Une douceur pour l'esprit [ PV Kyoraku Shunsui ]
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Jeu 24 Nov - 4:34

Une douceur pour l'esprit
Kyoraku Shunsui & Uranara Hana
A lifetime floating in a boat, I reach the shore, yet I am still alone, asking heaven, who can understand my heart? I look back the thousand years of history. Resentment, hate, and sorrows, too many to count. This family is a path with no return…

 Hana conserva une tête haute alors qu’elle traversait silencieusement le grand espace qui menait à l’entrée principale du manoir Unahara. Des serviteurs s’inclinaient doucement sur son passage, à sa droite se tenait quelques membres de la seconde branche qui discutaient tranquillement entre eux, à sa gauche, quelques aînées qui l’observaient de manière suspicieuse. C’était toujours le même spectacle, un refrain désagréable et redondant qu’on lui ressassait toujours. Son pied frôla quelques débris et elle s’arrêta. Elle baissa les yeux vers le dégât, incrédule. Son attention bifurqua vers une servante qui s’agenouilla bien assez vite pour ramasser les petits morceaux cassés de porcelaine.

- Qu’est-ce que cela ? s’enquit la jeune femme, incrédule. La jeune fille, l’air embêté, mentionna simplement le retour tardif de son frère Katsuo complètement ivre. À la mention du comportement inacceptable de son grand frère, Hana soupira, puis traversa l’entrée sans questionner davantage la servante.

C’était certainement les idioties de son frère qui l’avaient réveillé au beau milieu de la nuit. Elle leva les yeux vers le ciel, son attention reposant sur le soleil déclinant d’une fin d’après-midi. Les nuages se faisaient rares, une bonne nouvelle et le ciel était chaudement coloré par un mélange d’orange, de rose et de pourpre. Elle jeta un dernier coup d’œil au manoir avant de subitement disparaître à l’aide d’un habile shunpo.

*

Le quatrième siège s’avança noblement sur le sentier à la recherche de sa source d’intérêt. Si sa grand-mère avait été toujours en vie aujourd’hui, elle l’aurait sermonné de s’adonner à ce genre d’acitivté, ou à toute activité quelconque. À croire qu’il n’y avait point de place à l’amusement dans le corps de cette vieille femme, mais Hana croyait sincèrement que toute ce que cette honorable dame avait fait était pour qu’elle puisse réussir dans la vie plus tard. « Honorable Grand-Mère… » Songea tristement la dame avant d’entendre un cri étrangement familier dans son dos.

- Hana-sama ! s’écria une voix enjouée dont le détenteur se rapprocha dangereusement de la noble femme qui recula d’un pas prudent. La jouvencelle agita énergétiquement son bras pour la saluer. Une salutation peu formelle, mais il s’agissait d’une liberté que la tête des Uranara pouvait bien lui laisser.

- Kimiko, ma cousine, as-tu réellement besoin d’être aussi bruyante ?

Sa remarque lui mérita une claque amicale dans le dos qui la fit presque avaler de travers. La pauvre Hana se contenta de lui jeter un regard emplit d’avertissement silencieux, ce qui lui mérita de plus petites claques et une Kimiko ne cessant de dire qu’elle devait apprendre à relaxer davantage et ne pas se prendre si au sérieux en dehors du manoir. Nouveau soupir. Le quatrième siège se mélangea à nouveau à la foule qui s’amoindrissait plus le temps avançait. Le ciel prenait tranquillement une teinte violette, annonciatrice d’une magnifique nuit à venir.

Quelques minutes plus tard, Hana s’arrêta devant une petite échoppe coincée entre deux magasins beaucoup plus larges. Kimiko resta sagement derrière à côté d’un chariot dans lequel contenait divers objets dissimulés sous de larges draps blancs. Les deux femmes échangèrent brièvement un regard avant que l’aînée des deux ne traverse la porte d’entrée.

- Mes salutations, je suis Uranara Hana, votre réputation semble m’indiquer que vous êtes le meilleur endroit pour se procurer du saké dans le district, déclara la shinigami en se présentant au comptoir et en baissant humblement la tête. Sa présence sembla surprendre la dame derrière le comptoir, mais ses yeux illuminés dévoilaient une femme prêtre à prendre les sous qu’on lui présenterait.

- C’est une réputation que je m’efforce de conserver depuis une centaine d’années, ma bonne dame, qu’est-ce que vous voulez ?

Confuse, Hana sorti un bout de papier de la manche de son kimono, puis l’offrit à la vendeuse. Hana sortait très peu pour se rendre à se genre d’endroit, encore moins pour faire l’achat de boisson. Si elle ne le faisait pas du tout, un serviteur le faisait à sa place, mais ce soir était une occasion spéciale et elle essayait tant bien que mal de se rapprocher de ceux qui comptaient pour elle, et ce, même si elle le montrait que très rarement.

- Ma cousine doit avoir placé une commande à mon nom, son écriture n’est pas très soignée, mais j’ai cru comprendre qu’on devait vous remettre ceci, indiqua la jeune femme qui déposa le bout de papier dans le creux de la main de la vendeuse.

La dame lu rapidement les quelques lignes sur le bout de papier de commande.

- Ça, c’est mon écriture, bonne dame !

- Oh, répondit simplement la noble en souriant doucement pour masquer son embarras.

Le malaise.

Celle qui devait visiblement être la propriétaire disparu dans le fond de son échoppe, on entendit un bric à brac assourdissant avant qu’elle ne réapparaisse avec un énorme, non une gigantesque, en fait un épique taruzake ( baril de saké ) dans ses gros bras. Hana cru ressentir un tremblement de terre lorsque la dame déposa lourdement la terrible chose sur son comptoir. Était-ce un craquement suspicieux qu’elle entendait du comptoir ? Non, bien sûr que non, un accident n’arriverait pas aussi facilement ?

- Je crois qu’il y a eu une erreur, Kimiko devait demander quelques cruches simples, rien de si… extraordinaire, commenta Hana qui jugeait encore la grosseur du taruzake. Cette chose aurait tôt fait de détruire le chariot emprunté par Kimiko aux cuisines de la demeure familiale.

- Je ne crois pas, c’est écrit noir sur blanc et je me souviens de la petite dame, elle a presque sauté de joie sur mon baril en le voyant, alors, vous payez ou pas ? J’ai de la clientèle qui payerai le triple juste pour pouvoir goûter à cette merveille !

Oh, Kimiko…

Hana observa la propriétaire de haut. Elle cligna des paupières à plusieurs reprises, hésitante. Quelle sera donc sa punition, cette fois-ci ? Kimiko avait tellement ciré les planchers du manoir qu’ils brilleraient encore pendant une dizaine d’année. Remarquant la vendeuse qui s’impatientait, Hana ouvrit sa bourse, puis lui paya le montant dû, les sourcils partiellement froncés, visiblement mécontente.

Hana tira difficilement la monstruosité jusqu’à la sortie, inutile de demander de l’aide à la vendeuse, celle-ci se foutait bien de sa gueule. Le quatrième siège étouffa un juron entre ses dents lorsqu’elle déboucha dans la pénombre laissée derrière par le soleil dont il ne restait plus qu’une fine line orange à l’horizon.

- Kimiko ! s’indigna la shinigami en poussant à bout de bras. Kimiko, tu pourrais donner un coup de main à ta maîtresse ! Kimiko ! La dame leva finalement les yeux de sa besogne et remarqua aussitôt l’absence flagrante de sa détestable cousine. Oh, la peste… Elle n’allait quand même pas user de kido pour traîner cet alcool.

Heuresement, il n’y avait personne qu’elle ne connaissait vraiment aux alentours. Qu’est-ce que les gens diraient si on voyait la tête du clan Uranara dans un coin paumé à traîner un baril de saké qui visiblement coûtait tout les membres de son corps. Hana usa de tout son corps pour pousser le taruzake vers le chariot. Ensuite, alors qu’elle pensait que l’objet bougeait un peu trop aisément tout d’un coup, le baril tomba lourdement dans la poussière suivit par la noble mécontente. Quand elle tourna la tête en direction de son saké, il était déjà trop tard, car celui-ci descendait la petite pente, puis la plus grosse pente,  et l’autre inclinaison du terrain et l’enfoiré osait prendre de la vitesse !

Pendant ce temps, la jeune femme se releva et croisa ses bras sur sa poitrine. De quoi avait-elle l’air maintenant ? Nouveau soupir. Un, deux, trois shunpo…

- Tu ne m’échapperas pas ! marmonna-t-elle un peu trop sérieusement entre ses dents.





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Uranara Hana


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