Première Arcane - Daegan [En cours]
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Mar 9 Mai - 10:18

Chapitre 1:



  Les bruits de pas résonnaient dans le silence du couloir. Les ombres projetées par les chandeliers vacillaient au rythme des lumières, pourtant rien ne l’empêchait d’avancer. Ce n’est pas comme s’il pouvait esquiver cette entrevue. Quand IL appelait, personne ne pouvait s’y soustraire. Pas même les plus puissant du royaume, pour la bonne et simple raison qu’IL les dominait tous. Alors il avançait dans ce couloir à l’architecture gothique, qui aurait tellement plu à tous ces groupes d’humains cherchant à sortir du lot et faussement satanistes, juste parce que cela les faisait se sentir particuliers. Ils ne savaient rien de la véritable sorcellerie. Celle qui pouvait vous réduire à néant si vous vous retrouviez apte à la contrôler. Celle dont les êtres comme lui se méfiaient comme de la peste. Hors de question de finir pulvérisé parce qu’une sorcière à décidé qu’il en était ainsi ! Un sourire glacial étira légèrement ses traits alors qu’il repensait à la dernière qui avait voulu l’exterminer. Il ne pouvait nier porter, encore aujourd’hui, les stigmates de cette rencontre… Si seulement une autre de ce calibre pouvait se dresser à nouveau devant lui, là il sortirait de son ennui perpétuel. Là, il s’amuserait avant de la briser, comme il avait brisé la dernière. Il frissonna en repensant aux cris et suppliques que la pauvre victime avait criées avant de rendre l’âme…

  Enfin, il s’arrêta devant la porte. Un chef d’œuvre d’architecture et de sculpture sur bois. Cela aurait pu donner des sueurs froides à n’importe qui d’autre que lui. Tous ses visages hurlants, les traits déformés par cette terreur si commune aux faibles. Des humains, en grande partie, mais de ci de là, on apercevait le visage de l’un des siens. Des perdants, des traîtres… Finalement il toqua à la porte, serrant les dents alors que ce nœud dans son estomac prit de l’ampleur. Oh non, il n’avait pas peur de devoir se battre ou autre, ni même de celui qu’il devait rencontrer, mais de ce qu’il allait lui demander. Car quand IL vous appelait, ce n’était jamais de bon augure pour vous. Et il l’avait apprit à ses dépends aux fils des siècles. Une fois, il avait été proche de perdre la tête, simplement parce qu’on lui avait demandé de ramener un quelconque calice. Du moins, c’était ce qu’il avait cru de prima abord, mais non. Il s’agissait du calice d’Abadon. Autant dire que celui-ci s’était retrouvé fort peu heureux de constater qu’on tentait de le dérober.

  Il resta là, patient. IL savait qu’il n’était pas de nature patiente et cela l’amusait beaucoup de le provoquer ainsi, de chercher à le pousser à bout. Sachant cela, il faisait de son mieux pour ne pas se faire avoir par LUI. Mais au bout de quelques secondes, ses bonnes résolutions partirent en fumée. Il détestait profondément cela. L’attente. Sans doute l’une des raisons qui l’ont poussé à n’avoir jamais de femme. Car il faut toujours les attendre. Quelle que soit leur race. Alors qu’il ruminait intérieurement, il y eut un cliquetis, semblable au bruit d’une serrure que l’on déverrouillait de l’intérieur et d’un grincement sinistre, la porte s’entrouvrit. Il va sans dire qu’IL aimait se jouer des idées reçus des humains sur LUI. Et par tous les diables, qu’IL en jouait. Comme un enfant insatiable de faire des farces à n’importe qui, du moment qu’IL se retrouvait à rire des conséquences de ses actes sur les autres. Même quand ils venaient à mourir. Par contre, quand cela ne se passait pas selon ses envies, valait mieux l'éviter, si l’on souhaitait rester en vie, l’éviter par tous les moyens et ne jamais chercher à se faire remarquer à ces moments là…

  Mouvant son corps massif, il entra dans la pièce si riche… Il s’arrêta, stupéfait. Il dut avoir l’air d’un parfait idiot à cligner ainsi des yeux, éberlué. Devant lui se tenait un jeune enfant, d’environ cinq ans, les yeux carmin et des cheveux couleur blé, luisant de rage. Et la pièce, ordinairement or et noir, avec fourrure et satin était devenue… Une salle de jeu digne d’une maternelle, avec des tons criard. Ce bleu clair et ce blanc… Il dut se mordre violemment la lèvre pour ne pas éclater de rire alors que son regard se reposait sur l’enfant. Il n’y avait aucun doute que…

-Ne t’avise pas de rire, sinon je t’éviscère et me ferais une ceinture de tes trippes, tu m’entends ?!

Si les menaces étaient réelles, la voix fluette qui sortie de ce petit corps eut raison de sa retenu et il explosa dans un tonitruant rire à la fois sensuel et rauque. Mains posées sur le ventre et larmes aux yeux, il dut se pencher pour éviter un camion en plastique qui volait droit sur lui. Non pas qu’il se moquait tant que ça du seigneur mais plus de la situation improbable qui s’offrait à ses yeux. Cet air si angélique, déformé par une rage profonde…  Nul doute qu’un mauvais tour fut joué au maître, mais tout de même, il fallait être incroyablement inconscient pour faire cela ! Surtout à lui ! Mais rapidement, ce rire ce tu, comme s’il prenait conscience de la situation réelle. Quelqu’un avait envoyé une malédiction sur le Seigneur, quelqu’un avait eut le culot de le provoquer ainsi, une personne, ou un être, venait de mettre un point final à sa vie. Et il ce doutait de la suite que prendrait cette entrevue…

  -Tu vas me retrouver qui m’a fait ça. Tu va me la ramener et je l’obligerais à me rendre ma prestance avant d’en faire un jouet. Vite. Avant que le royaume ne tente de destituer. Va, Antarès, dans le monde des humains.

  L’homme s’inclina devant son seigneur, quand bien même celui-ci ne ressemblait plus à rien. Car le respect gagné au fil des siècles était une chose que même le physique ne pouvait entacher. Trop de combat mené côte à côte pour se soucier de si peu de chose. Se redressant, il aperçut la lueur de haine voiler le regard de son maître et ami. Lui non plus ne laisserait pas passer cela. On ne ridiculisait pas le roi des ténèbres sans en subir les conséquences. Alors qu’il tournait le dos à l’enfant, un sourire de plus en plus sadique étira ses traits. Antarès souhaitait, du plus profond de son cœur, avoir affaire à une Fille de la Lune. Pour la bonne et simple raison que cela serait bien plus amusant pour lui de combattre ceci qu’un humain lambda qu’il pouvait briser comme bon lui semblait.

  Il tourna enfin le dos à son seigneur et ami, l’ichor de ses veines brûlait d’avance à l’idée d’un combat. Lui qui n’avait connu que cela des siècles durant, l’accalmie qui frappait le royaume le laissait sur sa faim. Cette faim dévorante de regarder les corps calcinés par la haine, de sentir le goût du sang sans sa bouche et d’entendre les mélopées d’agonies… Autrefois, il était craint, maintenant, il passait dans l’oubli des mémoires humaines. Lui, Antarès, connu comme le démon de la Guerre et des Massacres n’était aujourd’hui plus qu’une vieille légende presque oubliée de tous… Mais les temps changeaient. Il allait rappeler à ces rats humains que même si personne, où presque, ne c’était manifesté des siècles durant, ils n’en existaient pas moins pour autant.

  C’est un sourire malsain qui fit ourler ses lippes alors qu’à nouveau ses pas résonnèrent dans le silence du couloir qu’il avait emprunté quelques minutes auparavant. Il avançait rapidement, sortant un Iris de sa poche. Autrefois, pour parler à quelqu’un à l’autre bout du monde, ils devaient jeter une pièce dans un basin sacré de la déesse. Avec l’évolution humaine, Iris avait trouvé cela intéressant l’idée des téléphones portables et des abonnements, elle avait donc mit cela en place pour elle. Ce qui fait que presque toutes les créatures connus, sauf les mortels, utilisaient une pièce de la taille d’un ongle qu’ils fixaient sur leurs tempes pour contacter qui ils voulaient. Cela marchait presque comme de la télépathie au final. Lui n’aimait pas cela mais s’en retrouvait dépendant pour gérer ses affaires. Et un seigneur qui s’absentait devait prendre ses précautions. Les places au sommet de la chaîne étaient rares et convoitées. La moindre erreur pouvait coûter ladite place. Où la vie, dans le meilleur des cas.

  Au bout de quelques secondes, il entra en contacte avec son assistant, mettant au point les différentes protections dont son domaine aurait besoin dans les jours à venir. Une fois ses affaires réglées, et sorti du palais souterrain de son seigneur, l’homme se dirigea vers un manoir sur la colline qui surplombait la ville. La lune donnait un air morbide à tout ce qui l’entourait. Celle-ci étant relié aux humeurs de son ami, elle ne tarderait pas à virer au noir, les humains prendraient cela pour une éclipse. Antarès grimaça, il détestait ce truc là. Il serra les dents, tentant de réfréner cette envie de sang qui montait en lui, accélérant le pas pour arriver chez lui plus rapidement. Il croisa certaines de ses connaissances sans les saluer, trop pressé et impatient de passer dans l’autre monde pour trouver celui ou celle qui à causé ce tord, certes amusant, à son maître.

  Finalement arrivé chez lui, il alla directement s’enfermer dans sa chambre. Si beaucoup de ses congénères avaient des servants et esclaves, lui s’en passait à merveille, sauf un vieil ami, qui avait prit soin de ses parents et qui avait émit le souhait de le servir, il vivait seul. Une fois dans la pièce, étonnamment épurée et d’un blanc immaculé, il se déshabilla. Ôtant pantalon de cuir et chemise en soie, tout de noir vêtu, il se dirigea vers la douche et laissa l’eau brûlante le détendre. Il ferma les yeux en offrant son visage au jet. Il mesurait plus de deux mètres et pesait son bon cent vingt kilo. Tout de muscle et de cicatrice, il avait un corps en V mais ses jambes ne restaient pas moins dessinées que le reste. Un visage carré, des yeux couleur glace et de long cheveux de jais… Oh il n’était pas ce que l’on pouvait appeler quelqu’un de moche, c’était certain. Comme beaucoup des siens, il était même magnifique. Et impitoyable. Il coupa enfin l’eau et enroula une serviette sur ses hanches pour se planter devant sa penderie. La, il prit un autre bas en cuir, sans dessous. A quoi bon lorsque le cuir vous caressait la peau ? Un t-shirt noir manche courte sur lequel il plaça un harnais. Et quatre de ses dagues. Il cacha quelques armes et enfila un long manteau en cuir. Pour un humain, il devait ressembler à  un gothique. Pour les siens, un guerrier.

  Fin prêt, Antarès prit la direction de la sortie, il avait du travail avant la fin de la nuit. Il devait commencer les recherches. La traque était ouverte…

***

  Rues bondées, chaleur écrasante et personnes pressées. Elle détestait la ville pour ça, entre autre. Impossible de ce sentir à l’aise là où mère nature n’a plus sa place. Se pinçant l’arrête du nez, elle soupira et reprit sa route sous le soleil couchant, arpentant le dédale des rues  de sa ville. Ce soir, elle retrouvait ses sœurs pour voir si ça avait marché. Etant la plus jeune des trois, elle étudiait encore au sein de l’Université du coin mais honnêtement, elle ne faisait cela que parce qu’elle ne trouvait rien d’autre à faire. Enfin, elle avait un boulot, mais personne ne la contactait, alors en attendant elle poursuivait ses études mais y perdait goût. Elle avait quoi… Vingt trois ans bientôt, ses études arrivaient à son termes et elle devait réfléchir à quoi faire plus tard. Si facile à dire et pourtant, si difficile à savoir.

  Allait-elle finir comme ses sœurs à lire la bonne aventure à ses personnes en mal d’amour ou d’argent ?  Elle ne s’y voyait pas une seule seconde mais qu’elle autre choix avait-elle finalement ? Devenir une prof ? Elle n’avait pas de patience avec les plus jeunes. Serveuse ? Là encore, c’était impossible, elle n’avait aucun tact. Mais elle aimait les plantes. Mais de là à devenir fleuriste… non. Herboriste lui conviendrait mieux, mais ce métier existait-il toujours ? La question la travailla tout le reste du trajet jusque chez elle. Elle vivait dans la maison familiale avec ses deux sœurs depuis la mort de leur mère. Une grande maison sur trois étages, de style ancien. Renaissance peut-être ? Elle s’arrêta devant chez elle et pencha la tête sur le côté en regardant la façade. De ci, de là, des gargouilles ornaient le haut de la maison tandis que le lierre grimpant donnait un air un peu sinistre a l’ensemble. Enfin, si le jardin n’était pas aussi fleurit et entretenu, la bâtisse aurait l’air d’être hanté.

  En entrant, elle fut surprise du vacarme qu’il régnait. D’ordinaire, c’était calme et elle aimait ça… Se dirigeant vers la source du bruit, elle poussa un soupire. Devant elle, ses deux sœurs aînées se disputaient. Encore. Elle voulut disparaître avant d’être remarquée mais ce fut raté.

  -Manxie ! Vient là et aide-moi à remettre les idées en place à cette couillonne !

  Manxie… Elles l’appelaient comme ça depuis ses douze ans… Depuis son initiation en fait. Daegan soupira de plus belle et posa son sac au sol en s’approchant. Elle regarda ses deux sœurs, rousse comme elle, l’une avec les yeux marron, tirant sur l’or et l’autre avec les yeux verts, allant vers l’émeraude. Eilidh, celle aux yeux presque or, et Neilin,  elle aux yeux verts, se faisait face, clairement en désaccord. Sans se douter une seule seconde de ce qui passait dans le crâne de leur aînée pour provoquer un tel chambardement dans l’équilibre de leur sororité, la cadette avança, sourcil froncé.

  -Qu’est-ce que tu as encore fait Atelerix ?

  Daegan regardait son aînée avec un air semi dépité, semi perplexe. Il faut dire qu’elle avait le chic pour avoir des idées complètements incongrus par moment… D’elles trois, on en arrivait à ce demander si la plus âgée était bel et bien la plus mature… Alors qu’elle cachait un soupire, elle vit le visage de Neilin s’éclairer d’une lueur joueuse, comme celle d’un enfant prêt à commettre une bourde. Elle sortie de son dos une planche ouija et la tendis à bout de bras, fièrement, devant ses sœurs, toute excitée. Les yeux de la cadette s’écarquillèrent alors que les remontrances de la benjamine résonnèrent de nouveau. Eilidh tenta d’attraper la planche mais d’un geste qui se voulait vif, qui semblait plutôt incontrôlé, la petite rouquine serra la planche contre elle en se mettant à piétiner comme une gamine faisant un caprice. Les deux autres se regardèrent et Daegan sourit à sa sœur.

  -On peut bien lui faire plaisir non… ? tenta-t-elle, pour convaincre encore une fois la dernière.

  -Mais on à pas le temps pour ces bêtises ! De plus ce soir je…

  -Ce soir c’est soirée OUIJAAAAAAAAAAAAAAAAA ! hurla l’aînée, triomphante avant d’éclater de rire, entraînant le rire de ses sœurs avec elle.

  Une fois les esprits calmés, chacune repartie dans son coin : Eilidh, ronchonnant, alla dans la cuisine tandis que Neilin, victorieuse, alla s’enfermer dans sa chambre, comme toujours. Elle ne sortait pas souvent, pour des raisons souvent inconnue de la dernière mais il était certain qu’elle s’occupait des finances de la famille, de façon à ce qu’aucune d’elles ne manquent de rien. Quant à savoir ce qu’elle faisait… C’était un mystère qu’elle avait à de nombreuse reprise tenté de percer, sans succès.

  Ne restait que Daegan sur le palier, hésitant encore entre monter dans sa chambre où allez dans la serre… Sentant une douce brise caresser son visage, son choix fut vite fait et elle délaissa son sac pour sortir dans leur jardin. Il n’avait rien d’un parc de manoir mais il était suffisant pour leur potager et les cultures de plante étrange de leur mère. Par amour pour celle-ci, elles continuaient de l’entretenir, avec passion pour la cadette. Elle aimait les plantes plus que les deux autres, c’était certain. Surtout le basilic. Sa mère en avait plus d’une soixantaine de pied différent et Manxie adorait cette odeur qui lui rappelait cette mère qu’elle n’avait que trop peu connu.

  Entrant dans la serre, elle fut envahit par cette odeur si familière qui avait le don de l’apaiser et de la faire sourire. Avançant au cœur de cet océan de bienêtre, la jeune femme trouva un banc en pierre blanche sur lequel elle s’allongea, observant le ciel à travers les vitres. Le ciel ce teintait lentement d’orangé et de prune alors que le soleil poursuivait sa route, laissant place à la nuit et sa sœur plus timide, la lune, se dévoiler lentement. Elle avait toujours aimé comparer la lune à une femme et le soleil à un guerrier. La douceur et la brutalité. Complémentaire selon sa défunte mère.  Aujourd’hui encore, la jeune femme ce demandait ce qu’elle voulait dire. Scientifiquement parlant, la Lune n’était qu’un satellite Terrien sur lequel la lumière du soleil se réverbérait… En quoi était-il complémentaire au soleil, qui lui, est un astre à part entière ? Fronçant les sourcils, elle laissa ses yeux parcourir cette immensité d’où les étoiles commençaient à apparaître. Enfant, elle était persuadée de voir une ville s’allumer à travers les cieux, aujourd’hui elle savait qu’elle ne voyait que des soleils de milliers d’autres systèmes à travers l’espace, et que certains étaient même déjà éteints. Mais le temps que la lumière lui parvienne, celle-ci vivait encore un peu plus…

  Daegan ne vit pas le temps passée, perdue dans ses pensées, allongée sur ce banc, les yeux dans le vague. Il faisait désormais nuit, simplement éclairée par la lune, la jeune rouquine sembla revenir à elle d’un coup, clignant des yeux. Elle se redressa un peu en esquissant un sourire complice. Elle était seule ici mais les plantes étaient devenues ses amis au fil du temps. Alors qu’elle se rasseyait, un bruit sinistre lui fit relever la tête, son cœur bondissant dans sa poitrine. Elle prêta attention à ce qui l’entourait mais ne vit rien. Jusqu’à ce qu’elle sente quelque chose lui effleurer la nuque, lui faisant pousser un cri de terreur. Une sensation horrible remonta le long de sa colonne alors que ses poils se hérissèrent d’un coup. Le souffle court, elle avait bondit pour ce mettre debout et s’éloigner du banc, regardant derrière elle, s’attendant à y voir quoi que ce soit. Mais rien. Il n’y avait rien. Ce qui accentua la peur qui s’immisçait en elle.

  Une ombra passa à sa gauche, le crispant alors qu’elle tournait son visage vers ce qu’elle avait vu, mais encore une fois, elle ne vit rien. Elle déglutit avec difficulté en serrant ses mains contre elle, sur le cœur, cherchant à ce réconforté seule en murmurant que ce n’était que son imagination. Cela aurait pu marcher. Oui, si elle n’avait pas été brutalement attrapée par le bras et celui-ci tordu avec violence dans son dos en la faisant chuter de tout son long sur le sol. Elle voulu pousser un cri mais aucun son ne sortie de sa bouche. Elle sentait quelque chose peser dans son dos, la maintenir immobile alors que les larmes lui montaient aux yeux. Elle avait peur alors qu’un souffle rauque se rapprochait de son oreille. Une odeur de souffre lui emplit les narines tandis qu’une main brutale se referma sur sa gorge, coupant la respiration de la pauvre victime.

  Elle allait mourir. Daegan en était certaine, elle allait mourir de la main d’un fou se cachant dans la serre. Lentement, sa vue devint trouble alors que le souffle, froid, de celui qui la maintenant lui râpait le cou. Elle se mit à trembler et à avoir de plus en plus de mal à respirer quand la lumière de la serre éclaira soudainement tout ce qui l’entourait. Ce qui la maintenait sembla disparaître d’un coup et elle prit une profonde inspiration alors que des bruits de pas se rapprochèrent. Un cri de stupeur retentit alors qu’elle toussait pour tenter de reprendre ce souffle qui lui avait si cruellement manqué. Les bras d’Eilidh se refermèrent sur elle alors qu’elle criait quelque chose à Neilin, mais la pauvre victime n’entendait et ne comprenait plus grand-chose. Un bourdonnement semblait résonner dans son crâne et sa vue ce ponctua de tâches noires. Alors qu’elle sombrait dans l’inconscience, elle l’entendit aussi distinctement que si l’on venait de lui susurrer au creux de l’oreille.

  -Ce n’est que partie remise…

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Mar 9 Mai - 10:26

Chapitre 2:



  Eilidh était assisse au chevet de sa cadette, un livre consacrée aux plantes ouvert sur les genoux. Mais elle était incapable de lire, ses yeux dorés revenant sans cesse sur sa cadette pour être certaine qu’elle n’avait rien. Qu’elle respirait toujours ou encore voir si elle faisait signe de se réveiller. Elle ne comprenait pas ce qu’il c’était passé mais une chose était sûr, le terrain n’était plus sécurisé. Et si c’était le cas, le pire était à craindre pour elle. Après tout, le cercle était ce qui les avait protégées depuis dieu sait combien de temps, si celui-ci avait été rompu parce qu’elle c’était montrées négligente avec le temps, les ennuis ne faisaient que commencer. La rouquine serra les poings en repensant à ce que venait de subir la dernière. Et impossible de retrouver une trace de ce qui l’avait agressée. Comme par hasard.

  Mais pour l’instant, alors que Neilin était enfermée dans sa chambre à chercher une solution, se rendant malade pour ça, elle-même cherchait un moyen de réveiller Daegan. Elle ne pouvait la laisser dans cet état. Si seulement leur mère était encore là… Fermant les yeux, et le livre, elle se leva pour le poser sur la table de nuit de sa jeune sœur, elle devait faire un tour dans la serre maintenant qu’il faisait jour, peut-être y découvrirait-elle quoi que ce soit qui pourrait les guider. Avant d’aller au commissariat, au cas où. Elle était d’avis d’aller porter plainte pour agression alors que Neilin était totalement contre, préférant gérer cela en famille. Elle avait toujours détestée que des inconnus entre dans la maison. Déjà l’agresseur de leur sœur, ensuite des policier ? Elle ne se sentirait plus chez elle. Elle portait bien son nom, Atelerix étant une race d’hérisson… Elle se repliait encore sur elle alors que les choses risquaient de dégénérer.

  En sortant de la chambre, elle hésita à monter dans le grenier, là où se situait la chambre de leur aînée mais s’arrêta au pied de l’escalier. Ce n’était sans doute pas le moment de venir lui parler tout de suite. Ne sachant pas vraiment quoi lui dire pour la réconforter, elle descendit l’escalier en soupirant. Ici et là, des photos de familles étaient accrochée aux murs. Elle ne put s’empêcher de s’arrêter devant celle où il y avait sa mère, sa grand-mère et elles trois. Eilidh avait cinq and sur la photo et elle barbotait dans le lac artificiel qui se trouvait au fond de la serre, a gauche, Neilin qui gribouillait dans la terre, s’inventant des amis imaginaires alors que Daegan était sur les genoux de Mano, leur grand-mère, qui devait encore raconter une histoire tandis que leur mère, une grande brune dont la cadette avait hérité la couleur des yeux, souriait devant le lac. Un pincement au cœur lui fit monter les larmes aux yeux. Elle lui manquait. Moïra Lachlan avait été une mère, une herboriste et une amie précieuse. Et depuis sa mort, quelques années auparavant, ses filles ressentaient un vide. Surtout elle et Daegan en fait, comme si Neilin n’e ressentait pas le poids de cette perte. Par moment, Eilidh se demandait si son aînée n’était pas juste une idiote. Non pas qu’elle doutait de ses capacités mentales, mais ne pas se sentir attristée par le mort de leur mère, qu’elle avait le plus connu d’elle trois…

  En arrivant devant la serre, des frissons parcoururent l’échine de la belle. Elle ne se sentait pas à l’aise, même sous la lumière du soleil. C’était comme si, depuis l’agression, l’endroit émanait des ombres repoussantes. Ou de mauvaises ondes. Elle ne saurait dire pourquoi elle ressentait cela, mais elle n’était clairement pas à son aise alors même qu’elle n’y était pas encore entrée… Inspirant profondément en fermant les yeux, elle mit la main sur la poigné et ouvrit la porte. Elle rouvrit les paupières brutalement en sentant l’odeur de moisie qui s’échappait de la serre. Eilidh entra rapidement et porta ses mains à la bouche pour étouffer un cri d’horreur. Là où la veille encore ce trouvait un jardin intérieur magnifique avec des senteurs et des couleurs venus des quatre coins du monde, ce qui était un mini paradis sur Terre, n’était plus que putréfaction. Les basilics de sa mère ne ressemblaient plus à rien, desséchés et rachitiques. Les rosiers de Daegan étaient noirs et visqueux, alors que d’ordinaire de magnifiques fleurs ornaient l’arbuste…  

  Avançant au travers ce cimetière floral, la jeune femme retenait des larmes d’horreur et de tristesse. Par Séléné que c’était-il passé… ? Son choc ne fut que plus grand, lorsqu’elle arriva au lac. Autrefois, il n’inspirait que la joie et la bonne humeur. Maintenant, les carpes flottaient à la surface parmi des milliers de cadavres d’insectes. Un tapis morbide recouvrait sa surface. Une rage sans nom, glaciale, prit possession d’elle. Quelqu’un avait osé souiller les souvenir de sa mère. Un être en ce monde avait osé détruire le dernier souvenir de sa famille. Elle tourna le dos à ce carnage, ses yeux dorés luisant presque et elle sortit de là, claquant la porte derrière elle.

  Une fois la serre refermée, la température chuta brutalement à l’intérieur. L’air devint glacial et une douce lueur ce mit à émaner doucement du côté du lac. Un point, a peine plus grand qu’une luciole flotta dans l’air, faisant le tour du jardin avant d’arriver devant une tombe. Elle flotta quelques secondes avant de commencer a s’étirer lentement, luisant de plus en plus. A la place de la petite luciole ce tenait un homme immense, avec une carrure de mannequin et un visage ravagé par la tristesse. Il posa sa main sur la tombe en versant une larme  qui roula sur sa joue avant de se cristalliser de froid lorsqu’elle tomba de sa joue, explosant en s’écrasant au sol. Elle fut la seule, mais elle suffit a couvrir de givre l’intégralité de la serre. Cette endroit était important pour lui, c’était ici qu’il l’avait rencontrée. Moïra, sa femme. Celle qui lui avait offert trois sublimes filles. Il posa sa main sur la tombe alors que des pas brisèrent le silence presque morbide qui régnait ici. Sans se retourner, il sut qui était là.

  —Je suis désolée que l’on soit arrivé trop tard. As-tu pu lui faire des adieux ?

  —Ce n’est pas ta faute, elle était arrivé à la fin de son cycle, peut-être la reverrais-je un jour… la tristesse transparaissait à travers chacun de ses mots.

  —…

  —Je sais, nous devons y allez. Personne ne doit savoir que nous sommes là.

  —Je te jure que nous retrouverons qui a fait cela. Tu le sens aussi n’est-ce pas ? Cette aura… Il est de retour !

  —Pas de conclusion hâtive mon prince, nous n’en savons rien pour le moment.

  Une troisième personne sortie du givre s’avança en guettant les alentours. L’immense cochyr ne semblait guère à son aise dans le monde humain, ce qui n‘était point étonnant vu son physique. S’il avait tout d’un être humain lambda, c’était sans compter sur sa peau de givre, ses cheveux blancs ou encore ses glyphes incrustées dans le corps. Mais ce qui était le plus frappant était sans doute sa seconde paire de bras. Juste sous la première. Un sourire fin étira les lèvres du veuf et il ce tourna vers ses amis en hochant la tête, il était prêt à partir. Mais… Mais un regard vers ce jardin, une pensée… Non, il ne devait pas. Il ne pouvait aider ses propres enfants sans leurs révéler qui il était et… C’était bien trop tôt pour. Il allait veiller sur elles et il pouvait compter sur ses amis pour l’aider. Il ne laisserait pas mourir les derniers fragments de son amour pour Moïra. Jamais. Il tourna enfin le dos à tout cela tandis qu’une mini tempête de neige faisait son apparition pour l’entourer lui et les deux autres intrus en ce jardin.  Quand le calme revint, il n’y avait plus aucune trace de leurs passages, même le gèle avait disparut…

  Dans la maison, sans que personne ne puisse se douter la scène qui venait d’avoir lieu dans la serre, Eilidh tremblait, ouvrant et refermant ses mains de façon incontrôlée. Elle déglutit avec difficulté en ce demandant encore comment l’annoncer à ses sœurs. Et comment l’expliquer. Tous ne pouvaient pas moisir comme ça en une nuit ! Sauf si… Elle se redressa brutalement et courut dans la chambre de Neilin, pour en avoir le cœur net.

  Elle trouva sa sœur à quatre pattes sur le sol, tous ce que contenait sa chambre repoussé contre les murs pour avoir un maximum de place. Elle nettoyait le tout, chantonnant une mélopée douce. Sans la déranger, comprenant son intention, la benjamine se joignit à elle. Lorsque la place fut fête et que plus rien ne traînait, la jeune femme aux yeux vers ce leva pour aller chercher un sachet en cuir, remplit de sel noir tandis que l’autre prit  la table qu’elle ramena. Puis elles commencèrent. Dans un silence absolu, Eilidh resta aux côtés de la table alors que sa sœur plongeait sa main dans la sacoche en cuir, commençant à rependre un cercle de sel noir autour d’elles. Elle le fit lentement, vérifiant que le cercle puisse être véritablement fermé puis accrocha le petit sac à sa ceinture. Eilidh prit alors la première coupelle présente sur la table et alluma l’encens. Lorsque l’odeur de cannelle ce mit à remplir l’air, elle la prit et alla à un coin du cercle.

  —Au nom de la Déesse, je fais appel à l’Air. Puisses-tu nous guider en ce temps de conflit.

  Elle posa alors la coupe sur le sel noir, a l’est. Revenant vers la table elle prit la bougie, de couleur violette et l’alluma pour allez vers le sud, la posant sur le cercle en continuant le rituel.
  —Au nom de la Déesse, je fais appel au Feu. Puisses-tu nous éclairer.

A l’ouest, ce fut un bol remplit d’eau qu’elle mit au sol, le priant de les laver de leurs pêchés. Puis au nord elle, ce fut du sel blanc qu’elle offrit, symbolisant la terre, en lui demandant de les aider à rester fortes. Face à face, de part et d’autre de la table, les sœurs se regardèrent. Puis Neilin mit la planche ouija entre elles en inspirant profondément.

  —Fais attention à toi… Et ne reste pas trop longtemps, on à assez de problème comme ça ! la prévint Eilidh, inquiète, n’aimant pas cela.

  —Comme toujours… Pose les questions et prends garde à ce que le cercle reste fermé. Je ne veux pas d’un esprit vagabond ou autre dans la maison.

  Alors, d’un geste rapide, le rideau tomba et l’obscurité envahit la pièce, les deux sœurs ce concentrèrent un moment, proche de la méditation pour faire le vide dans leurs esprits. Quand elles se sentirent prêtes, l’aînée commença, appelant à elle un esprit, comme le voulait la tradition.

  -Esprit, es-tu là ? Nous implorons humblement ton savoir…

***

  Antarès tournait en rond dans le salon de son appartement, situé en plein centre ville, proche de tous les centres névralgique d’une citée humaine au vingt-et-unième siècle. Cela faisait deux jours qu’il avait été convoqué par son maître et il attendait une aide précieuse de son frère aîné. La signature énergétique de celui où celle qui avait osé lancer la malédiction. Ainsi son travail irait bien plus vite que prévu et il pourrait traîner le fautif au pied de l’enfant roi. Un sourire mesquin étira ses lèvres en pensant à la nouvelle apparence de son ami. Nul doute qu’il perdait en prestance ais quelque par il savait que sa puissance en était inchangée. Seul un abruti remettrait en doute ses capacités à gérer leur peuple. Malheureusement, ils étaient nombreux.

  Alors que le grand brun se tournait une fois de plus vers la fenêtre, lui offrant une belle vu sur le centre ville, avec un soleil couchant à l’horizon, ses poils se hérissèrent tandis que l’air ambiant ce rafraichissait brutalement, signe que son frère arrivait. Il lâcha un soupire, sachant que ce ne serait pas une visite des plus amicale, les deux ayant des personnalités à la fois similaire et diablement opposée.  Malgré cela, il avait hâte de voir comment la chose allait évoluer. Dans son dos, l’air sembla ce déformer alors qu’un bruit sourd, comme un grésillement, emplit la pièce. Telle une plainte d’agonie, une déchirure ce forma dans l’espace et un trou noir apparut de nulle part. Enfin, si, du deuxième enfer, l’enfer de glace. Un homme émergea de cette brèche entre les mondes et poussa un long soupir en secouant cette même chevelure de jais qu’il partageait avec son cadet. Antarès esquissa un sourire et fit face à son aîné, son regard azur percuta celui brûlant d’Aguarès. Il était étrange de constater que celui vivant dans le deuxième enfer avait les yeux couleur feu tout en manipulant l‘eau alors que celui vivant dans le premier enfer avait les yeux glace en manipulant les brasier. D’un geste élégant, les deux frères ce serrèrent les avant bras. On pouvait sentir à quel point il s’aimait malgré leur allégeance différente. La pièce semblait grésiller autour d’eux, sous la pression de deux pouvoirs incompatible et pourtant indispensable à la vie même.

  -Anta. Peux-tu m’expliquer ce qu’il ce passe pour que tu es besoin de mes connaissances ?

  -Agua… Je ne peux pas. Outre que je veuille garder ma tête, je ne veux pas perdre la confiance du seigneur en moi, tu sais comme il est imprévisible…

  -Soit… Bon, déjà je vais être clair, l’énergie est divisée en trois.

  Antarès resta un moment sans rien dire alors que son frère lui offrait une telle révélation. S’il y avait trois énergies, cela signifiait tout bonnement qu’il avait affaire à trois personnes. Donc une confrérie… Ou une sororité. Un sourire carnassier ce dessina lentement sur ses lèvres.

  -Bien… As-tu pus remonter le lien énergétique ? Où isoler les trois signatures ? Je dois chasser.

  L’aîné tendit trois fioles à son cadet, sans commenter. Il n’aimait pas autant que lui la chasse où les mises à morts. Sans doute car il vivait dans un enfer plus stable et moins enclin aux conflits comme lui. Ensemble, autrefois, avant leurs affectations respective entre les enfers de feu et de glace, les deux jeunes gens qu’ils étaient ne rêvaient que de coucher avec les humaines, de combattre les monstres des légendes… Mais aujourd’hui, leurs rêves d’enfants avaient étés balayés pour une réalité toute autre : l’un était un chercheur, l’autre un chasseur. Certes, ils baisaient allègrement toutes les femmes, humaines où non, qu’ils voulaient. Mais ils avaient apprit qu’aucun monstre légendaire n’existaient.

  Aguarès alla vers le bar de son frère et se servit un verre de whisky sur un lit de glaçon alors que le silence s’éternisait dans la pièce. Il pu l’observer et constater que son frère aimait toujours autant les endroits sobres. Un simple canapé en cuir, un bar avec de l’alcool, une cuisine ouverte, un sol en parquet… Et les murs vides. Une télé dans un coin, une chaîne stéréo dans l’autre… Cela n’avait fichtrement rien à voir avec sa propre demeure. Mais il faut dire que lui avait une femme qui aimait s’occuper de leur nid… Un vague sourire en repensant à sa douce alors qu’il regardait son frère, seul. Trop seul.

  -Ania veut te présenter une de ses amies, que dirais-tu de…

  -Rêve. Je ne suis pas comme toi frangin. Je ne suis pas fait pour être avec une femme. Je les baise, je les souille. Mais je ne les aimerais jamais. Elle ne serait qu’un poids dans mon travail et si elle était prise en otage et que je me retrouve à choisir entre mon maître où elle… Et puis personne ne veut d’un traqueur.

  Ils restèrent quelques secondes ainsi, à ce défier du regard. Ce fut l’aîné qui détourna les yeux en premier, cachant sa tristesse à son petit frère. Il s’en voulait de ne pas avoir pu l’aider quand celui-ci avait eut besoin de lui…
  -Tu n’as pas à culpabiliser pour ce qu’il c’est passer Antarès… Tu n’as fait que…

  -Si tu à fini, va-t-en, j’ai du boulot.

  L’aîné ferma les yeux et avala son verre cul sec. Antarès ce tourna à nouveau vers la fenêtre, se perdant à regarder le ciel changer pour prendre les couleurs de la nuit, parsemées d’étoiles. Il entendit le craquement spécifique de la brèche se refermant et serra le poing. Pourquoi ? Pourquoi cet idiot devait-il lui rappeler sans cesse son erreur passée ? Bien sur que tout était de sa faute ! Il avait faillit, il aurait du mourir. Il avait tout perdu ce jour là, il ferait en sorte que jamais cela ne recommence. Il resterait fidèle à son seigneur et ne donnerait plus jamais son cœur. Où ce qu’il en restait… Néanmoins, une larme roula le long de sa joue au souvenir de cette nuit tragique. Se reprenant, le chasseur secoua vigoureusement la tête pour chasser les images de ce drame de son esprit. Il avait du boulot. Cela faisait combien de temps qu’il fuyait ainsi la vérité pour se plonger à corps perdu dans le travail ? Il ne saurait le dire…

  Grondant contre son frère qui voulait le voir être comme lui, le brun posa son regard sur les fioles et sourit. Ca au moins, ça allait lui faire oublier. Il allait se vautrer une fois de plus dans le sang pour laisser parler sa rage. Il put sentir l’air de la pièce se réchauffer et comprit que cela venait de lui, s’il ne ce contrôlait pas, il risquait de mettre le feu à cet appartement, on fait mieux si l’on souhaite rester discret… Calmant donc ses ardeurs, il alla s’asseoir au bord du canapé, posant les fioles sur la table. Il ce concentra et ses yeux se mirent à doucement briller. Ses yeux de démons comme disait sa mère. Il regarda alors les tubes de verres et resta surprit un instant. Les trois auras avait la même couleur mais en leurs centres, elles variaient. Si les trois étaient dorées de base, l’une avait un centre couleur feu, l’une couleur glace et la dernière avait la couleur de l’océan.

  Il mit quelques secondes à comprendre ce que cela signifiait. Il avait affaire à trois personnes de la même famille. Avec des capacités naturelles déviantes, comme lui et son frère. Voilà qui rendait les choses plus attrayantes aux yeux d’Antarès. Trois adversaire au lieu d’un, cela promettait d’être sanglant. Et c’est exactement ce dont il avait besoin après la visite de son frère. D’ailleurs, il remarqua que malgré les bourdes constantes de son aîné, la rencontre ne s’était pas si mal passé que ça, ce qui lui tira un sourire discret. Ania avait du bien le sermonner pour qu’il soit aussi conciliant…

  Alors qu’il allait ce lancer dans l’inspection des aura, une force brutale le saisit dans le dos et le tira fermement. Il gronda, sans doute par habitude, car il ne supportait pas être prit en traite. Il dut lutter bien plus qu’il ne s’y attendait et attrapa les fioles au passage, les glissant dans une des poches de sa veste. Lorsqu’il réussit à enfin se dégager de cette attraction, il resta sur ses gardes, en sueurs, tous les sens en alerte, près à combattre quiconque s’approchait. Mais rien, il n’y avait que le néant le plus totale et il était bel et bien seul. Il resta ainsi de longue seconde, avec cette impression qu’on cherchait à l’amener dans un endroit qui ne lui plairait pas, comme… Un appel. Cette vérité le frappa si fort qu’il en chancela. Il se rattrapa de justesse au bar en poussant un long grondement. Hors de question. Il ne serait pas le jouet d’un faible humain. Il ne ce laisserait pas faire.

  Il prit la direction de sa chambre et s’y enferma avant que le second appel ne commence. Ils étaient envoyés par trois, si l’on résistait, on évitait d’être soumit au caprice d’un être inférieur qui ne voulait que puissance richesse et femme. Nombres de fois dans sa jeunesse il avait finit esclave de la cupidité et stupidité humaine, il ne ferait pas cette erreur une fois de plus. Il y avait trop à perdre et trop peu à gagner. De plus, si l’appel venait le chercher lui, c’est qu’il était la seule entité disponible dans le coin, ce qui laissait suggérer qu’un groupe chassait les siens d’ici. Il prit note de ceci dans un coin de son crâne tout en fermant les fenêtres. Il vint prendre place sur son lit et tendit l’une de ses mains en avant.

  Antarès ce mit à psalmodier lentement, une langue inconnu de ce monde, mélange mélodieux d’une voix cristalline et d’une puissance incontestable. Autour du lit sur lequel il avait prit place, un cercle ce forma, suivit de près par des inscriptions, mélange de rune scandinave et hiéroglyphe, qui complétèrent le cercle de protection. Lorsque tout fut bouclé, la protection ce mit à luire lentement, prenant la même teinte que ses yeux mais aussi chaude que le brasier dans un foyer. Il sourire victorieux éclaira son visage alors qu’il ce savait en sécurité de tout appel.

  -Ce n’est pas un appel qui va me…

  Comme s’il avait parlé trop vite, il fut plier en deux, toussant à s’en arracher les poumons alors que la lumière s’accrue dans la pièce, l’éblouissant. Brusquement, il fut plaqué au matelas sans plus pouvoir se soustraire à ce qu’il lui arrivait. Son cercle éclata comme un miroir, laissant le démon soumit à l’attraction qu’il ressentait. Il comprit alors que ce n’était pas de vulgaire humain qui l’appelait mais des wiccanes. Ses maudites sorcières osaient faire appel à un être tel que lui, il ce ferait un plaisir de toutes les tuer. C’est alors qu’il se sentit partir, comme s’il glissait parmi les courants aériens, son esprit ce glissa le long des multitudes liens énergétiques dont regorgeait le monde jusqu’à destination….

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