la grande pente goudronnée des services d’urgences… C’était par là qu’elle était arrivée, et on ne regardait que très peu les entrées et les sorties, étant trop pressé… Snobant toujours sa part de gâteau au chocolat, elle réfléchissait. Si elle se débrouillait pour échapper aux infirmières qui la surveillaient dans le coin de la salle, elle pouvait passer par là et monter dans un des taxis qui faisait office d’ambulance pour la plupart des femmes enceintes du coin… Mais le plus compliqué était justement les infirmières… Elles étaient à l’étage terrasse de la cafeteria, et si elles bavardaient probablement aux sujets d’un quelconque interne mignons vu les ricanements intempestifs, leurs regards porcins étaient rivés sur eux, patients en attente de passion, de vie ou tout  simplement sortir d’ici. Et il n’y avait pas trente-six solutions pour ça… Soit on avait de la chance, et on pouvait quitter les lieux en parfaite santé, soit on était condamné à attendre ici… Et on ne ressortait que d’une seule manière…

Les pieds devant…

Cette pensée lui donna la nausée et couvrant ses lèvres d’une main, elle s’appliqua à retenir sa respiration et son calme. Elle n’était pas encore morte, il n’y avait donc pas de raison pour qu’elle se sente aussi mal, et puis… Il fallait qu’elle se concentre si elle voulait sortir plus tôt… De cet enfer personnel qui était le sien… Elle lorgna quelques secondes sur le gâteau devant elle mai secoua la tête, écœurée, avant de se redresser pour mettre son plan à exécution et quitter la zone. Mais tout ne se passa pas comme prévu. Non… Il y eut un grand fracas juste devant elle, et une dizaine de plateau encore humide vinrent s’écraser devant elle, l’empêchant de quitter sa place. Inutile de dire que ce fracas et ce désastre furent douloureux pour sa poitrine encore convalescente de la matinée à courir dans toute la ville. Naturellement, sa main vint s’apposer au niveau de sa poitrine, compressant sa peau sous cette dernière, c’était désagréable. D’où venait ce bordel ? D’un adolescent blond en fauteuil qui ne savait clairement pas s’en servir. Un boulet… Un futur cadavre… comme elle…

« T’es vraiment pas doué… » Simple remarque, donnée d’une voix fragilisée par la douleur…

Cela aurait put être mal prit, soyons réaliste, si cela venait d’une personne en parfaite santé… Mais ce n’était pas le cas de Mitsuki, qui avait une aide respiratoire planté dans les narines et un trépied avec une perfusion à coté d’elle. Cependant, elle avait, avec les autres patients, une grande différence. Une différence de taille, sans mauvais jeu de mot puisqu’elle n’était déjà pas grande, mais bien quelque chose qui émanait d’elle. Une haine viscérale qui se reflétait dans son regard pourtant si beau. C’était de la colère, de la douleur, un état qui semblait prendre possession d’elle à la vitesse d’un empoisonnement au mercure depuis qu’elle était arrivée ici. Elle secoua la tête, le pauvre bougre, il ne devait même pas être capable de manier son engin… Alors ramasser ce qu’il avait fait tomber… Probablement impossible.

Dans un soupir révélateur de son amabilité, elle se pencha, récupérant les plateaux vides qui étaient tombés pour les reposer sur l’établit de métal prévu à cet effet. Elle avait bien fait attention à sa perfusion dans la main, mais aussi à rester le plus lente possible dans son geste, afin de ne pas s’essouffler. Une fois terminé, elle se laissa retomber sur la chaise qu’elle comptait au départ, quitter le plus rapidement possible, comme si l’effort minime qu’elle venait de fournir l’avait achevé. Ce qui n’était, hélas, pas très loin de la vérité… C’est à ce moment là qu’elle posa réellement son regard sur le garçon… Probablement plus âgé qu’elle, il avait l’air d’aller  très bien dans son t-shirt noir malgré le fauteuil roulant, à part une légère dépression et…

Une jambe en moins…

Ahh… Elle fit la moue. Elle n’avait pas spécialement envie de parler à un estropié. Non pas qu’il ne soit pas méritant, mais elle commençait à en avoir marre des plaintes de tous les cotés… Une jambe en moins n’empêchait pas de bouger, de vivre, d’aimer… Rien que tout à l’heure, elle avait entendue une femme pleurer sur son bras cassé qu’elle ne pourrait rien faire et que sa vie était finie… Qu’est-ce qu’elle aurait dû dire, elle ? Elle dont la vie n’avait jamais véritablement débuté ? On la forçait à se battre pour avoir le droit de vivre, de penser, de rire, de sourire, de pleurer … On lui avait interdit d’exprimer la moindre émotion hormis sur scène, peu importe ce qu’elle vivait, on lui avait interdit de se plaindre, d’avoir des liens avec qui que ce soit, puisque de toutes façons, elle était vouée à mourir très tôt… Alors bon…

Puisqu’on lui rendait avec violence sa faiblesse dans le visage, elle s’était cantonnée à des peluches chez elle, et n’avait plus eut l’espoir de se lier avec qui que ce soit. Sa vie se résumerait à avoir une immense fortune, avoir été connue dans le monde comme une star inaccessible, être héritière d’une famille glaciale chinoise et mourir d’un infarctus violent sans raison dans un appartement, toute seule… Cynique ? Non… Juste blasée de tout ce qu’elle vivait… Cela ne faisait que six mois qu’elle avait emménagée dans l’ancien appartement de ses parents, et elle avait toujours, en travers de la gorge, le fait qu’on ignore royalement son avis sur sa propre santé. Qu’on la force à arrêter la seule chose qu’elle aimait dans cette vie infernale…

« Toi non plus, la vie t’as pas raté… » Put-on entendre de sa bouche à peine entrouverte, signe qu’elle était fatiguée… Pour quoi ? Un effort si minime que même des souris auraient put le faire… Déprimant…



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Mer 9 Aoû - 12:21



Voila c'était fait.. on pouvait qualifier tout ceci comme une entrée... uhmm fracassante ? Soupirant en son esprit, Aoi  se massa le crâne un peu gêné envers la jeune fille qui se tenait devant lui.. peut être un poil plus jeune que lui. Elle ne paressait d'ailleurs pas de meilleur humeur que lui, et il ne fit qu'un sourire des plus franc. Pas doué ?.. ouai pour le coup elle n'avait pas tord. Mais allez y, contrôlez un peu cet engin pour voir. Après on en reparle.  Il s'excusa simplement en reprenant un peu de sérieux, observant alors la direction que prenait le regard de celle qui lui faisait face. Sa jambe.. oui ben quoi , elle ne te revient pas ? Pensait-il. C'est bien pour ce genre de petite intention qu'il avait pris soin de virer ses potes de l'hôpital. Il n'avait pas besoin de leur charité ou compassion. Sans parlé du fait qu'on ne risquait pas de le comprendre. Son rêve était brisé, il s'en fichait bien d'aimer ou bien de vivre avec une jambe en moins. Son rêve lui avait été volé à trois mètres de la ligne d'arrivée, et a moins d'être comme lui.. nul ne pourrait comprendre une telle frustration.. que d'échouer aussi près du but et cela à tout jamais.. sans possibilité de retenter quoi que ce soit. C'est cette colère qui grondait en lui, non le fait d'être pris pour un boulet de la société avec sa jambe en moins. Avoir un bras cassée.. ça n'empêchait pas de vivre pour la suite.. ça se réparait.. mais une jambe, cela ne repousse pas et change votre vision du monde comme votre façon de vivre. Personne ne vous jugera comme un handicapé avec un plâtre.  Pourquoi systématiquement juger une couverture.. sans avoir ouvert le livre, ou se remettre en question? Cependant, ce genre de position était relativement compréhensible, car le manque de maturité dû à l'âge faisait beaucoup.. même pour Aoi.

Pour chasser le malaise, il se contenta de se racler la gorge  tout en se penchant en avant, prenant garde à ne pas perdre son équilibre.. pour attraper les plateaux devant lui. Il n'était pas non plus empoté, tandis qu'il entrevis la jeune fille faire de même, mais avec une difficulté tout autre que la sienne. Aoi en pris compte et tenta d'en ramasser le plus possibles, afin de la soulager.. reposant le tout , à leu place. «  La vie ne t'as pas raté » Oui et non, il y voyait un défi à relever. Se remettant au mieux dans son fauteuil, il se contenta de répliquer d'une voix tranquille, tandis que son livre avait entre temps glissé sur le côté, entre sa cuisse et l'accoudoir.    



Non, c'est plutôt un beau défi qui se présente à  moi. Celui de trouver un autre rêve à poursuivre et je m'appelle  Yuma Aoi i?


Le blondinet avait sorti ça avec un grand sérieux, avant de faire rouler un peu son fauteuil pour se rapprocher. Elle semblait bien plus pâle encore...trop épuisé. Mais néanmoins, il préféra se présenter, afin qu'ils ne soient plus de simples étrangers. Le plus amusant, c'est qu'il ne savait pas même qu'il était en présence d'une futur fullbringer, tout comme lui même.. et qu'elle avait déjà un grand nom dans ce monde..  


Tu aurais dû me laisser faire, ça va aller? C'est quoi le défi que la vie t'impose à toi ?


Il ne résidait aucune moquerie dans sa voix, ni sur son visage si expressif d'ordinaire. Ça lui changeait de parler avec monsieur le catcheur dans la chambre, qui était bien plus adulte que lui. De plus, ce n'était pas comme si le temps lui était compté.. sauf pour son estomac qui grimaça allègrement...Aoi se massa le ventre avec un sourire désabusé.. vraiment devant une fille ça ne se faisait pas. Mais bon que pouvait il y faire ?.. s'il avait pensé à son portefeuille, il n'en serait pas là et il n'aurait pas non plus tout renversé en voulant faire demi tour. Non vraiment, les béquilles auraient été bien plus pratique.. et il serait au niveau des personnes envers qui parler. Son regard d'un vert très clair regardait toujours cette personne qui se tenait devant lui, avec un teint malade.  


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Mer 9 Aoû - 18:45




Mitsuki avait fini par se laisser tomber sur sa chaise, épuisée par ce labeur ô combien pénible que de ramasser trois plateaux tombés qui se couraient après… Oui, c’était de l’ironie, mais elle en avait parfaitement le droit ! Le fait que son attitude soit remerciée par un sourire franc l’énerva. Non, elle avait pas besoin de voir des sourires faux et inutiles, si on avait mal, on le montrait, ça ne servait à rien de se mentir. Le regard qu’elle avait lancé à sa jambe avait semblé énerver le blondinet, probablement craintif d’une quelconque pitié ou compassion, mais loin de là, la brunette n’en avait que faire. Ça expliquait juste le pourquoi du fauteuil et la raison de sa présence ici. Pour le reste, la vie n’avait pas été très sympa oui, il marcherait avec difficulté, probablement des béquilles ou s’il était assez riche, une prothèse… Mais ça ne l’arrêterait pas. Après tout, c’était tellement plus simple de marcher avec une seule jambe, que de marcher sans un cœur qui fonctionne dans votre poitrine. Et voilà, le retour de l’amertume. Elle aurait préféré une jambe en moins… quoique… peut-être simplement de ne pas naître du tout. Sa mère en avait demandé trop, la barre était trop haute… Comment rendre des gens heureux avec des chansons si même le bonheur en est absent ? Elle n’avait pas le droit de vivre parce que elle, la grande Sue-Yong, était morte pour lui donner la vie, et ça elle l’avait compris depuis longtemps… L’entièreté du clan le lui reprochait déjà, celle qui l’avait éduquée lui reprochait chaque geste, chaque mot, et soupir de sa part, alors…

Le garçon s’était lui aussi penché pour ramasser ses bêtises, et elle avait bien vu qu’il avait plus de facilité qu’elle… en étant en fauteuil roulant… quand elle, était libre de ses mouvements. Cela ne donnait pas envie de poursuivre, c’était un douloureux rappel, même un estropié serait toujours plus fort et doué qu’elle, plus endurant… Plus… vivant ? Le temps qu’elle se reprenne pour ne pas prendre la poudre d’escampette et crier dans tous les coins, le garçon s’était remis correctement sur son fauteuil et répliquait d’une voix tranquille quelque chose qui la mit encore plus en rogne. Un défi ? Il n’y croyait même pas ! Pourquoi il mentait comme ça ? Pour se donner un genre ? Elle avait bien vu son regard, sa manière de gesticuler, de regarder les gens autour de lui, comme un fugitif, comme elle. Il ne voulait pas de ça, et elle pouvait sentir la colère comme la sienne, alors pourquoi est-ce qu’il disait un truc pareil ? Il avait bien de la chance d’être en fauteuil et elle trop fatiguée pour bouger, sinon, elle l’aurait probablement giflé… Métaphoriquement parlant, évidemment, puisque les seules gifles qu’elle donnait étaient des fausses lors des spectacles.

Il se présenta alors, Yuma Aoi… bleu ? Oui… ça passait encore, m’enfin… Trouver un autre rêve à poursuivre ? Ce ne serait probablement pas dur… Il pouvait toujours se lever et marcher, peu importe ce que lui dicterai son esprit, il n’aurait pas le poids de la mort sur les épaules à chacun de ses pas. Ce rappel constant à chaque bouffée d’air, que le cœur qui bat dans notre poitrine s’affaiblit au point de vouloir s’arrêter juste après une vulgaire promenade… Elle serait probablement sur une liste d’attente pour la greffe de cœur d’ici un an ou deux, mais même là, rien ne garantirait un sauvetage de son être. Juste un espoir qui pourrait se voir écraser avant même d’avoir éclos… Comme la danse, comme la musique, comme le chant… Comme cet espoir débile et enfantin qu’elle avait d’un jour être aimé sans fioritures…  Sans cet appât du gain, ni même de nom particulier… Déjà que son oncle espérait la voir « revenir à la raison et épouser un charmant ingénieur chinois de son choix », si au moins, quelqu’un s’intéressait à elle pour de vrai, pas son nom, ni son argent ou sa célébrité… Non, tout était réduit à un intérêt quelconque…

Lorsqu’il annonça qu’elle aurait dût le laisser faire, demandant ensuite si elle se sentait bien, pour terminer par une question d’ordre personnel, une flamme argentée s’alluma dans le regard de la chanteuse. Le défi que la vie lui imposer ? Elle serra les poings, à tel points que les jointures de ses phalanges blêmirent à la même vitesse que son visage. Lui coller une baffe ou partir en courant ? Elle ne savait pas, elle avait envie de crier. C’était une blague ? Ce que la vie lui imposait comme défi ? Rester en vie justement ! Elle avait démarré les infarctus à 10 ans, alors même qu’elle faisait ses premiers pas dans les concours de danse classique contre d’autres enfants. Inspirant longuement pour calmer sa tension, sa main gauche vint mesurer son pouls afin de savoir à quelle vitesse il allait et ainsi se réguler via un rythme en particulier. Elle esquiva cependant consciencieusement le regard vert de son vis-à-vis, histoire de ne pas trahir son état. Pas besoin de montrer à quel point sa haine de l’endroit et de sa vie était forte à un inconnu impotent.  Elle soupira lourdement avant de prendre la parole à son tour.

« … Rester en vie. C’est ça mon super défi comme tu dis… Avec un cœur en grève depuis ma naissance… » Elle n’avait pas véritablement réussi à donner de la force à sa voix, et si cette dernière était apparue neutre au niveau de l’intonation, elle était surtout essoufflée. Elle cligna des yeux lorsque le ventre du garçon fit un bruit de tous les diables et manqua de rire à cela. Mais pas tant que ça non plus, vu qu’elle était toujours en train d’essayer de calmer son cœur. Elle secoua la tête avant de la garder basse, jetant un coup d’œil à son assiette de gâteau au chocolat qu’elle n’avait pas touché… Puis… La fit glisser dans la direction du jeune homme en fauteuil roulant. « Tiens… T’as plus d’appétit que moi, je crois… » La brune lança un nouveau regard vers la baie vitrée, puis vers les infirmières plus haut, qui les observaient. Toutes ses chances de se tirer venaient de disparaître… Un nouveau soupir franchit ses lèvres alors qu’elle consentait enfin à répondre à ses présentations. « Kouyama Mitsuki… »



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Sam 19 Aoû - 17:22



De la colère, en effet Aoi n'en manquait pas au fond de lui même, ainsi que de la déception. Mais elle n'était pas dirigé vers les autres, seulement sur lui même et le destin. Courir était une passion.. un objectif, une constante de son existence. Tout ceci s'était figé dans le goudron, à quelques mètres de la ligne d'arrivée qui allait lui ouvrir des portes très prometteuses. La digestion de tout cela prendra un peu de temps, mais en définitive, une personne saura lui montrer l'avenir et non le passé. Non pas le présent à ronger son os... Mais avancer devant soi. Mais pour le moment, dans les faits, Aoi se tenait devant une jeune fille qui luttait pour ne serait ce que vivre. La gravité s'affichait déjà sur le visage du garçon qui cependant ne prit pas pour autant le penchant de la pitié. Ce genre de chose il l'avait reçu en pleine face ces derniers temps, alors il ne se permettrait pas ce genre de faux pas.   Vivre, un défi qui s'imposait à tout le monde.. un exercice difficile avec des cartes différentes pour chacun. Cela donnait à réfléchir, tandis que nul mot ne venait aux lèvres de l'adolescent. A quoi bon parler si c'était pour dire les banalité du genre.. « oh.. je suis désolé... » «  je vois... ». Autant respecter la personne que l'on avait en face tout en acceptant son invitation.... vis a vis du gâteau. Il en cligna même des yeux. Parce qu'à la base, il lui apparaissait évident qu'elle, elle avait payé son dû pour l'avoir... et puis... Ce genre de gentillesse il ne s'y attendait pas du tout.  


Tu es sûr ?.. Je ne voudrais pas abuser.


Proféra le morfale sur pattes. Ce dernier avait toujours eu un bon appétit, enfin du moins avant tout ces événements. Cependant, refuser une telle aubaine serait de l'impolitesse et sans doute qu'il allait l'ennuyer. Aoi n'était pas forcement très physionomiste, mais il voyait bien que ce n'était pas rose pour Mitsuki. D'ailleurs, alors qu'il faisait glisser le fauteuil dans une meilleur position vis à vis de la table, afin d'être un peu mieux installé vis à vis de son interlocutrice, il se contenta de sourire avec franchise.  


C'est jolie comme nom.


Il n'y avait là aucune volonté de complimenter, il disait ce qu'il pensait, alors qu'avec une cuillère il se contenta de piocher dans le gâteau qui avait l'air bien bon. Il ne lui demandera pas depuis combien de temps elle semble devoir rester ici. Parler de cet hôpital rendait mal à l'aise. Du moins ça.. c'était son point de vu.  .Prenant une première bouché,  Aoi semblait réfléchir tout en filant un regard derrière eux.... puis un peu au alentour. Tout était bien calme.. et il y avait quelque chose qui le chiffonnait au fond de son esprit. Avant de reporter son attention sur Mitsuki. Mastiquant lentement, bien que le met fut savoureux il termina par s’attarder sur un point.  


Tu n'es pas censée être ici.. je veux dire à la cafétéria je me trompe ?


Après il ne la jugera pas pour ça, lui même avait se tempérament à envoyé un peu les choses voler quand rien n'allait. Pour une fois il avait rompu la routine ne venant ici. Mais est ce qu'elle même était là depuis longtemps ?.. lui ça faisait une bonne semaine presque et a part le catcheur, il  n'avait croisé personne d'autre. Il faut dire aussi qu'il n'avait fait que passer son temps à  grogner sur la situation.. avant de ce décider à bouger. Il serait temps me diriez vous.. mai sil avait encore un long chemin à parcourir avant de prendre le dessus. Avalant une autre bouchée, Aoi avait presque oublié le goût du vrai chocolat depuis qu'il était ici.. mangeant des plats plutôt insipides...Il avait une dette envers cette fille et la prochaine fois, il lui payera ce qu'elle veut en échange.  Si toute fois, il la recroisait entre temps. Lui il avait toute l'après midi à tuer... Sans parler de la nuit. Enfin, pour ça, il avait son livre qui était toujours à ses côtés.  Un bien fait dans cet univers bien trop propre et trop blanc. Cela faisait des jours qu'Aoi  s'éveillait en cet endroit, et il avait déjà l'impression que ce sera son quotidien pour tout le reste de sa vie.  Fronçant des sourcils il chassa cette idée de sa tête, préférant se concentré sur l'aspect délicieux du chocolat. Un réconfort... Dont il avait privé Mitsuki en fin de compte. Aoi allait devoir réparer ça, d'une façon où d'une autre.

Étant penché un peu en avant sur la table, il se contentait de savouré une énième bouchée , évitant de s'en mettre plein les lèvres, tandis que  ses yeux verts restaient sagement sur Mitsuki, tout en ressentant l'idée qu'elle avait besoin d''un peu de distraction.. Comme lui en fin de compte.  



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Dim 20 Aoû - 16:23






Mitsuki était fatiguée, elle comptait toujours mentalement, pour que son cœur reprenne un rythme lent. Jusqu’à sept, chacune des gammes se faisant plus lente jusqu’à ce que le muscle cardiaque se calque sur ces nombres musicaux. Elle ne voyait même plus le petit jardin derrière la baie vitrée qui conduisait à la zone des urgences, elle était focalisée sur ses tentatives d’accalmie. Dire que deux ans plus tôt, elle se fichait éperdument des douleurs dans sa poitrine, et que tout ce qui comptait, c’était de chanter et d’apporter un peu de chaleur par ses chansons à ceux qui l’écoutait. De même, elle bougeait rapidement, peu importe ses idées, toujours emportée par la musique et dansante, comme un rayon de soleil. Un rayon de soleil qu’on avait éteint de force soit disant pour la sauver… Mais la réalité était tout autre, pas vrai ? Il s’en fichait royalement de son état, alors pourquoi la priver de ce qu’elle aimait plus que tout ?
Pour pouvoir tirer encore un peu sur sa fortune, évidemment.


Sono DOA akete
nokori jikanna
Suikomareteku
Hitomi wo agete
Massugu mitsume
Saigo no KISU wo shite
Arukidashite ne


Elle savait parfaitement gérer son argent, et même si ses achats restaient sérieux, elle esquivait au possible les hôpitaux et les zones médicales. Aujourd’hui avait été un cas bien particulier, elle n’avait pas eu le choix. La clinique Kurosaki étant bien trop loin pour y aller seule, encore moins en plein infarctus, d’autant qu’elle savait qu’elle allait se perdre. La brunette cligna des yeux à la question du garçon blond, surtout qu’il semblait surpris… Et elle se tourna vers lui, avec ce regard toujours blessé, fragile et lointain. Il demandait si elle était certaine de vouloir lui céder la part de gâteau qu’elle avait acheter. C’était plus que sur, elle n’avait pris cela que comme une diversion, une raison pour venir ici, et ayant mangé une énorme glace vanille, framboise et chocolat avant d’arriver à l’hôpital, l’idée même de remanger l’écœurait au possible.

« Ne t’en fais pas, je n’ai plus faim depuis un moment… Manges… »

HONTO wa Kaze ga
Chigireru-kurai
Kokoro ga hikitometeru
Michi wa wakareru no ne
Unmei na no hoshi ga kimeta
Anata no eranda
Shiroi RUUTO
Sobieru mirai
Mayowanaide


Elle avait tenté le début d’un sourire, et si une étrange douceur était apparue dans sa gestuelle, cela apparaissait plus comme une fragilité teintée de lassitude. L’observant tourner son fauteuil roulant pour se mettre dans une position plus adéquate afin d’atteindre le bord de la table sans gêner le passage, la jeune femme fut néanmoins surprise du sourire franc qu’il lui offrit à la suite de son prénom. Kouyama Mitsuki… Pleine lune écarlate… Loin d’être joli… C’était finalement un mauvais présage. Une lune de sang… Si sa mère avait tenue à lui offrir le nom de pleine lune à cause de sa venue tant attendue, elle n’avait probablement pas réfléchi à ce qui adviendrait plus tard. Elle allait mourir de toute façon, et l’on se souviendrait d’elle pour sa célébrité et sa famille… Non pour ce qu’elle avait réellement été… Une jeune fille cherchant des amis, une vie normale… être aimée et être heureuse… Ce genre de chose lui avait été refusée depuis le début…

Umi ga hirogaru
Kaze ga yurete-kuru
Sukoshi samui KEDO
Hashiri-dashite
Anata no KOTO
Wasurenaide
Ichiban ai-shiteru
Tsurai kedo
KOKO kara miteru
Sabaku no yoake wo


Tandis qu’il mangeait, son regard s’était de nouveau perdu sur la grande vitre. Ils étaient surveillés par les infirmières en quête de ragots. Génial… Et elle qui voulait s’échapper, cela ne serait pas trop possible. Ils savaient son nom, son identité, sa célébrité… Elle se crispa brusquement lorsque la petite radio qui diffusait toutes sortes de morceau des années passées offrit quelque chose de différent. Un morceau qu’elle ne connaissait que trop bien, puisqu’écrit par sa propre mère défunte. Route venus… Chanté par une autre célébrité reprenant les classiques de l’époque… Evidemment. Avait-elle le droit de critiquer la chanteuse qui s’en occupait? Une nouvelle question la sortit de sa torpeur frustrée, une question rhétorique. Oui, elle n’était pas censée être là, elle aurait dû être sur scène, à chanter et danser jusqu’à ce que son souffle rende l’âme.

Sono mado akete
Anata no jikan
Hajimatte-yuku
Mabuta wo tojite
Shite hoshikatta
Saigo no yoru no KISU
Oboete-ite ne


« Non. » Sa voix s’était faite douloureuse. Oui, c’était eux qui créait la route qu’ils devaient emprunter. Mais parfois, quelque chose de trop lourd se mettait en travers…

« Au choix… Dans un cercueil depuis l’année dernière, ou en train de vivre le plus loin possible de cet endroit… Mais mon cœur n’a pas apprécié ma promenade de ce matin… Je n’ai pas eu le choix… Les urgences… » Finit-elle par dire avec amertume alors que la radio diffusait le refrain de manière lourde. L’idole qui s’était permise de prendre l’œuvre de sa mère n’avait aucun talent, et c’était terrible. Dire qu’elle ne fut pas capable de résister était un euphémisme… Il n’y avait presque personne à part les infirmières au-dessus et le tenancier de la petite cafétéria. Sa voix s’éleva dans la grande salle, aussi naturelle et forte que si elle possédait un micro, et plus encore elle était aussi plus vivante et délicate. Elle vibrait presque, couvrant la voix de la radio sans problème. Et le plus drôle, c’était de se dire qu’elle était malgré tout cela probablement plus fragile que la fille qui chantait.

« HONTO wa Sora ga
Kuzureru-kurai
Kokoro ga naite iru
Michi wa betsubetsu na no
Unmei na no hoshi ga kimeta
Watashi no eranda
Aoi RUUTO
Sobieru mirai
Wasurenaide »


Par réflexe, elle lança un regard dur aux infirmières qui les observaient… Ce qu’elle ne sut pas, c’était qu’elle prenait quelque chose chez le jeune homme… Quelque chose de lourd, une colère faiblarde qui ne faisait que persister. Naturellement, sa colère propre augmenta, tandis qu’elle poursuivait la chanson jusqu’ à la fin, les poings crispés par un cœur douloureux. Même ça, une moitié de chanson, elle ne pouvait pas la faire sans souffrir ? Evidemment, parce que la vie était une horrible mégère avec elle… Détournant le regard, ce fut pour croiser celui du jeune homme, toujours aussi vert. Elle l’avait presque oublié… Son envie de chanter et d’écraser les dires des médecins avec ses pointes était toujours aussi forte…

« Asa ga hajimaru
Hito ga ugokidasu
Sukoshi kowai KEDO
Arukidashite
Watashi no KOTO
Wasurenaide
Ichiban ai shiteru
Kurushii kedo
KOKO kara miteru
Sabaku no yoake o »




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Mar 29 Aoû - 22:04



Le gâteau ne dura qu'un temps, mais elle fit un bien fou à l'estomac de notre futur bleuté. Ce dernier venait tout bonnement de finir la dernière bouchée, sans pour autant passer pour un goinfre. Ce faisant, ses pupilles vertes  notèrent le sourire de Mitsuki se faire la malle, laissant place à tout autre chose...suivant son regard, c'est là qu'Aoi aperçu le personnel de l'hôpital. Hum... Apparemment, ça la dérangeait. D'ici il ne pouvait pas comprendre ce que disaient ces gens, mais ils regardaient bien trop souvent  en leur direction. Concentré sur cette réflexion, le garçon oublia rapidement les biens faits de ce mets au chocolat, tout comme il n'entendit pas même la radio, contrairement à celle qui lui faisait toujours face.  Il trouvait fort triste que ce sourire ait disparu. Bien que de nature très sérieuse, à vouloir tout donner pour posséder le maximum.. surtout dans le domaine de athlétisme, l'adolescent avait toujours su encourager les autres ainsi que donné de sa personne pour que nul ne reste en arrière.  Sa main droite avait glissé sous la table.. venant effleurer le moignon au bout de sa cuisse. Le sentiment de colère revint instantanément alors que son esprit parut cette fois ci en désaccord avec ce ressentiment. Mitsuki.. cette fille avait bien pis à supporter que lui même. Sa vie n'était pas en jeu, seulement... son avenir devait changer. Vivre sans courir.... ça le renfrognait. Lui qui se sentait tellement libre en courant. C'était son oxygène.  Pendant quelques secondes, en fermant les yeux, il pouvait s’imaginer sur la piste. Les crampons de ses chaussures mordant le goudron... le souffle des autres coureurs à ses côtés, le long couloir qui menait inlassablement vers cette ligne blanche, sans oublier les encouragements de ses camarades.

Le plus étrange, c'est qu'en étant perdu à demi dans ses pensées, sa colère s'en allait peu à peu, comme aspirée subtilement hors de sa chaire .  Réalisant cela, Aoi rouvrit les yeux en constatant que la jeune fille s'était tout bonnement mise à chanter, et avec cœur. Sa voix était réellement belle à écouter et restant un peu bêta, le garçon n'osa pas proférer le moindre son. Ne désirant surtout pas l'interrompre. Cependant, une fois de plus il constata  son attention envers le personnel. Pourtant, quand elle braqua son regard sur lui, Aoi nota surtout une détermination qui n'était pas là dernièrement. Peut être que tout comme lui, elle mettait le diagnostique au défi. Elle avait raison de le faire, quand à lui, il devrait songer à faire autre chose. Sauf que lui, son esprit était vide sur ce point. Mais puis que l'adolescent ne pouvait pour le moment guère s'aider sur le propos, il pourrait au moins agir pour elle. De plus, il lui devait bien ça alors qu'elle lui avait refiler son gâteau.  Prenant alors appuie sur son fauteuil, il prit un air des plus sérieux, tout en parlant d'une voix un peu de confident.



Je sais que ça peut paraître un peu abrupte, mais si tu veux on peut aller ailleurs, sans qu'ils puissent plus nous voir.


Venant à se décaler avec le siège roulant, il vint tapoter sur ses cuisses. Elles étaient encore parfaitement solide, rappelant qu'il était un sportif.... Enfin.. anciennement sportif.mais qu'importe, l'adolescent se lançait déjà:


Ce n'est  pas Versailles, mais au moins tu ne te fatigueras pas en marchant. Et c'est en  tout bien tout honneur.


L'invitant tout bonnement à venir s’asseoir.  S'il pouvait rouler pour lui même par la force des bras, il pouvait aussi le faire pour elle. Non pas qu'Aoi la prenait pour une infirme, loin de là, vu sa propre condition. Bien au contraire, il prenait juste très au sérieux son souci, et il ne désirait qu'une chose, lui rendre service à sa façon. Après libre à elle de refuser, il n'en fera pas état.  Restant immobile, l'adolescent n'attendait qu'une réaction de la part de Mitsuki, histoire de filer. Il avait dans l'idée de l'amener à l'étage.. dans un lieu un peu tranquille qui donnait sur un petit jardin en terrasse. Il y avait été une fois avec sa mère, lors des premiers jours, après l'amputation. Bien qu'il avait fait une mine des plus déplorables, Aoi ne pouvait pas nier que cela lui avait fait un peu de bien. Depuis, il n'y avait pas fichu les pieds, sans doute parce que ses parents n'avaient pas perçu le sentiment de bien être qui l'avait épris. Aoi n ne pouvait pas leur en vouloir, car vu sa mentalité actuelle, il n'avait pas envie de démontrer ce genre de chose. C'était trop ... futile. Mais à présent, cela en valait le coup de connaître cet endroit. Pas pour lui même, mais pour Mitsuki.


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Jeu 7 Sep - 6:00



Mitsuki continuait d’observer son vis-à-vis.

Il avait mangé avec un certain appétit la part de gâteau qu’elle lui avait cédé. Elle ne savait pas comment il faisait… Mais elle… Savoir qu’elle était coincée ici à cause de sa santé ne lui donnait aucunement faim, c’était même plutôt le contraire. Elle en avait la nausée. Les mains crispées sur la table, le chant ayant cessé, elle voilà son regard pour tenter de se reprendre. Et recouvrir ses propres chaussures de ce qui était ce midi de la crème glacée au chocolat n’était pas une bonne idée, se calmer étant probablement la meilleure chose à faire, il fallait juste qu’elle y mette un peu de bonne volonté. De la volonté… Ouais… Encore fallait-il réussir à garder cette volonté intact face à la colère, non… La haine qu’elle ressentait envers ce monde… et sa vie. Ce n’était pas comme si elle avait démarré facilement, mais là, c’était juste… Risible. N’importe qui lisant une tragédie similaire aurait pleuré, mais elle, tout ce qu’elle voulait… C’était crier… Crier toute sa frustration une bonne fois pour toute.

Si elle était venue ici, ce n’était pas pour se laisser écraser par la maladie. Elle voulait vivre, plus que tout, même si son cœur en avait rien à foutre de son avis. Elle voulait prouver à sa mère qu’elle n’était pas morte en vain. Elle voulait se faire des amis, découvrir les merveilles de ce monde, tomber amoureuse, fonder une famille à son tour. Rependre le plus de joie autour d’elle et voir de véritables sourires…. Et pourtant, la maladie l’avait rattrapée. Non. Elle avait juste relâché un peu la bride pour lui faire croire que c’était bon, alors qu’il n’en était rien. Le simple fait de chanter lui faisait mal au cœur, ses jambes ne suivaient pas la cadence, personne ne s’intéressait de près comme de loin à elle, hormis les fanatiques, les journalistes et les médecins qui voyaient en elle une source sure d’argent. Pourquoi ne lui offrait-on donc jamais la paix ? Qu’avait-elle fait dans une vie antérieure pour devoir subir ça aujourd’hui ? Avait-elle été aussi monstrueuse que le démon du ciel ? Prit la vie de centaines d’humain simplement pour rendre coupable une déesse fragile qui donnait tout son amour à ceux qui le méritaient ?

Foutaises…

Depuis qu’elle était toute petite déjà, elle faisait tout pour rendre heureux son entourage, même ceux qui lui avait fait du mal. Elle n’avait jamais réussi à mettre au point une vengeance sur son cousin, Shaolan. Et pourtant, Bouddha savait qu’elle aurait pu vu tout ce que le garçon lui avait fait subir. Il l’avait enfermé dans un vieux monte-charge sans qu’elle ne comprenne comment, décapité la petite peluche tricotée par sa mère et jeté la tête féline pleine de coton à ses pieds en la traitant d’idiote. Il lui avait donné des coups, traité de tous les noms, s’était moqué de son existence, dit que les Li’s étaient honteux de sa vie… Elle en avait pris de tous les côtés avec lui, et pourtant, chaque fois qu’elle l’avait croisé, elle s’était posé une seule et unique question. Que faire pour qu’il ait un véritable sourire sur le visage ? Pas ceux qu’ils arboraient pour ressembler à son horrible père, ni même les airs arrogants qu’il pouvait avoir devant les autres membres du clan. Juste… Un sourire de pur bonheur… Oui. La chanteuse était bien trop douce pour le haïr… Pour haïr quiconque en vérité, si ce n’est la vie elle-même, et son cœur trop malade.

Ce fut la voix du garçon blond qui la ramena à l’instant présent, la coupant dans ses pensées trop sombres et douloureuse par une attitude qui la laissa purement et simplement perplexe. En s’appuyant sur son fauteuil, il avait usé d’un timbre plus bas pour parler, demandant sur le ton de la confidence si elle préférait aller ailleurs pour ne plus être vue… S’il avait certes précisé que ses paroles pouvaient apparaitre abrupte, elle ne s’attendait pas du tout à une telle proposition. Ce qui fait que son souffle disparu, et sa voix fut aux abonnés absents le temps qu’il reprenne la parole. Elle avait écarquillé les yeux de stupeur, perdue dans des termes, insultes, remarques… Bref, son esprit carburait énormément sur ce qui avait été dit, ce qu’elle devait faire, comment elle devait agir. Ce genre de chose. Il faut dire qu’hormis son médecin et ses peluches, elle n’avait habituellement aucun contact. Alors là, déjà, ce garçon était une entorse à ses habitudes, mais maintenant… Cette… demande… Elle ne savait pas comment l’interpréter. Elle avait juste l’impression que… Que ce n’était pas normal.

En fait, ce qui lui posait problème, ce n’était pas tant la proposition de changer de lieux, c’était la manière dont il le proposait, et ce qu’il avait ensuite demander pour… L’aider ? Il avait décalé son fauteuil et tapoter ses cuisses en disant que ce n’était pas Versailles, mais qu’elle ne serait pas fatiguée ainsi. Et ça… C’était tout sauf… normal… Entre deux inconnus, même de leurs âges, ce n’était pas normal. Déjà, la logique lui criait de base que s’appuyer sur les cuisses d’un type qui avait perdu une jambe récemment, c’était stupide. Ensuite, sachant qu’elle venait tout juste de rencontrer le type en question, c’était… Non il n’y avait rien à expliquer, c’était juste impensable et bizarre. En fait, même avec un rival avec lequel elle aurait travaillé plusieurs mois, elle n’aurait pas pu accepter. C’était trop… Trop. Des rougeurs s’étaient étalées sur son visage, gêne, stress, elle se sentait à l’étroit malgré l’absence de personne dans la cafeteria. Qu’est-ce qu’elle pouvait répondre à ça ? C’était… La fuite était-elle envisageable ? Elle déglutit, la gorge sèche et mal à l’aise. Peut-être qu’elle se faisait des idées aussi, mais… Tout de même… Ou bien… Le garçon avait-il l’habitude d’être aussi… Proche des gens ?

« Hmmm… Pourquoi pas… Mais… Sans vouloir… t’offenser… je préfère marcher… » Et elle ne se sentait pas plus à l’aise que ça. Alors certes, son but originel, c’était de se tirer au plus vite de cet endroit, et il lui offrait plus ou moins une porte de sortie, mais… Autant faire passer ça pour de la fierté… Et non de la crainte ou de la timidité. « Ça me rappellera que je suis… toujours en vie. » Et finalement, elle ne mentait pas totalement non plus, mais ça lui permettait de garder cacher ce qu’elle était… Loin des inconnus, et des gens… eh bien… Bizarre. Parce que oui, il était… elle ne pouvait pas le nier, plutôt sympathique, mais… Trop… proche… Encore un peu crispée, la chanteuse finit par se relever lentement, tenant de sa main droite le pied de sa perfusion, et de l’autre, montrant la sortie de la cafétéria. « … Je te suis… Yuma… » Et elle ne se sentait pas très à l’aise, que ce soit le regard des infirmières sur eux, les yeux verts perçants du jeune homme, ou bien cette situation… Plus vite elle pourra s’éloigner mieux elle se portera… C’était… gênant… Et lorsqu'elle réussirait à quitter les lieux et rentrer chez elle, elle oublierait cette journée, comme toutes les autres qu’elle avait déjà passé à l’hôpital.

Car l’oubli était sa seule solution pour que la maladie cesse de la tourmenter… Vaine, la solution…



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Lun 11 Sep - 15:50



Devant se refus le garçon eut un étrange regard. Non pas qu'il ne s'y attendait pas. C'est vrai que grimper sur les genoux d'un garçon n'était pas des plus  conventionnels, mais c'est tout ce qu'il pouvait faire pour elle en matière de transport. Ou bien c'était le fait qu'il lui manque une jambe qui l'ait dégoûté ? De toute façon , lui même détestait son état, mais pas au point d'en être pathétique. Son regard se fit juste dur pendant quelques secondes avant de disparaître sous le voile d'un sourire. Il leva juste la main pour dire que cela ne l'importunait pas du tout, et  fit tourner l'engin pour aller dans le sens de la sortie. Il n'irait donc pas trop vite afin que Mitsuki puisse le suivre dans les couloirs.. «  toujours en vie » avait elle dit... ouai, ça c'était de la fierté. Quelque chose de positif pour avancer, mais était-ce la vrai raison ?  Lui glissant un regard un peu plus attentif... Aoi ne parvenait pas à y voir un quelconque mensonge. Après tout, ils se connaissaient à peine tout les deux et lui, il lui devait une part de tarte. Poussant les roues, l'adolescent de seize ans se contenta d'ouvrir la marche, longeant le couloir principal. Sa largeur était appréciable, et il n'y avait pas vraiment de passage non plus.. une heure bien creuse visiblement, avant qu'il ne se stoppe devant un ascenseur. Il appuya simplement sur le bouton et se contenta alors de garder le silence, respectant celui de Mitsuki.  Cette journée, peut être qu'elle ne sera pas la plus  mémorable, mais au moins cela le changeait de la routine avec le catcheur, et … ce plafond bien trop blanc à son goût.. comme chaque matin. Bientôt, l’ascenseur leur fit face, délivrant une odeur de désinfectant. A la bonne heure. Il n'y avait pas cette musique affreuse non plus, forte heureusement.

Aoi laissa entrer la jeune fille avant de la suivre, l'invitant à appuyer sur le troisième étage.  Bientôt une force vint à les faire grimper les mètres de béton, offrant parfois quelque vibration jusque dans le support du garçon qui  soupirait en silence.. se reposant les bras sur les cuisses. Sentant son livre à ce moment là. il se contenta de se surélevé un peu, pour le ranger dans sa poche arrière. Mine de rien, Mitsuki devrait  déjà se sentir mieux, car le personnel s'était fait plus rare.... surtout lorsqu'ils arrivèrent enfin à l'étage désiré. Pas un chat... pas même un fantôme.. enfin une personne un peu perdue.. qu'Aoi ne reconnaissait pas vraiment comme un spectre. Une fois de  plus, le garçon s'engagea dans le couloir, où se trouvaient d'autre fauteuils roulants. C'est là qu'une idée germa au fond de son esprit..et qu'il s'attarda sur celle qui l'accompagnait, cherchant à voir le moindre souci de fatigue. S'il tenait compte de sa fierté, il pourrait néanmoins lui donner l'idée d'utiliser un de ses engins inoccupés. Il y avait encore deux longs couloirs à franchir s'il avait vu juste.



Kouyama san..


Fit il pour attirer son attention, venant même à figer sur les deux roue son véhicule du moment.. Il commençait à le maîtrisé sur certains points.. sauf pour les plateaux.. mais ça.. hein, on va l'oublier  n'est ce pas ?  


On a encore un peu de chemin, mais je pense que prendre un fauteuil ne sera pas une mauvaise idée ? C'est pas très compliqué à manipuler et bien moins éprouvant. Enfin c'est juste une suggestion, sinon on peut continuer ainsi. Là- bas il y aura des sièges.


Et qu'elle ne lui sorte pas le coup de se sentir l'handicapé... lui il ne pouvait pas en dire autant et... au moins ils seraient à la même hauteur pour parler. Parce qu'on ne se rend pas bien compte, mais depuis qu'il était à l’hôpital, il passait son temps à lever la tête pour voir l'expression de ses interlocuteurs et interlocutrices. Vivement qu'il est ses béquilles et surtout sa prothèse. Au moins il ne sera plus obligé de se sentir aussi petit. Quand bien même , il ne faisait pas non plus parti des plus grands.  Passant cela, l'ancien coureur espérait réellement qu'il n'y aura personne sur la terrasse. Non pas qu'il n'aimait pas le monde.. mais c'était plus par souci de celle qu'il guidait.  L'ayant entendu chanté, il pouvait sentir qu'elle en avait sous le pied..Et …. il n'osa pas trop lui demander si elle était une chanteuse.. et si elel était célèbre.. ça ne le regardait pas trop. Il eut quand même un petit regard hésitant, et finalement il renonça. D'abord, la guider dans un endroit tranquille et puis après, si elle veut, il s’éclipsera.. même s'il trouvait cela peut prudent, vu la pâleur de ses traits. Certes on était dans un hôpital, mais tout de même.


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Lun 18 Sep - 13:49




Mitsuki n’était pas à l’aise, et cela se ressentait dans sa démarche. Evidemment, elle n’était pas aussi vive que d’habitude, étant donné le fait qu’elle était sous tranquillisant, et qu’elle devait tirer sa perfusion avec elle, mais cette situation la perturbait. Elle avait bien vu le regard que le garçon lui avait jeté devant son refus, mais elle ne pouvait pas. Ce n’était juste pas possible et pour plusieurs raisons. La première, elle ne le connaissait que depuis trop peu de temps pour se permettre de telles familiarités. Il faut savoir que même les partenaires de danse qu’elle avait eus lors des représentations de ballet, lui posaient problème autrefois. Elle se sentait gênée, rougissait… Et finissait par faire des bêtises… Du moins la première semaine… Elle ne parvenait pas à avoir de contacts avec les gens qu’elle ne connaissait pas. Mais une fois la glace brisée… Ce n’était plus un problème du tout. Cependant, le garçon qui roulait sur son fauteuil à ses côtés, avait un autre problème pour qu’elle se le permette… Il lui manquait une jambe, récemment amputée de toute évidence… Et elle ne pouvait se permettre de s’asseoir sur ses cuisses sachant que cela écraserait les muscles, les tendons et la chaire encore blessée. Si elle n’était pas lourde, ce n’était pas une raison non plus, et faire du mal à quelqu’un ne lui était pas possible… Même à la demande de cette personne.

Elle fut surprise cependant de croiser l’espace d’une seconde un regard vert dur… presque douloureux, avant d’être masqué par un sourire… Faux, le sourire… Il leva la main, probablement pour dire que c’était bon… Et vint s’appuyer sur les roues de son siège pour commencer à s’avancer… Et elle suivit lentement, tirant toujours avec elle l’horrible trépied avec sa perfusion hideuse… ça tirait sur son bras… Mais elle n’avait pas le choix, son cœur devait être calmé, et les cachets n’étaient pas assez rapide puisque basé sur un traitement quotidien… Elle pensait que ça irait… Que cette journée ne serait pas des plus horribles, n’ayant pas d’infarctus, et qu’elle pourrait simplement avancer en oubliant le tout… Du moins elle le cru, jusqu’à ce qu’ils arrivent devant l’ascenseur… Et naturellement, son passé de petite héritière faisant honte au clan se rappela à elle. Oh… Le cadeau de Shaolan… Le vieux monte-charge qui, alors qu’elle s’y était cachée pour fuir son cousin insupportable, s’était soudainement enclenché avant de se verrouiller entre deux étages et la bloquer sur place… six heures…

Son cœur se serra à cette pensée… Elle ne pouvait pas reculer… Elle le savait… Le jeune homme ne pouvait décemment pas prendre les escaliers… Même si elle l’avait fait avec son trépied… Les roues ne passaient pas… Elle serra les dents et ravala ses larmes avec le plus de force, mais son malaise avait grandi en l’espace d’une microseconde. Et le plus important, c’était que la colère qui serait désormais ses poings n’était pas dirigé vers le blondinet qui tentait de lui faire prendre l’air… Mais bien envers elle-même… La petite idiote incapable de se défendre… Juste bonne à prendre le coups et railleries par ceux qui auraient dû la respecter et la choyer… Elle respirait légèrement plus fort, avec un peu plus de difficulté aussi… Et son cœur battait vite… Pourquoi était-elle comme ça ? Aussi fragile ? Soumise au monde entier ? Presque incapable de dire non à ceux qui lui causaient du tords… Et même quand elle y parvenait… ça ne marchait pas toujours… L’engin s’ouvrit, et comme Aoi la laissait passer devant, elle prit une grande inspiration, les larmes aux coins des yeux, et s’avança d’un pas raide, saccadé. Elle ne dirait rien, elle attendrait juste que ce moment terrible passe…

Il lui indiqua d’appuyer sur le bouton du troisième étage, et c’est ce qu’elle fit d’un bras légèrement tremblant, avant de voiler son regard au démarrage. Elle s’appuya sur la barre de soutient et attendit… Elle savait que cet ascenseur s’arrêterait au troisième étage, et qu’il s’ouvrirait… Il ne resterait pas bloqué entre deux… Pourtant, la peur était là… Elle essaya de se concentrer… D’oublier l’endroit où elle était… Tout… Se focalisant sur son esprit… Elle entendit une faible mélodie… Enfin… Entendre… Elle avait l’impression de suivre un maigre rythme… Probablement causé par le vrombissement de l’engin qui les menait aux étages supérieurs. Lorsque la porte s’ouvrit… Elle fut la première à sortir, d’un pas rapide… presque comparable à un bond… Et elle reprit son souffle, comme si elle avait retenu sa respiration depuis leur montée dans l’ascenseur. Elle n’était pas très bien… Mais… ça allait mieux une fois sortie, et loin des regards…

Il n’y avait quasiment personne dans les couloirs, à part une infirmière qui rentra dans une chambre et referma derrière elle… Le résultat était donc le même. Ils passèrent à côté d’un rangement encore ouverts, avec plusieurs fauteuils roulants mit à l’arrêt, et le garçon l’interpella par son nom pour se figer ensuite au beau milieu du couloir. Ça lui faisait bizarre d’entendre son nom comme ça… D’habitude… On lui disait « Miss » Ou bien… « Mitsuki-Chan » de Kurosaki-sensei… Mais là, c’était un inconnu… Enfin… une connaissance… Elle cessa d’avancer, relâchant l’espace d’un instant le trépied de sa perfusion pour écouter ce qu’il avait à dire, quelque peu curieuse malgré tout. Il lui disait de prendre un fauteuil pour ne pas se fatiguer jusqu’à l’endroit où voulait l’amener… Si l’idée n’était pas totalement stupide… Elle ne pourrait pas tirer sa perfusion et manier le fauteuil en même temps… Mais c’était gentil de sa part. Attentionné même… Elle l’avait peut-être mal jugé… Il était juste probablement aussi asocial qu’elle d’habitude… Mitsuki se mordit la lèvre inférieur, elle allait encore refuser une proposition du jeune homme pour l’aider…

« Cela aurait été une bonne idée… Mais je suis toujours attachée à ça… » Dit-elle d’une voix un peu amère, montrant la perfusion qu’elle tirait avec elle depuis le début. « Cependant… » Et de sa main libre, elle se pencha sur lui, prenant un maigre appui sur son épaule pour venir déposer un baiser sur sa pommette, aussi léger qu’un grain de sable. « Merci… De vouloir m’aider… » Pendant un bref instant, la véritable Mitsuki apparue, loin de tout masque et toute convenance. Un soleil chaleureux, terni par de lourds nuages… Elle était… Belle… Souriante… Douce… Et pourtant… Un infinie tristesse marquait son regard… Comme si malgré le soutien apporté, le désespoir gagnait chaque jour un peu plus de terrain sur sa volonté. Elle se redressa ensuite, retrouvant un masque de neutralité légèrement douloureuse, une certaine froidure marquant ses traits… Un visage qu’elle montrait au reste du monde… « On y va… ? » Sa voix était de nouveau légèrement atone, fragile aussi… Mais loin d’être aussi chargée en émotion…



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Sam 23 Sep - 15:05



Ayant quitté l'ascenceur, Aoi n'avait pas même imaginé que la jeune fille qui l'accompagnait craignait les espaces un peu trop clos. Mais avaient-ils le choix, alors qu'il était en fauteuil et elle aussi affaiblit? Déraisonnable. Le fait est que l'argument de Mitsuki tenait assez la route et le garçon fit la moue. Ces hôpitaux faisaient toujours tout pour que l'on reste avec une belle laisse bien encombrante.  De son regard vert il jaugea cela , avant de sentir un court baiser sur sa joue. Nanda.... ??? Elle venait de faire quoi ?.... Écarquillant un peu les yeux Aoi sentit ses joues rosir sans qu'il ne puisse rien faire. La honte !!!  Mais dans le fond il se sentit vraiment touché. Lui qui se pensait en dessous de tout depuis que sa maladie l'avait privé de sa victoire. Se raclant un peu la gorge, il  finit par se masser la nuque tout en souriant. Un sourire bien plus franc que le dernier qu'il avait fourni. Qu'elle se détende c'était son but principal. Il était dans sa nature  de  faire en sorte que les autres se sentent mieux. C'est sans doute cela qui l'invitera à vite s'adapter aux sports collectifs un peu plus tard... Contrairement à sa vie d'avant, à côtoyer les pistes pour un but  aussi personnel qu'ambitieux. Cependant la chose qui lui plaisait le plus dans tout cela, c'est qu'elle le considérait comme un garçon normal et il comprenait peu à peu que sa première réflexion envers lui, quand il lui avait proposé ses genoux, n'était destiné qu'à la gêne d'être portée par un adolescent.Cela aussi amena à ce qu'Aoi se détende.


Y a pas de quoi...


Sa voix trahissait un peu la timidité qui se cachait derrière ce visage qui se voulait assuré. Il n'était encore qu'un adolescent qui jusque là n'avait jamais trop songé aux filles, ni même aux garçons d'ailleurs.. Bien trop sérieux dans ses études et cette volonté que de courir sans cesse plus vite. Aux mots de Mitsuki, il se contenta d'incliné un peu son menton, et lança alors son fauteuil vers l'avant, tout en faisant attention à ce qu'elle ne reste pas trop en arrière. De plus il y avait des poignées sur son bolide, elle pouvait facilement s'y retenir en cas de faiblesse non avouable.  Aoi comprenait parfaitement cette volonté que de vouloir se montrer fort et intouchable. Ses mains portaient les marques de ce début de pratique... que de rouler. Ses bras étaient encore douloureux de l’entraînement de la matinée et pourtant, il ne disait mot. Car en longeant ce dernier couloir, le garçon  pouvait encore voir cette ligne d'arrivée. S'il poussait plus fort, alors il irait bien plus vite et gagner cette course. Oui mais contre quoi ? Contre qui.  Tout à ses songes il secoua un peu son visage, comme pour chasser cette absurdité.  Inspirant lentement, il fit une courte pause devant le petite carrefour qui se tenait devant eux. Une infirmière entrait dans une chambre.. mais sinon, rien de  particulier...


Dis moi, tu as dû sacrément travailler pour avoir une voix aussi impressionnante. C'est ta passion j'imagine.


Après tout, il avait bossé dur en tant qu’athlète et ça se voyait à la musculature de ses bras, ses épaules et son torse. Sa jambe étant caché par son pantalon large, c'était moins évident à le déceler.  Peut-être que c'était même plus qu'une passion pour Mitsuki, mais un mode de vie en définitive...Ou bien une obligation. Comme pour lui.. le piano?  Depuis que l'adolescent avait pu convaincre son père de faire du sport, il n'en jouait que rarement. M'enfin, même s'il était plutôt bon, jamais il n'égalera son aîné. Ce dernier avait bien plus de doigté que lui et ne possédait pas de tic, dû à la concentration.

Aoi poussa malgré tout  les roues jusque à leur gauche avant de parvenir devant une grand baie vitrée. Puis il  tenta d'ouvrir la porte fenêtre, qui lui paraissait un peu difficile à pousser. La poignée était un peu haute, mais il y parvint enfin. Là il s'engagea sur la petite rampe faire pour ce genre de cas, avant de se laissé glisser sur les pavés réguliers. Il y avait là, quelques arbustes et des chaises. La vue donnait sur la ville et le parc en dessous. De quoi être un peu plus au calme et Aoi espérait avoir remplit sa mission cette fois-ci.



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Mer 4 Oct - 3:17




Mitsuki n’était pas une personne mauvaise, il ne fallait pas croire ça… Mais il était vrai qu’elle portait très souvent un masque, ne serait-ce que pour éviter les ennuis et rester à l’abri de toute douleur possible. Elle ne faisait pas confiance facilement, ce qui était normal vu que les gens autour d’elle ne lui accordait aucun intérêt si elle ne les payait pas ou ne leur rapportait aucun pécule. Ce qui expliquait aussi le fait qu’elle désire garder un masque, ne pas se montrer fragile, auquel cas les autres risquaient d’utiliser ça contre elle. Et elle avait déjà fait les frais avec des journalistes ainsi que sa propre famille… Mais elle était incroyablement douce et gentille au naturel, voir même un peu trop… Ce qui pouvait lui causer des ennuis… Voir plus… Elle avait tendance à vouloir les gens heureux… Et pourtant, lorsque c’était le cas, elle souffrait… Assez paradoxal… Mais disons que si elle possédait la fortune et la célébrité, elle ne possédait pas l’amour, ni l’amitié… Elle était généralement seule… Seule et épiée… Comme on garde un objet.

Mais Aoi était différent. Il était foncièrement gentil, et il voulait lui apporter son aide, ce qui était étrange, parce qu’en soit, elle n’avait rien fait pour sa gentillesse. Mais elle pouvait constater que ce baiser sur la joue du jeune homme avait été suffisant pour le rendre plus doux, plus accessible à vrai dire. Car il semblait avoir accepté son regard. Car au début, il semblait avoir mal prit le fait qu’elle refuse de monter sur ses genoux, comme si c’était ses jambes le problème… Alors que pas du tout. Mais peu de gens pouvait s’attendre à une telle réaction. Les infirmes, les malades et autres… Elle ne voyait aucune différence… Si ce n’est que ceux qui hurlaient que leur vie était finie avec un bras cassé étaient généralement ceux qu’elle évitait… Elle ne les supportait pas… Si certes, ils avaient le droit d’être heureux… Elle détestait les entendre se plaindre, car elle-même ne le faisait pas, et pourtant, avec sa santé… Elle aurait le droit… Du moins elle le supposait… Mais elle ne le ferait pas… Pour elle, c’était presque une honte.

Le jeune homme lui avait alors répondu avec une voix d’où transparaissait la timidité, et sa gestuelle, soit se masser la nuque en souriant, confirmait cette idée… Il inclina alors son menton et se remit en marche, poussant les roues de son fauteuil pour se remettre à avancer, mais pas trop vite. Mitsuki serra sa prise sur le pied à roulette de sa perfusion et se mit en route à son tour, le suivant d’un pas lent mais gracieux. Ils arrivèrent à un carrefour où ils firent une courte pause, et Mitsuki se tendit à l’approche de l’infirmière, même si elle savait que ce n’était pas pour elle. Mais alors qu’ils allaient reprendre leur avancée, le garçon posa une question… La question… Le visage de la chanteuse se marqua d’une certaine détresse, alors que ses yeux brillaient légèrement de larmes contenues. Oui… Sa… Passion… C’était bien plus que ça… le chant et la danse avait été toute sa vie, sa seule vie. Elle n’avait que ça pour vivre, pas d’amis, pas de famille aimante, pas de soutient… Juste sa musique et sa danse… Mais on lui avait enlevé… Pour… Survivre…

C’était marrant qu’il dise ça… Une voix impressionnante… Oui… Elle avait un timbre vraiment particulier, et du coffre… Mais qu’est-ce que cela serait si elle ne devait pas faire attention ? Si elle n’avait pas à craindre pour sa vie à chaque effort ? Probablement ce dont elle rêvait… Un moyen de poursuivre dans la seule chose qui lui faisait oublier que sa mère était morte pour elle, que sa famille et son clan la méprisaient, que les gens en voulaient généralement à son argent et que personne ne voulait réellement la connaitre. Elle dont le rêve était d’effacer sa maladie pour poursuivre dans la seule chose qu’elle aimait réellement faire s’était condamnée en le poursuivant… Encore un infarctus… Le dernier… Et tout s’arrêterai… Elle n’aurait pas le droit à une dernière chance, les médecins ne voulaient plus prendre de risque… Seul Kurosaki-sensei ne désespérait pas. Et encore, elle avait l’impression qu’il ne faisait cela que pour lui remonter le moral. Ce qui était fortement possible vu le personnage… Mais à quoi bon ? Elle se voilait la face…

« C’était… ma passion… Et c’est probablement ce qui va me tuer… » Finit-elle par dire d’une voix cassée.

Un constat, lourd et douloureux qu’elle fit tandis qu’il se battait avec la hauteur de la poignée pour la baie vitrée devant laquelle ils étaient arrivés. Il parvint finalement à la saisir pour tirer, et Mitsuki n’avait pas eu le temps de venir l’aider, mais la vue qui s’offrait à eux la fit cesser tout mouvement. Une sorte de coin paisible avec des pavés raides, entourés d’arbustes et quelques bancs de pierre et chaises… C’était joli, bien que classique… Mais sentir le vent s’engouffrer dans ses cheveux lui faisait un bien fou. Ça dissipait ce parfum d’antiseptique, et de là, ils pouvaient voir la ville… C’était vivifiant, agréable… Il n’y avait personne… Faisant un pas dans la direction de l’extérieur, la pensée fugace d’en profiter pour s’échapper à partir d’ici se fit sentir mais… Mais elle ne pouvait pas laisser son sauveur tout seul… Ce n’était pas correct, surtout après toutes ses tentatives pour l’aider. Elle secoua la tête pour chasser toute pensée douloureuse et tentative de fuite, avant de reprendre la parole d’une voix un peu plus douce.

« On va s’installer sur le banc ? »

Et quand elle disait ‘on’, c’était bien tous les deux. Car le fauteuil devait être pour lui un rappel constant de ce qu’il avait perdu… Alors que là, il pouvait le garer derrière eux et s’installer tranquillement… Être… Comme tout le monde, des gens normaux, sans maladie ni blessure quelconque. Deux adolescents dans un parc… Et pas deux victimes de la vie au milieu d’un hôpital en recherche de coin tranquille… Finalement, le blond lui était sympathique, quoi qu’un peu bizarre, mais elle ne pouvait pas véritablement parler à ce sujet…



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Jeu 19 Oct - 11:16



Laissant le fauteuil rouler, Aoi restait attentif à ce que pouvait dire celle qu'il tentait de détendre un peu. L'air venait à soulever ses cheveux encore blond, tandis que ses mains un peu caleuses repoussaient les roues de son carrosse. Le temps était clément au moins pour nos deux compères du moment qui ne se doutaient pas de leur point commun. Il n'y avait personne sur cette terrasse et c'était l’idéale. L'adolescent avait vu juste en décidant de grimper ici. Cependant les premières paroles laissé entendre par Mitsuki détourna un peu l'attention que le garçon portait à l'allée. Une passion qui allait la tuer ? Chanter pouvait faire une telle chose ?  Pourtant, la musique avait en elle même tant de vertu. Aoi se contenta d'exercer un nouveau roulements. Il ne dit mot pour le moment, comme ne voulant pas rompre le court silence qui venait de s'installer. En fait, le garçon cherchait un sens à ce qu'elle venait de dire, avant d'être tiré de sa brève rêverie par cette même voix. S’installer sur le banc ?... Relevant un peu les yeux, Aoi put constater en effet qu'il y en avait un pas loin d'eux.  Un très léger sourire vint alors sur ses lèvres. C'est bien la première fois depuis qu'il était ici qu'on l'invitait à faire ça.  Restant pour la plus part du temps dans son lit pour les visite, jamais encore on en lui avait propose de s’asseoir ailleurs, si ce n'était sur ce petit bolide de fortune. Vivement les béquilles... Voir le monde en étant debout, ça lui manquait.


C'est parti en ce cas.


Le ton était sincère et l'adolescent  trouvait que Mitsuki devenait un peu plus détendu. C'était bon signe et ça lui plaisait de voir qu'il avait été utile pour une fois. Depuis qu'il était ici, il n'avait fait que se replier sur lui même et envoyé promener ses propres amis. De toute façon ils ne pouvaient pas comprendre le gouffre qu'il avait en lui même. Roulant dans la direction du banc, Aoi vint à se placer le plus prêt possible de l'assise,tout en laissant de la place pour Mitsuki et sa perfusion. Changer de posture, c'était encore une chose à travailler, mais le garçon savait qu'il y arriverait. Il n'avait pas l'intention de passer pour un ridicule devant Mitsuki. Prenant une bonne inspiration, il posa le pied gauche sur le sol, avant de pousser de ses mains, sur les accoudoirs du fauteuil, afin de se redresser. En équilibre sur sa jambe, Aoi fut de nouveau surpris par ce manque d'équilibre qu'il éprouvait et se rattrapa rapidement au dos du banc, afin de ne pas choir. Tenant bon, le blondinet finit par se retrouver immobile et parfaitement debout... Se tenant simplement d'une main. C'était ça...sa taille réelle ? Il avait l'impression de redécouvrir sa propre hauteur, fixant les arbustes en face de lui. Quand bien même c'était sportif de se tenir ainsi, Aoi resta ainsi une petite minute encore, avant de finalement s’asseoir en bondissant légèrement.. sur le banc.

C'est là qu'il tourna son visage vers Mitsuki. Ils étaient à la même hauteur cette fois. Comme  à la cafette et ça faisait un bien fou. La différence, était qu'ils se trouvaient aussi sur la même assise et cela aussi avait comme un goût de satisfaction. Être comme tout le monde.  



Quand je pouvais encore courir, j'éprouvais comme une sensation de liberté que jamais encore je n'avais pu connaître. C'était comme si de l'électricité me parcourait et me rendait plus fort . Alors... comment le chant pourrait-il te priver de ça à toi ?


La question était sincère et profonde. Parce que dans le fond, jamais il n'imaginait qu'une passion puisse se retourner contre soi. Cette fille avait changer en chantant, il avait même pu ressentir quelque chose de plus léger en lui même. Alors ce don était plus un cadeau qu'une malédiction...pour faire autant de bien. A moins qu'il ne se trompe. Peut être aussi qu'il parlait trop, lui qui jusque là se contentait d'écouter Monsieur le Catcheur et l'infirmière. Ignorant parfois sa mère, parce qu'il ne supportait pas qu'on le voit ainsi.  Jusqu'a ce matin, Aoi était d'une humeur massacrante et là, il paraissait plus calme et de nouveau un peu plus lui-même.  Il ne s'en rendait pas vraiment compte qui plus est. Quoi qu'il en soit, il se demandait s'il ne posait pas trop de question depuis tout à l'heure et il se raclât un peu la gorge. Après tout, elle n'était pas non plus obligée de répondre. Posant ses mains sur son pantalon large, il vint à retourner ces dernières, paumes vers le ciel t y constata les cales. Jusque là il n'en avait jamais eut à cet endroit là. Son air se fit un peu plus grave sans pour autant être marqué par la frustration. C'était simplement un constat.  D'ici  peu, Aoi pourra quitter l'établissement et possédera sûrement sa prothèse un mois plus tard. Mais  durant ce temps imparti, il se promit de ne pas même, ramener ses pieds sur la piste, ni d'aller y rechercher ses affaires. Tout cela pouvait brûler.


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Ven 20 Oct - 20:01




Après la proposition de la demoiselle et l’acceptation du jeune homme, tous deux se mirent en route. Lui poussant les roues de son fauteuil et elle tirant sur le pied de la perfusion jusqu’à la zone mentionnée. Le sol se composait de petits graviers et de plate-bande verte, et il fallait faire attention, mais en soi, c’était praticable, et loin des escaliers ou d’un ascenseur exécrable. La jeune femme se plaça alors en bout d’assise pour avoir sa perfusion du bon côté, et croisa les jambes pour ne pas dévoiler ses bas de dentelle… Du moins le fait que ce soit des bas et non un collant. Elle replaça d’ailleurs correctement sa petite robe bleue ciel sur ses cuisses avant de tourner la tête vers Aoi. Le blond s’était rapproché le plus possible du banc, pour ensuite poser le pied gauche sur le sol et s’appuyer. Il se releva alors, bien que vacillant, et dû s’appuyer sur le dossier du banc pour tenir debout…

Mais Mitsuki ne regardait pas le jeune homme pour cette raison. Elle avait commencé à lever la tête pour le suivre dans sa manœuvre et la constatation qu’il était bien plus grand qu’elle se fit. À cette époque, la demoiselle ne faisait pas plus d’un mètre cinquante-trois, et si avec des talons, elle en prenait 5, elle avait cependant conscience de sa petitesse et de sa fragilité. Et là, le blond qui jusqu’à maintenant était plus bas qu’elle se révélait en vérité plus grand. Si elle ne savait pas précisément quelle taille il faisait, elle était plus que certaine qu’il la dépassait d’une tête au moins. Rosissant, parce qu’elle avait compris que son observation était un peu trop poussée et pouvait paraitre désagréable au jeune homme, elle détourna le regard tandis qu’il s’asseyait à ses côtés. Il semblait épuisé de cet acte, mais aussi très satisfait. Et c’était assez agréable de le voir ainsi, même si elle ne le connaissait quasiment pas.

C’était paradoxal, mais Mitsuki aimait les gens heureux autant qu’elle les jalousait. C’était quelque chose qu’elle ne comprenait pas trop, et dont elle n’avait pas trop conscience non plus, mais c’était là. Elle haïssait plus que tout de voir des visages souffrants, des regards tristes, perdus, des âmes blessées. Elle voulait toujours que l’espoir s’affichent sur ces visages défaits, même si ce n’était pas elle la cause de ces sourires, elle voulait juste que les gens soient heureux. Et à contrario, lorsqu’elle en croisait, elle se rappelait qu’elle, n’était pas heureuse, et les enviait alors, pestant contre eux. Ce n’était pas très logique, mais la chanteuse n’était pas méchante, et ses émotions, bien que pas souvent visibles sur son visage à cette époque, étaient toujours très fortes et pleines. Elle aimait la vie avec tellement d’intensité, qu’elle ne se rendait même pas compte de la logique de ses pensées et de ses actes. Le bonheur lui semblait la chose principale censée rythmer le temps, lui et sa quête…

Elle sursauta lorsque le blond prit la parole. La brunette cligna des yeux à plusieurs reprises, avant de se focaliser sur le jeune homme pour l’écouter, presque studieusement. Mais les propos… Etaient lourds de sens. Il parlait d’avant… Lorsque sa jambe disparue ne l’était pas encore… Qu’il aimait courir… Que cela lui apportait une certaine liberté, un courant électrique vivifiant… Elle pouvait parfaitement comprendre… Non, en fait, ils se comprenaient totalement… Eux dont la vie détruisait la passion, dont la passion détruisait la vie… Et là, il demandait comment le chant avait pu la priver de vivre… Il ne comprenait pas… Ou alors, ne savait il pas comment cela fonctionnait ? Plausible… Mais l’expliquer, c’était se rappeler… Le voulait-elle ? Elle ne savait pas. Mais il s’était confié… Et elle voulait lui rendre la pareille, le remercier pour sa gentillesse du moment. Mais… Mais il fallait aussi garder sa carrière – même si elle serait bientôt éteinte – secrète… En clair, il allait falloir jouer sur les mots. Elle inspira longuement avant de répondre d’une voix rendue fragile et hésitante par ses réflexions.

« Eh bien… Avant… Je faisais… Beaucoup de danse et de musique mais… Mais ça représentait tellement d’heures de travail et d‘effort pour aboutir à un spectacle… Correct… Que mon cœur ne tenait plus la cadence… » Elle se mordit la lèvre pour maîtriser la colère qui revenait avant de reprendre. « C’est… lors d’un spectacle de danse qu’on a appris pour mon cœur… Je me suis écroulée dans les coulisses… Et je sais que je ne peux plus rien faire à présent… sinon… Mon cœur me lâchera… » Et ça, c’était si son muscle cardiaque était assez clément pour la laisser vivre quelques années sans qu’elle ne fasse rien de répréhensible non plus… Mais vu la journée… Elle n’était plus sûre de rien… Après tout, elle n’avait fait que se promener et se perdre un peu, rien de bien méchant… Mais cela avait été suffisant pour que son cœur s’emballe et devienne douloureux…

Durant sa réponse, Le jeune homme blond avait observé ses mains calleuses avec attention, son air devenu grave sans qu’elle n’en comprenne la raison. Surprise, elle finit par se reprendre, histoire d’éviter de sombrer à son tour. « Mais c’est la vie… On ne peut qu’avancer malgré les obstacles… Reculer serait contre-productif… » Elle tremblait un peu, mais ce n’était pas de froid vu la température, c’était juste une tension refoulée… Dire ça ainsi était bien plus dur qu’elle ne le pensait. Un vulgaire obstacle… Bah tiens… Comme si avec un cœur aussi fragile on pouvait vivre correctement… Mais elle ne pouvait pas se plaindre… ça ne servait à rien…



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