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 Une rencontre atypique. ( Kouyama Mitsuki)
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Sam 18 Mar - 20:57




La jeune femme refusa poliment le mouchoir, n’ayant pas terminé la sucrerie – et pas de gâchis – elle ne pouvait se permettre de nettoyer ses mains pour le moment. De plus, elle avait des lingettes nettoyantes, plus efficace qu’un mouchoir en cas de gourmandises. Elle continuait ainsi, saisissant les nuages de sucre du bout des ongles pour ne pas se salir d’avantage, comme on essaierait de saisir la vapeur des eaux parfumées d’un onsen. Il lui arrivait d’essayer d’agir comme tout le monde, mais les manières faisaient désormais partie de sa gestuelle naturelle, comme si chacun de ses gestes étaient emprunt d’une douceur sans nom. Douceur et délicatesse qu’on pouvait retrouver dans sa danse… Avant que les infarctus ne l’affaiblissent et la force à cesser toutes activités. Si elle avait vu cela d’un très mauvais œil, comme une sorte de châtiment pour quelque chose dont elle ignorait tout, et que l’idée d’abandonner la mission de sa mère s’était immiscée dans son esprit, elle se rappelait très bien de la raison pour laquelle elle avait décidé de continuer malgré tout.

Lorsque dés les premières semaines après son arrivée ici, elle ne cessait de se perdre, prenant une mauvaise direction ou se trompant de route lors d’un chemin croisé. Ce n’était définitivement pas comme Tokyo, ou tout était indiqué par des panneaux luminescents. Aller savoir comment elle s’était retrouvé vers Gakuenchô, mais alors qu’elle allait demander son chemin à un passant, elle avait vu quelque chose qui l’avait motivée de nouveau. Quelque chose qui lui avait donné une nouvelle raison de se battre quand le rêve était finalement tourné au cauchemar. Un regard empli de tant de souffrance, qu’elle en avait oublié son informateur du moment et s’était mise à pleurer sans savoir pourquoi. Loin de toutes les convenances du monde, elle voulait voir cet individu au cœur meurtrit sourire. Avec le temps, plusieurs mois à vrai dire, elle en avait oublié à quoi il ressemblait, mais ses yeux étaient encore profondément ancrés dans sa mémoire tel un rappel.

L’homme à ses cotés souffrait aussi, profondément, et le fait qu’il possède le regard similaire à celui des Li’s lui avait permit de lire une souffrance cachée derrière un masque parfait. Là aussi, elle le sentait… Elle ne savait pas pourquoi, mais elle pensait que si elle interprétait si bien les émotions dans les opéras, c’était principalement parce qu’elle savait les lire sur les gens. La profonde détresse de Violetta face à l’amour d’Alfredo alors qu’elle se savait mourante et n’essayait même plus d’aimer pour ne pas souffrir de nouveau, elle l’avait comprise et exprimée. Le résultat avait été une foule en pleurs lors de son interprétation de « È strano.» Il suffisait d’une microseconde pour qu’elle le voit, et ce noble, Kuchiki Byakuya, souffrait en silence, même s’il semblait avancer, quelque chose donnait cette impression de le retenir. Une souffrance passée qu’elle ne comprenait pas encore, mais qui lui donnait envie de l’aider.

Marchant paisiblement à ses cotés, Mitsuki cherchait un moyen de l’aider sans que cela ne soit vu comme de la pitié ou une intrusion dans sa vie. Juste apporter un peu de chaleur à ce cœur qui semblait fragile. Tout comme elle rêvait d’apporter un semblant de joie au porteur de ce regard si douloureux, mais elle ne savait même pas de qui il s’agissait, et elle ne l’avait plus revu depuis. Pourquoi la souffrance était elle monnaie courante en ce monde qui pourtant, était si beau lorsqu’on y faisait attention ? Certes, il arrivait que la mort soit plus rapide que le temps lui-même, et qu’on ait pu en profiter mais, il ne fallait pas trop s’y attarder, au risque de perdre ceux qui sont encore là sans le savoir. Légèrement perdue dans ses pensées, la demoiselle aux yeux saphir avançait vers la sortie du parc, bordé désormais de stands en tout genre, elle y voyait même des lumières colorées, probablement des guirlandes lumineuses ou des abat-jours en papier. Elle en aurait presque sursauté lorsque la voix de son accompagnateur du jour retentit de nouveau à ses cotés. Il disait qu’il en avait déjà visité un quelques années auparavant, mais sans plus de détails, chose qu’elle comprenait…

Ou pas, puisqu’il avoua ensuite y avoir participé dans des rues plus populaires qu’ici, et en présence de son épouse. Quelque chose clochait dans sa phrase, dans son regard aussi… La jeune femme pencha très légèrement la tête sur le coté, comme si elle ne faisait que l’écouter avec attention, mais elle l’observait aussi, beaucoup. Il y avait une triste nostalgie chez lui, comme si le temps de ces joies n’était plus. Pourquoi… ? Elle ne savait pas, mais cela l’intriguait, elle n’aimait pas ce qu’elle voyait, elle voulait voir cet homme un peu plus heureux qu’à son arrivée ! Elle jura qu’elle ferait tout pour apporter un peu de chaleur à cet homme, tout comme elle avait juré, au plus profond de son âme, de tout faire pour que le porteur du regard qui la hante. À un détail prés, c’était que le porteur du regard, elle ne l’avait plus revu et ignorait tout de son existence, alors que l’homme à ses cotés était bel et bien réel. Elle avait finit la barbapapa sans s’en rendre compte, et avait jeté le bâtonnet avant de se nettoyer consciencieusement les mains avec les lingettes prise dans son étui à Erhu, le tout en continuant de marcher lentement.

Elle s’était de nouveau perdue dans ses pensées, revenant toujours aux raisons pour lesquelles elle se battait encore malgré sa faiblesse, lorsqu’elle constata qu’elle marchait presque seule. Quelques pas derrière elle se trouvait le noble, la tête relevée vers l’astre lunaire qui commençait sa route. La lune n’était pas encore complète, Chang’E devait être occupée avec les astres ce soir. La jeune femme revint sur ses pas lentement et posa avec délicatesse sa main sur le bras droit du noble pour le sortir de sa torpeur, le tout, en arborant un sourire paisible et très doux sur son visage encore un peu enfantin. « Kuchiki –shenshî, vous venez … ? » Oui, les suffixes mandarins, elle avait du mal avec ceux japonais, ce n’était pas sa langue maternelle, quand bien même elle soit née à Karakura et ait vécu à Tokyo. On lui avait enseigné le chinois d’abord, et le japonais ensuite.

« Puis-je ? » demanda-t-elle en lui prenant le bras, mais à vrai dire, elle ne lui laissait pas vraiment le choix non plus, elle l’entraina d’ailleurs vers les premiers stands. L’obscurité était désormais illuminée de diverses couleurs chatoyantes, on étalait des bijoux, des décorations pour les cheveux, mais aussi tout un tas d’outils intéressants pour chez soi. Un casse-noisette en forme de félin, des abat-jours en origami coloré… Il y avait aussi des stands de nourritures faites sur place, et ça sentait délicieusement bon. Calamar grillés, nouilles, poulets frits, tempura, riz, petits légumes. Des merveilles de chaque cotés… Bonté gracieuse, un vendeur de disque ! Elle baissa légèrement la tête pour ne pas être vue, et heureusement, puisqu’en affiche, pour le tourisme, se montrait le groupe des Starlight, sa propre mère au centre, et la ressemblance était ô combien frappante… Évidemment, le groupe phare des années passées, situé à Karakura, toujours aussi célèbre malgré la disparition de tous ses membres.

Ils passèrent à coté de ce stand, Mitsuki gardant la tête basse, comme poliment soumise, avant de tirer un peu plus le bras du noble pour l’attirer vers le stand de beignets frits. Il y avait du salé et du sucré, et malgré la gourmandise dévorée plus tôt, elle avait toujours faim. Elle tourna la tête vers Byakuya, un sourire presque enfantin sur les lèvres, contraste impressionnant entre la petite princesse délicate et la jeune femme hyperactive qu’elle était intérieurement, avant de demander d’une voix cependant très calme et polie. « Désirez-vous gouter quelques spécialités avec moi ? » Les éclairages rendait son regard légèrement plus clair qu’au naturel, et quiconque d’un point de vue extérieur, y aurait vu une jeune femme et son père en balade.



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Dim 19 Mar - 11:39




Ses songes s'effacèrent brusquement, lorsqu'une voix féminine le rappela à la réalité. Ramenant la tête vers le bas, il constata alors la présence de Mitsuki, un peu plus loin de sa propre personne. Le nom qu'elle venait de lui offrir était bien des plus étranges. Jamais encore il n'avait entendu un tel.. terme.Habitué  au suffixe traditionnels japonais, Byakuya eut une brève expression de surprise, avant de se sentir saisi par le bras, telle une invitation. Cela eut le don de le figer quelques secondes, avant de suivre le mouvement imposé, sans être des plus impolis. Même Rukia n'agissait point de la sorte avec lui et en cela.. c'était perturbant. Mais une fois de plus Byakuya n'oubliait pas qu'il était ici de manière inconnu, aussi, étrangement, éh bien il n'en fit  pas état, bien qu'un peu raide, par ce moment un peu familier. Oubliant pour un temps la lune, et inclina un peu du chef face à ce sourire que lui offrait Mitsuki.  Cependant, l'interrogation demeurait toujours... Ayant un peu étudié cette personne, il n'avait jamais dénoté autre chose que de la retenue, et une forme d'élégance que l'on pouvait reconnaître chez les personnes nobles. Ça pouvait passer pour quelque chose d'ennuyeux et de déguisé, mais là, il ressentait tune aisance sincère. C'était agréable en réalité, et bien qu'inconsciemment, le fait d'être un parfait inconnu n'était pas aussi frustrant qu'il ne le pensait. Sa voix monocorde rompit le léger silence entre eux, tandis qu'ils s'engageaient tout deux dans une rue plus animée.

Dites moi, quel est ce terme que vous avez employé envers mon nom ?

Son regard anthracite s'était porter sur Mitsuki pendant ce laps de temps, lui conférant son attention, alors que des odeurs diverses de nourriture lui parvenaient. Mine de rien, lui même commençait à avoir faim, ce corps avait bien plus besoin d'énergie qu'il ne l'aurait cru.  Circulant parmi les passants, Il était étrange de se sentir comme ignoré en cette foule... Ne point avoir de garde du corps.. des directives de maintient... une conduite irréprochable, comme le fait d'être tenu ainsi par le bras. D'ailleurs,  Byakuya était loin de s'imaginer qu'il faisait un père envers sa propre fille, avec son apparence non loin d'une trentaine d'année. Ses pupilles rendues un peu curieuse des lieux, notèrent quelque familiarité avec ce qu'il connaissait de son propre univers. Les lumières.. et la bonne humeur qu'il pouvait lire sur certains visages.  C'est là qu'il cru entrevoir un visage aux traits similaire à son accompagnatrice. S'il avait été une toute autre personne, notre Roku Ban Tai Taicho dirait qu'il avait mal vu... mais notre homme était du genre sûr de lui par nature, aussi il eut un léger plissement des paupières, avant de constater que Mitsuki l'attirait volontairement dans une direction opposé à ce marchand de disques, en lui demandant simplement s'il voulait partager quelques nourritures avec elle.

Byakuya n'était nullement dupe, mais il joua un peu le jeu tout de même, conscient qu'il allait l'importuné et en cela, ce ne serait guère bien vu de sa part, étant donné qu'elle prenait de son temps pour lui montrer ce monde. Inclinant un peu son menton, le noble  vint à concéder une fois de plus d'un timbre grave et monocorde :


Cela sera un plaisir, mais y aurait il quelque chose de salé ou d'épicé?

Un peu exigeant oui, mais le noble avait un réel faible pour tout ce qui étaient épicés., et le sucré n'était pas réellement sa passion, si ce n'était pour les bananes peut être. Quoi qu'il en soit, il la laisserait choisir, bien que les odeurs ambiantes ressemblaient parfois à celles qu'il connaissait. Ce monde était plus fascinant qu'il ne l'imaginait.. rompant alors avec les préjugés qu'il avait conservé jusqu'ici.. ou plutôt .. le désintérêt. Il y avait ici des aspect à la fois très éloigné de sa propre existence, et à la fois très proche..Un peu comme cette jeune femme. Bien qu'encore un peu raide, d'être aussi proche et ainsi tenu, il n'y voyait là rien de vulgaire, mais simplement une certaine distinction surprenante... Peut être devrait il essayer avec Rukia plus tard... ça lui donnait des idées. Elle devait sûrement  apprécier les fêtes. En ses songes une fois de plus, Byakuya affichait derrière le masque une sensation agréable, la tristesse passée n'était plus. Quand au sujet de l'affiche, il gardait cela pour plus tard, comprenant que ce genre de sujet était sûrement un peu trop indiscret. Notre capitaine n'aimait déjà pas tellement que l'on fouille dans sa propre vie privé, aussi il en faisait autant envers autrui. Hors depuis le départ de cette rencontre, il n'y avait qu'un respect mutuel et pour le moins.. surprenant. Surtout quand on connaît le côté quelque peu associable de Byakuya.

Quoi qu'il en soit l'ambiance des lieux faisait qu'un peu de chaleur lui parvenait, venant à lui faire un peu oublier cette légère fraîcheur qui s'était installée un peu plus tôt, à cause de la saison et de la nuit. C'est tout de même dans ce genre de moment, que le noble capitaine regrettait un peu son écharpe ancestral. Cette dernière, voici deux ans qu'il ne la portait que pour certaine occasion, désirant la préserver des combats futurs.. si jamais cela arrivait.




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Dim 19 Mar - 22:03




La jeune femme continuait de le tirer avec elle vers la queue de gourmands attendant devant le stand de beignets frits, se faisant une place parmi eux. Il était vrai qu’elle avait agit avec spontanéité, mais il semblait immergé depuis des lustres dans la noblesse, et elle se souvenait parfaitement de cette impression d’enfin respirer lorsque plus personne n’avait été là pour dicter sa conduite et ses expressions. La liberté, c’était ce qu’elle avait ressenti en arrivant ici, seule. Plus besoin de ces faux semblant, juste être elle, sans fioriture ni masque. Certes, elle en portait un la plupart du temps, ayant légèrement peur des gens, mais elle le faisait tomber dés qu’il lui était possible, parce que non seulement elle avait l’impression de suivre sa mère, mais elle se sentait enfin comme les autres filles. Peut-être que Kuchiki Byakuya était venu visiter les lieux, mais ici, il n’y avait personne pour surveiller, il pouvait se permettre de quitter le masque, d’apaiser sa douleur passée avec une nouvelle vision de l’avenir et des joies qui s’y profilent. Certes, elle ne savait pas ce qui hantait l’âme de cet homme, mais elle pouvait toujours essayer d’y apporter un peu de douceur, peu importe la manière…

Mitsuki observait le panneau décrivant les différentes options pour les beignets, trois salés et trois sucrés pour 160 yens, ensuite 5 de chaque, pour 300 yens. Son estomac semblait vouloir gouter à tout, et son budget ne souffrait de rien, entre le salaire qu’elle avait perçu comme Prima donna, les prix des concours, et l’argent de poche apporté par sa tante pour qu’elle se calme. Elle n’avait aucun souci pour le moment avec ça, et sa gourmandise lui disait de prendre la formule à cinq… et elle passerait probablement prendre des nouilles au poulet au stand d’à coté, ainsi que des brochettes de fruits au chocolat… Oui, Mitsuki était de nature très gourmande, et si elle avait dû apprendre à rendre ses repas à cause de la danse, elle avait très facilement oublié cette habitude, et sans aucun regret d’ailleurs. De toute façon, elle ne craignait rien, son corps était maigre de nature, fragile, et elle avait besoin de force au quotidien, ne serait-ce que pour tenir la cadence d’ici. Si elle ne faisait pas grand-chose, elle était tout de même autonome, donc elle devait faire les courses, s’occuper de l’appartement qui était loin d’être petit, mais aussi travailler sur les livrets musicaux, répéter son instrumentation, rester en vie en soit.

La voix du noble retentit alors, toujours monocorde et grave, mais elle savait qu’il était surprit. Il demandait plus d’information au sujet du terme employé à la suite de son nom, et elle se mordit un peu la lèvre à cela. Elle en avait oublié son japonais, elle n’y était pas habituée, les seuls contacts qu’elle avait étaient chinois, et son mandarin était plus que naturel sous son palet. Ils avancèrent d’un pas dans la file, et elle tourna son visage vers lui, polie, douce, et pourtant, cette lueur vive toujours bien présente dans son regard azuréen. Elle avait préféré s’éloigner du marchant de disque avec rapidité, car il était clair que sa liberté et sa joie était similaire au sourire immense qui ornait le visage de sa propre mère sur le poster affiché plus loin. « C’était un suffixe chinois, je suis navrée si je vous ais surpris, ce n’était pas mon but mais j’ai tendance à oublier le japonais lorsqu’il s’agit de chose naturelle… Comme ce n’est pas ma langue maternelle… » La question qui suivit ensuite la fit sourire. Donc plus de sucré… alors qu’ils avançaient une nouvelle fois, elle se pencha un peu sur le coté, bien que toujours accroché à son bras, pour observer plus facilement le panneau. Elle se donna faim en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « zut ».

Il y avait la boite familiale, composée de 25 beignets salés différents avec leurs sauces, crevettes, champignons, poulets, poisson, et porc, Plus 5 beignets de compotes à la courge caramélisées. C’était plus cher, mais ça correspondait parfaitement à ce qu’elle voulait, et il y avait du salé. « J’ai déjà ma petite idée, ne vous en faites pas, il y en aura pour tous les gouts. » Elle avait toujours ce sourire mystérieux sur les lèvres alors qu’ils avançaient de nouveau, il ne restait qu’un client avant eux. « Ensuite on prendra des nouilles au stand d’à coté, à moins que vous ne préfèreriez du riz parfumé ? » Affamée ? Presque, elle n’avait pas mangé de petit déjeuné, et son repas de midi s’était constitué d’une petite salade de soja. Lorsque ce fut à leur tour, elle commanda la boite familiale avec un grand sourire enfantin. Elle paya avec l’argent contenu dans son étui à Erhu alors que tout se préparait, ça sentait délicieusement bon d’ailleurs. On leur tendit la boite en plastique avec des serviettes, et la demoiselle s’empressa de tout prendre en remerciant le vendeur, emportant le noble avec son autre bras plus loin.

« Désirez-vous que l’on attaque d’abord les beignets et ensuite nous iront chercher le reste ou prenons-nous le tout ensemble avant de manger? » Sa voix était toujours très douce, mais on pouvait y dénoter une certaine impatience due à sa gourmandise. Elle avait peut-être tous justes dix-sept ans, elle ressemblait à une fillette de douze avec ses yeux bleus légèrement malicieux.



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Jeu 23 Mar - 13:55




Voila bien le revers de cette liberté ...l'attente. Byakuya bien que contrairement aux apparences, n'était pas un être des plus patients. Cependant, cette situation faisait qu'il se devait de l'être, ne serait ce envers Mitsuki qui paraissait plus qu'enthousiaste. Depuis combien de temps n'avait il pas vu un visage aussi sincère, peu complexé par la présence même du noble. Lui qui inspirait souvent la timidité et la réserve, voilà qu'il était face à une personne vive et élégante comme le pouvait être l'eau d'une rivière. Même Hisana n'avait pas été aussi spontanée avec lui...elle avait eut cette grâce mêler de douceur... mais aussi une humilité qui accompagnait chacune de ses paroles et de ses gestes. Ce je ne sais quoi qui avait ravis son cœur et l'avait emporté avec elle en sa dernière demeure. C'est sans doute pour ceci qu'au final... Byakuya ne savait plus pleurer.. tout ceci... avait disparut avec son épouse. La faiblesse de l'âme... était une chose qu'on ne pouvait pas démontrer quand on gravissait les échelon de la noblesse.. encore plus véritable lorsque l'on se retrouvait en son sommet, comme le pouvait être notre Roku Ban tai Taicho.  Pourtant, le chef de clan avait mainte fois verser des larmes et ce depuis sa plus tendre enfance.. la première fois en apprenant le fait que jamais il ne connaîtrait la chaleur des bras de sa mère, la seconde pour la disparition de son père … et la dernière pour cette femme pour qui il donnerait sa propre vie pour ne serait ce revire qu'un moment avec elle.. une minute de plus... une heure.... une seconde. Quelque chose qui lui rappellerait alors.. que son cœur battait encore.. un étourdissement. Pourtant, Hisana lui avait offert l'un des plus beaux cadeaux.. Rukia. Cette sœur qu'il fuyait auparavant comme l'on fuirait un orage dans une prairie. Mais à présent, et ce depuis deux ans, l'un et l'autre apprenait à enfin se comprendre, venant à effacer la pluie. De la pluie.. oui c'est ce qu'il y avait encore au fond de son être, mais l'éclairci prenait peu à peu  place et un paysage plus doux se révélait.  Si Byakuya ne pouvait pas être heureux par lui même, il le devenait un peu par le biais de sa cadette, y voyant le reflet parfois d'Hisana, mais plus de manière douloureuse.. plus comme un accomplissement.  Pourtant, les larmes ne revenaient plus en ses pupilles anthracite, tout comme ses sentiments restaient encore prisonniers d'un faciès  immuable.

Tout en profitant de l'attente, une main  venant à effleurer la surface toilé de son pantalon sombre, Byakuya prêta l'oreille envers les explication de son accompagnatrice. Ne connaissant pas tellement la culture chinoise, cela le ravisa d'en savoir un peu plus , ne serait ce que vis à vis de l'étiquette. Lui même étant un expert en la matière. Il avait d'ailleurs, lui même rédigé un écrit en trente sept chapitres, relatant l'Etiquette mais de manière plus clair et plus facilement  applicable, pour toute personne novice à ce sujet. Une attention qu'il avait  fait pour sa propre épouse. Ce livre trouvait toujours dans la bibliothèque personnelle de cette dernière. Un endroit toujours maintenu au propre, comme si l'on attendait son retour... Seuls le personnel du nettoyage y avaient accès en plus du maître des lieux. Même Rukia n'y était jamais allé.. mais peut être qu'un jour Byakuya l'autorisera. Après tout, ceci serait parfaitement légitime.  Voilant à demi son regard, le noble se promit d'y réfléchir à son retour.. il est étrange que par cette simple rencontre, il en vienne ainsi à se remettre autant en question. Le noble Kuchiki vint à  chasser une mèches de cheveux de devant sa vu,  alors que les odeurs se firent plus présentes. Signe qu'ils se rapprochaient enfin du vendeur.  Laissant  Mitsuki commandé, Byakuya faisait preuve d'une certaine confiance, parce que d'ordinaire.. tout ce qu'il mangeait était testé. Mais ici, qui savait ce qu'il pouvait être ?..Pas même le conseil savait qu'il viendrait dans le Gensei.  Sa bouge ne se mouva que pour apporter une réponse  à la question toute aussi spontanée que ne l'était Mitsuki.



Du riz cela me semble parfait, à moins que cela ne vous désoblige.

Ne désirant aucunement l'importuné quand à ses préférences. Ceci dit.. cette soirée ne faisait pas que tu bien à Byakuya, mais aussi à cette jeune femme qui.. peu avant, avait eut un air plus réservé  lorsqu'elle chantait. Un chant qu'il avait encore en son esprit..Resté un peu en retrait, le capitaine se fit un peu plus patient,jusqu'à ce qu'elle revienne un peu chargé. Aussi il lui pris les sachets avec une gestuelle aussi appliqué qu'habile, avant de concéder une nouvelle fois d'un timbre atone.

Prenez ce qu'il vous plaira, puis nous irons dans un coin plus tranquille. Ici tout me paraît bien agité. Vous ne trouvez point ?

On ne peut pas dire que Byakuya était un grand habitué de la foule. La tranquillité était son credo, mais il ne pouvait pas dire non plus que cet endroit lui déplaisait. Il y avait même quelque chose d'enfantin part ici. Quelque chose qu'il avait perdu sans doute. Car pendant un instant il cru voir un père avec son fils, cherchant à pêcher des canards en plastiques.... un homme a peine plus grand que lui avec des cheveux sombre et long.. de nature svelte.. Le noble s’attarda un peu sur cette scène, oubliant Mitsuki qui s'était sûrement rendu auprès d'un autre vendeur pour acheté ce qu'il manquait.  Lentement, les paupières de Byakuya s'abaissèrent, comme désirant chasser une sensation trop ancienne pour la décrire. Puis il se contenta de se détourner...Lui comme son accompagnatrice, paraissaient finalement fuir un passé.



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Ven 24 Mar - 23:54




Mitsuki était plus que ravie de la quantité de beignets dans la boite achetée, et cela se voyait sur son visage. Elle brillait presque sous les lampions colorés, son sourire éclatant et ses yeux qui pétillent étaient cependant pareil à ceux de l’affiche StarLight, et quelques-uns commençaient à se retourner sur eux pour l’observer. Pour sa part, elle ne les voyait pas vraiment, c’était la toute première fois qu’elle rencontrait quelqu’un qui, d’abord, ne la connaissait pas, était ensuite noble, et ne voyait pas en elle une bévue. Plus encore, elle espérait pouvoir devenir son amie, même si ce n’était que pour une journée… ça lui changerait de l’amitié de ses peluches, et surtout, ça apporterait peut-être un peu de douceur à l’âme de ce dernier, qui semblait assez triste. Certes toujours moins que le jeune homme qu’elle avait rencontré quelques temps auparavant, mais tout de même. Et puis c’était quoi cette population de gens tristes et aveugle face à la vie ? Il fallait avancer !

Oui mais des fois, certaines personnes restaient enfermés dans leur détresse sans le vouloir, ne sachant pas comment en sortir… Et c’était pour eux qu’elle chantait… Tout comme elle avait eut besoin de ce coup de fouet pour repartir elle-même. Perdue dans l’obscurité, incapable de se remotiver après tout ce qui lui était tombé dessus, elle avait bien cru que son destin s’amusait avec elle, qu’il n’y avait plus de solution et qu’elle était condamnée à mourir sous peu. Que vivre réellement n’avait pas non plus d’intérêt, que chanter  était désormais inutile, que son rôle d’aider les gens n’avait plus aucune valeur, puisque elle allait s’éteindre comme une bougie qui se consume. Et c’est là qu’elle l’avait croisé, même si elle avait oublié son visage, elle s’était mise à pleurer sans raison pour un inconnu. Et le désir de le voir sourire s’était immiscé en elle avec encore plus de force que le désespoir. Elle devait le faire, elle devait continuer, pour lui, pour les autres, pour tout le monde. Parce que sa mère ne s’était jamais arrêtée de se battre et qu’elle n’avait pas non plus le doit de s’arrêter maintenant. Elle poursuivrait jusqu’à son dernier souffle, elle ferait tout pour inspirer le plus de gens possible, apaiser le plus d’enfants et d’âmes blessées.

En revenant à la réalité la jeune femme avait comprit qu’il préférait le riz parfumé aux nouilles, et lorsqu’il lui prit avec application la boite de beignet des mains, elle le gratifia d’un sourire entendu avant de s’éloigner d’un pas vif. Il lui avait dit de faire comme bon lui semble, mais elle ne cessait de choisir à sa place, alors elle prendrait du riz pour lui faire plaisir, et comme dit par la suite, les lieux étaient agités. Elle avait même surprit plusieurs regards en sa direction, certains surprit, d’autre trop souriant pour être normaux. Est-ce qu’ils avaient fait le lien avec l’affiche ? Où est-ce qu’on avait passé une rediffusion de quelque chose il n’y a pas longtemps ? Ou pire… Baby, du célèbre Baby the Star Shine Bright avait sortie sa collection lingerie, et elle était finalement apparue dessus… Cette pensée la fit rosir brusquement alors qu’elle faisait la queue pour obtenir du riz parfumé au curry. Il faudrait qu’elle vérifie en rentrant, histoire de ne pas être prise au dépourvue.

Elle paya sa commande et retourna rapidement vers le noble avec la nouvelle boite et deux paires de baguettes, esquivant la foule avec une facilité déconcertante, comme si elle avait fait ça toute sa vie. Cependant, des gens continuaient de se retourner sur son passage, et certains parlaient d’elle, commentant une ressemblance particulière. Et voilà, ça recommençait… Elle aurait dût faire plus attention en choisissant ses vêtements ce matin, au lieu de prendre une tunique chinoise, elle aurait dû s’habiller comme tout le monde… Oui sauf qu’elle ne savait pas comment les gens normaux s’habillaient non plus, donc ce n’était pas non plus très pratique. Elle le repéra facilement, puisqu’il était assez grand au milieu de la foule, mais au lieu de simplement le rejoindre et attendre, elle le saisit de nouveau par le bras avec délicatesse et l’emporta de nouveau vers le parc avec empressement. Il serait désagréable d’être trop vite repéré par quelqu’un qui connait la fonction appareil photo de son téléphone.

Elle l’emmena sur le banc qu’il avait occupé plus tôt et le relâcha, tirant ensuite de sa main droite la sangle de son étui pour poser l’instrument sur le rebord. Elle offrit alors un léger sourire au noble, le riz parfumé dans une boite bien fermée toujours dans sa main, qu’elle montra. « Désolée de cette précipitation, il se pourrait que la foule ait commencé à m’effrayer… Mais nous devrions profiter de ces mets délicieux tant qu’ils sont chauds, vous ne pensez pas ? » Beaux mensonges que cela, s’il ne la connaissait pas en tant que noble, il ne la connaissait probablement pas comme cantatrice, quoique… Mais elle ne préférait pas prendre de risque. Ne serait-ce que parce que le noble pouvait tout aussi bien s’intéresser à la musique classique plus tard et découvrir qui elle était, ou tout simplement visiter Tokyo et découvrir l’une de ses affiches prés des Opéras de la ville ou ailleurs.

Elle vint s’asseoir sur le banc, l’invitant à faire de même en montrant l’assise à ses cotés, et plaça la boite de riz qu’elle ouvrit délicatement, dévoilant son contenu et tendant une des paires de baguette au noble. Elle lui reprit ensuite la grosse boite de beignets et la déposa entre eux d’eux, ouvrant cette dernière et déployant les sauces diverses et épicées à cotés des beignets. « En espérant que cela vous plaise davantage que la barbapapa… » Annonça-t-elle d’une voix douce mais amusée.



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Jeu 6 Avr - 18:17




Assez silencieux, le noble tenait toujours les premiers paquets d'où sortaient un bien délicieux fumet. Son regard anthracite s'attardait vaguent sur les passants qui ne s’occupaient absolument pas de lui. Vraiment, une sensation très étrange et  agréable à la fois. Cette songerie ne fut que de courte durée, car bientôt une main vint à passer sous son bras pour l'attiré  ailleurs, plongeant dans cette foule à nouveau, pour rejoindre une rue bien plus calme. Byakuya reconnu alors le parc. Celui là même qu'il venait de quitter il y a peut. Nanda, Mitsuki le guidait tout bonnement sur ce même banc où il l'avait écouté chanter.  Cette voix qui démontrait bons nombres d'heures de travail et avec un résultat plus qu'honorable. Cela l'amena à repenser à cette fameuse affiche, mais là encore il en restait muet. Ce n'était pas lui qui entrerait ainsi dans la vie d'une personne.  Inclinant un peu son visage, le capitaine  approuva simplement le choix de Mitsuki, avant de s’asseoir à son tour. D'une gestuelle appuyée, il en vint à déposer entre eux les colis qu'il détenait et les déballa, tout comme sa congénère du moment faisait de même, s'excusant dans un même temps de l'avoir attiré ici aussi précipitamment. La foule lui avait fait peur ?... craindrait elle quelque chose en vérité ?  D'après ce que Mitsuki lui avait révélé, cela serait plausible. Quand bien même l'heure avançait, Byakuya se promis de tout simplement la ramener en sa demeure, puis seulement il se rendra à nouveau chez Kisuke.. que celui ci se plaigne de son retard, le noble en aura cure. Bien que Byakuya ne dit mot à cela, il semblait se contenter de défaire un nœud d'emballage, dévoilant le plat principal...Il y avait même des baguette en bois.. uhm ?... cela le changeait pas mal de ses propres ustensiles.  Les attrapant de ses doigts habiles, il constatait que c'était même relier... il faudra donc les casser... soka... C'est là que son interlocutrice vint à  espérer que tout ceci allait lui plaire. Ce qui eut le don de faire relever les pupilles du Roku Ban Tai Taicho des plats vers Mitsuki.

Pourquoi cela me déplairait-il ? Ceci bien que simple sent  de manière exquise.

Sa voix était parfaitement monocorde sur le sujet, mais alors qu'il venait de terminer cette phrase au combien rechercher... voici que son ventre se mit à fortement s'exprimer à son tour. Ce qui eut pour effet de surprendre Byakuya lui même. Portant sa main à son estomac, il en écarquillait les yeux. Nanda...Jamais encore il n'avait été surpris  en flagrant délit de faim.. lui qui d'ordinaire mangeait peu. Les Gigais  prenaient véritablement leur porteur au dépourvu. Il ne manquerait plus qu'il en rougisse le bougre. Cela dit pour masqué rapidement cette bévue, le noble Roku Ban Tai taicho se contenta de rapidement reprendre, avec une voix parfaitement maîtrisée.

Est ce que vous craignez quelque chose ?

L'art de passer à quelque chose de plus sérieux, afin de ne pas paraître ridicule.. mais en vérité.. cela le travaillait légèrement, comme s'il pouvait arranger les choses. Peut être bien, mais c'était peu plausible, Byakuya ne faisait par parti de ce monde et en tant que shinigami, il se devait de se préoccuper des âmes.. non des vivants. C'était même presque injuste que lui sache à qui il avait affaire, et non elle... Mais Byakuya n'ira pas plus loin sur son identité.. les règles étaient ce qu'elles étaient. Il n'y avait aucune raison de les enfreindre, dans cette situation. Il cassa alors les baguettes, et entama les plats, invitant du même coup la jeune femme à en faire autant. Toutefois, le capitaine restait attentif à la réponse.. s'il y a, de la part de la jeune femme. Autour d'eux tout semblait bien plus calme et l'on pouvait entendre le clapotis de la fontaine. Les lumières éparses offraient un tout autre univers que précédemment en pleine journée. Il y faisait plus frai aussi, mais le noble se réchauffait déjà en mangeant.. mastiquant ce qu'il possédait en bouche.. il en savourait les saveur.. c'était réellement bon.


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Jeu 4 Mai - 1:17




Toujours assise sur le banc en face de lui, la jeune femme déballait en même temps que le noble leur futur repas. Gourmande au possible, elle savourait déjà les délicieux effluves apportés par les beignets frits et le riz parfumé, sans compter les sauces piquantes. Tout cela offrait une série de parfums merveilleux dans l’air du petit parc où ils se trouvaient tous deux et au passage, lui permettait d’oublier les regards insistants des passants sur elle précédemment. Le noble semblait découvrir de son coté, les petits plaisirs simple d’un repas acheté sur place, observant avec attention les ustensiles en bois attachés fournis avec les beignets. Mais à la simple marque de politesse de la jeune femme, digne du 21e siècle, ce dernier releva son regard anthracite vers elle pour y répondre. Il ne comprenait pas pourquoi cela lui déplairait, bien que simple, il commenta le parfum du menu qui s’offrait à eux avec délicatesse. Ce qui tira un sourire léger à la chanteuse qui hocha doucement la tête. Mais à cela, l’estomac du noble répondit en fracas, surprenant la brune ainsi que son véritable possesseur. Plus faim que prévu finalement, elle n’était pas la seule gourmande des lieux.

« Servons nous avant que cela ne soit froid, alors…» Sa voix était douce, et elle ne releva pas le bruit sourd témoignant de la faim de son accompagnateur pour ne pas le gêner. Elle sectionna ses propres ustensiles en deux une fois qu’il l’eut fait, avant de piocher un beignet à la crevette qu’elle trempa ensuite dans une sauce à la tomate confite. Sa gestuelle, bien qu’appliquée et soignée, témoignait d’une grande rapidité, elle avait l’habitude des repas très bref, et bien qu’elle savoure désormais chaque saveur, sa manière d’attaquer était sensiblement la même que lors des concours de danses et chants. Heureusement qu’elle n’avait pas enfournée sa bouchée au moment où la question plus qu’indiscrète du noble percuta son esprit, soit bien cinq secondes après qu’il l’eut posé. Elle faillit échapper son beignet, qu’elle rattrapa au dernier moment avec adresse en soupirant de soulagement. Si elle l’avait échappée au sol, sa déprime légère allait revenir. La nourriture était sacrée, quand bien même les professeurs de danse classique fut aussi stupide, et un beignet qui sentait aussi bon ne pouvait pas se perdre dans l’herbe !

« Oh… Hmmm C’est… compliqué je dois bien l’admettre… » Sa voix, bien que dépourvue de tremblements, était légèrement inquiète, quoique douce. Elle enfourna son premier beignet, savourant chaque saveur offerte, la sauce en premier, puis la pâte frit et enfin la farce. C’était succulent, et elle avait bien fait de choisir cette boite familiale. Elle finit par reposer ses baguettes sur une serviette, avant de relever la tête vers le noble, n’osant cependant pas croiser son regard et préférant s’attarder sur le cerisier d’en face. Sa vie en soi, était compliquée, héritière d’un clan, orpheline de deux stars pop-rock des années 90 et décédée le jour de sa naissance, elle était pour sa part devenue une idole du classique, la Prima Donna, maitresse des opéras, des ballets, pluri-instrumentiste et égéries de Baby the star shine bright à ses heures perdues. Elle était cachée ici des journalistes, ces derniers pensant qu’elle était partie préparer un prochain album lyrique, quand en vérité, elle devait se ressourcer et survivre à son précédent infarctus survenu après un concert particulièrement éreintant. Le dernier… C’était ce qui était écrit sur le dossier, aucun médecin ne prendrait le risque de la réanimer la prochaine fois.

« C’est… Disons que je n’étais pas la seule à partir faire les arts dans le clan. Ma mère avant moi l’avait fait… En compagnie de mon père et de plusieurs amis. Ils ont été célèbres dans tout le japon pour leur musique et puis… Ils se sont éteins le jour de ma naissance dans un accident. C’est pourquoi j’ai tendance à fuir les vendeurs de disques et posters, mes parents ayant rendu Karakura célèbres, ils apparaissent souvent sur les posters vendus ici. Sachant que je suis ici dans un secret le plus total, me placer à coté d’images où apparaissent mes géniteurs serait stupide, surtout vu la ressemblance incroyable que je possède avec ma défunte mère… » Dit-elle d’une voix paisible.

La jeune femme avait elle-même déjà pu constater cette ressemblance, en se retrouvant face à un immense poster de sa mère, dans des vêtements qu’elle-même avait porté. Si leur chevelure était de couleur différente, Sue-Yong possédant une chevelure noire de jais, et Mitsuki un brun chocolat, les deux femmes arboraient le même teint de porcelaine et des yeux saphir aux reflets céleste. Aussi, les traits de leurs visages étaient semblables en tout point, les pommettes hautes, les yeux fins et rieurs bordés de longs cils noirs, une bouche fine en cœur, roses au naturel et le menton délicat. La seule différence résidait dans sa chevelure, et dans le fait que sa mère avait été en parfaite santé avant l’accident, lorsque Mitsuki était mourante depuis ses douze ans. « En soit, je ne crains pas grand-chose, juste… d’être reconnue et que ma présence soit signalée aux journalistes et maison d’actualités… » Ayant enfin répondu à son interlocuteur, elle reprit ses baguettes et piocha un beignet au poulet, qu’elle trempa cette fois-ci dans une sauce au curry. Elle espérait avoir satisfait sa curiosité, car elle ne pouvait pas en dire plus… Encore moins sur sa maladie qu’elle s’efforçait d’oublier dans l’espoir que cela la fasse disparaitre à tout jamais…

« J’espère cependant ne pas vous avoir inquiété avec mon attitude de tout à l’heure… » Finit-elle par dire une fois son beignet consommé.



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Ven 12 Mai - 23:53




Si un jour on aurait dit que le noble chef du clan Kuchiki .. vingt huitième du nom, serait dans le Gensei en train de savouré des plats typique, d'une fête... au milieu des passants... beaucoup d'anciens auraient pu leur thé  sur la tête...et encore.  Byakuya se tenait  avec une certaine élégance sur le banc.. alors que le parc paraissait moins fréquenté sous les lumières des réverbères. La lune dominait  les cieux, offrant un cadre tranquille et apaisant. Tout ce qu'appréciait le capitaine ici présent, qui venait de prendre un met avec ses baguettes... Mine de rien son estomac aussi se régalait et le corps  artificiel se fit bien moins difficile à gérer.. plus léger. Jouant avec sa main un instant, le noble  semblait éprendre de la curiosité en se rendant compte de ceci. Comportement qui pourrait passé pour un fait assez étrange pour la jeune femme qui lui tenait compagnie présentement.  Mâchouillant de manière un peu rêveur, il avait un peu perdu le fil de ce que lui disait Mitsuki. Ce corps lui était un peu étranger encore, et ses limites lui apparaissaient comme bien trop  nombreux. Ceci dit.. il n'avait pas encore tellement exploré à fond ses capacités. Mais à quoi cela servirait il en ce cas précis ? Abaissant sa main pour prendre un beignet, histoire de goûté..Byakuya se montra à nouveau attentif, notant alors que l'art du chant était de famille.  Une chose qu'il respectait beaucoup. Mais il percevait aussi une certaine douleur commune. Lui non plus n'avait pas connu sa propre mère... étant morte jeune...mais au moins il avait eut son père, bien que trop souvent absent. Il se rappelait le nombre de fois où il lui en voulait pour cela. Pourtant en ce jour, il comprenait le pourquoi … a cause des obligations... mais pourtant, le noble Roku Ban Tai Taicho ne parvenait pas à ne pas lui en vouloir encore un petit peu. Si Byakuya avait été père à son tour, il aurait fait en sorte de casser cela aussi... Il en eut un faible sourire désabusé... si éphémère que cela pouvait passé pour un rêve.  

Inspirant lentement, ses paupières se voilèrent à demi quand il porta à sa bouche le beignet.. mordant dedans avec soin.. goûtant sa saveur. C'était délicieux, et cela changeait encore une fois des mets qu'il pouvait avoir au sein même de son domaine... Ceci dit, son regard ombrageux se releva sur Mitsuki.. ce genre de pression il connaissait. Alors que son père était  trop faible pour diriger le clan, bien qu'intelligent et d'une bonté sans égale. Byakuya ; lui, dû démontrer sa puissance dès le départ, comme pour que le clan ne craigne plus de perdre leur héritier... Lorsque son père succomba au combat, tout les regards s'étaient porté sur sa personne.. et le fait qu'il ressemble trait pour trait à son père.. n'ajouta qu'un peu plus de responsabilité ; Pourtant pour notre capitaine de la Sixième Division, son père restera pour toujours.. son héros..  


Vous portez là un lourd héritage et je puis concevoir cela..

Il n'en ajouta pas plus, n'étant pas un fin bavard.. mais peut être qu'un jour, il se confira sur ce point... mais il était évident que cette rencontre n'aura guère de suite. Byakuya n'était pas de ce monde après tout.. et Mitsuki l'ignorait, et ce devait de ne pas le savoir, sinon cela irait contre toutes les règles . Mangeant le reste du beignet, une fois de plus il laissa la jeune femme s'exprimer, délivrant alors sa crainte... là encore il pouvait la rejoindre aisément.. lui même préférant un peu d’anonymat pour être enfin un peu lui même. C'est pourquoi il se promenait souvent la nuit. Une sensation de passé inaperçu et que nul ne viendrait vous parler...un pur moment de bonheur en un sens.. où il se retrouvait avec lui même.. avec ses pensées toutes aussi personnelles les unes que les autres.  C'est en songeant ainsi, que Byakuya se rendit compte qu'il commençait à sentir ses muscles tirailler, comme un peu fatigué.. Ses jambes lui parurent un peu lourde Pourtant il ne prendra pas congé sans l'avoir raccompagné. Surtout avec ce qu'elle venait de dire.  Aussi il secoua un peu du chef. .

Iee, seulement j'ai bien cru à cet instant, que vous craigniez voir une personne qui vous voudrait du mal. Il serait d'ailleurs sage que je vous raccompagne.

Fit il enfin savoir, alors qu'il s'essuyait avec soins les mains et les doigts.. une application si typique des nobles.. Qu'il soit là incognito ou pas.. cela se voyait tout de même pour celui qui voulait bien voir.


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Mer 24 Mai - 14:02



Mitsuki se resservit à nouveau, toujours inquiète cependant d’avoir ennuyé le noble en face d’elle. Premier homme de son rang à avoir dit que ses actes étaient honorables, tout premier à ne pas la voir comme un coffre-fort contenant des millions de Yen. En vérité, c’était bien plus que ça. Il était le premier à la voir pour ce qu’elle était, et non pour qui elle était ou autre. Il ne la voyait pas comme le pâle reflet de sa défunte mère, une copie fragile, de même, il ne la voyait pas non plus comme un apport de célébrité et d’argent, rien de tout cela. Il la voyait pour ce qu’elle était, une petite noble qui jouait de l’Erhu et qui ne cherchait rien d’autre que la paix. Bon, évidemment, si la jeune femme lui disait vouloir le voir sourire, il ne comprendrait probablement pas. Mais c’était quelque chose qui lui tenait à cœur.

Les gens n’avaient pas conscience que la vie était  bien trop courte pour se laisser envahir par la souffrance, la colère et la tristesse. Mais elle, elle qui savait ce qui l’attendait, une dizaine d’années à vivre encore, le maximum, elle savait. Les émotions lourdes qui entachaient son cœur ne devaient pas être aussi importantes. En soi, elle enviait le monde, parce que tous ne vivaient pas son problème, mais certains vivaient bien pires, et d’autres bien mieux. Mais la plupart ne faisaient pas attention, ils oubliaient la beauté de ce monde, la chaleur d’émotion joyeuses et vives. C’était tellement plus simple de se laisser enliser dans l’horreur et le chagrin, parce que se battre pour aller mieux semblaient parfois impossible, même pour les autres. Elle le savait très bien, pour avoir renoncé quelques temps auparavant. Personne ne la voyait, personne ne la comprenait, ses seuls amis étant des peluches sur son étagère, elle était seule. Et elle s’était dit que sa disparition ne changerait rien, et pourtant, elle avait croisé le regard de cet homme, et subitement… Toutes ses peines avaient disparues, effacée par la volonté de le faire sourire, lui et tous ceux qu’elle croiserait.

Le noble éleva sa voix de nouveau, admettant qu’il comprenait le fardeau qu’elle portait sur les épaules. Oh ce n’était rien, savoir qu’on pouvait encore voir sa mère en elle lui faisait plaisir par moment, c’était de se dire qu’ils ne voyaient qu’elle qui la blessait. En soit, faire revivre sa mère à travers ses prouesses était agréable, cela signifiait qu’elle parvenait à reprendre sa suite, et ça c’était merveilleux. Apporter un tant soit peu de bonheur aux gens, c’était quelque chose qui lui tenait à cœur, un but qu’elle s’était fixé en comprenant que ce serait la seule chose qu’elle pourrait faire lors de sa courte vie. La jeune femme piocha de nouveau quelques beignets, la gourmandise et la faim parlant pour elle, ceux à la courge étaient vraiment délicieux ! Elle avait probablement mangé bien plus que son invité du moment, mais toujours avec délicatesse et assurance, faisant jongler ses baguettes sur le plateau à la recherche de beignets ou de bouchées de riz parfumé.

La chanteuse releva cependant la tête avec curiosité à la dernière information transmise par le noble. Il désirait la raccompagner ? Oui, c’était en soi les us et coutumes de la noblesse, une femme était fragile et se devait d’être protégée par ses ainées. Et en un sens, si la nuit ne l’effrayait pas véritablement – voir pas du tout- la population, elle oui. Du moins, c’était quelque chose d’assez compliqué. Elle n’avait pas peur des gens, mais de leur réaction. Si elle était devenue la prima donna, certains fans avaient vraiment un don pour l’effrayer avec d’étranges lettres ou visites lors des sorties d’opéras. Mais ce n’était pas tout, cela remontait à beaucoup plus loin, lorsqu’elle venait tout juste d’apprendre pour son cœur, la réaction des autres. Les enfants étaient cruels entre eux, et ceux là n’avaient laissé aucun répit à la petite brune, qui était désormais marqué au fer. Crainte qu’on découvre sa maladie, qu’on la voit mourante à nouveau et qu’on décide de l’aider à partir plus vite. Car c’était là le prétexte utilisé sur elle.

Ce rappel mémoriel fit que pendant une seconde, la jeune femme aux yeux céleste se crispa, la douleur des coups et des mots se répercutant dans son esprit. La mourante n’était finalement pas crevée sous les coups de pieds et les insultes, elle avait changé d’école pour une privée, une qui l’avait aidé à terminé ses études sans être ennuyée. Elle prit une longue inspiration, et se contenta pour le coup – le noble ayant visiblement terminé de manger et elle n’ayant plus faim suite à cette pensée – de refermer les boites encore à moitié pleine. Là, elle s’essuya les mains avec la serviette prévue à cet effet, observant une sorte de rituel qui constituait à faire le tour de ses mains via leurs poignets avant de poursuivre normalement. Pratique chinoise habituelle lorsqu’on savait qu’autrefois, les femmes devaient retirer les lourds bracelets d’or et de jade qui étaient à leurs  bras pour se faire. Et Mitsuki en avait porté à chaque cours de maintient géré par sa tante afin d’en prendre l’habitude.

« Il serait en effet plus agréable de faire mon retour en votre compagnie… Si la nuit ne m’effraie guère, les cauchemars qui l’habitent revêtent parfois de terribles masques… » Elle avait dit cela d’une voix paisible, bien que de façon assez élégante pour dire qu’elle serait ravie qu’il la raccompagne, non pas uniquement comme protecteur, mais bien comme hôte. Là-dessus, elle replia les boites dans le sac qui avait été donné pour le riz, et se redressa avec élégance. Elle récupéra l’étui de son erhu qu’elle glissa sur son épaule droite, avant de prendre les sacs dans ses mains jointes. « Je remercie cependant Bouddha de vous avoir mit sur ma route, notre conversation m’a énormément apporté… Et diner en votre compagnie fut tout aussi plaisant… »Voix douce, sourire paisible, elle était un petit rayon de soleil au milieu de la nuit.



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Ven 26 Mai - 17:21




Agréable.. et surprenante, voilà comment qualifierait Byakuya cette journée.. Il aurait sans doute pu  aller rendre une courte visite à Ichigo, mais le fait est que cette rencontre avait pour le moins contré cela. Vu l'heure, il allait devoir retourner au magasin pour rendre son Gigai, et rejoindre la Soul Society. Mais cela, Mitsuki l'ignorait. Pour elle , il n'était qu'un homme. Ceci aussi, faisait du bien. Le ventre plein,  le noble avait délaissé ses baguettes  dans l'un des sac en plastiques.  Les gens se faisaient un peu plus rare dans le parc, et le vent un peu frai du soir vint à souffler dans le feuillage.   Byakuya en ressentit un léger frisson au niveau de son col de chemise, tandis qu'il restait attentif envers la jeune femme, qui paraissait ravis qu'il la raccompagne. Alors en ce cas, il le fera avant de s'en retourner enfin en sa propre demeure... dans une dimension qu'elle n'imaginait point. Cependant, le noble  semblait comprendre que l'endroit ou cette dernière logeait n'avait pas l'air d'être à la hauteur de sa condition... Ceci l'intriguait, même s'il n'en ajouta rien. Se redressant sur ses jambes, Byakuya se rendit compte que la fatigue était bien là .. dire qu'il avait l'habitude de travailler jusqu'à fort tard.. s'en était risible. Inclinant un peu son visage envers la futur fullbringer, il se contenta de répliquer vis à vis de son compliment, de sa voix atone, mais prévenante :  

Je suis honoré par ce compliment que vous me faites. Peut être qu'un jour nous nous recroiserons. Je vous raccompagnerais donc, une fois que vous vous sentirez prête.

Il lui offrirait même son  bras, et sans doute que sur la route, elle lui apprendra à respecter les feux rouge.. chose qu'il ne faisait absolument pas au début de cette journée.. Manquant de se faire écrasé. Remarque, ainsi, notre Roku Ban Tai taicho aurait  appris pas mal de choses au sein d'un hôpital.. et encore..il aurait tout bonnement abandonné son Gigai.. ce qui aurait finit par une étrange histoire  pour les vivants. Non vraiment... Même en cette fin de journée, il restait encore beaucoup à  apprendre pour le chef de clan..Marchant à ses côtés, il se fit le garant de sa tranquillité... Observant les rues alentours et parfois les vitrines. Il y avait parfois cette sensation de futurisme qui s'invitait en son esprit... ou bien une certaine maladresse envers cet endroit bien plus moderne que ce qu'il pouvait connaître. Ce n'est qu'une fois l'avoir ramener, qu'il lui souhaita un au revoir.. il y avait peu de chance qu'ils ne se recroisent.. et dans un sens, il y avait comme un sentiment de regret dans le cœur de notre capitaine. Quelque chose de doux.  Ce n'était pas de l'amour, mais il avait apprécier cette rencontre qui lui rappelait ce que cela aurait pu  être avec Hisana.. en tant que mère. Voilant son regard pendant un instant.. Byakuya laissait Mitsuki s'en aller... restant encore un moment là.. dans la rue.. avant de finalement tourner les talons. D'après ce qu'il avait compris, il avait encore pas mal de marche à faire pour regagner  le fameux magasin tenu par Kisuke.. C'est même vers les minuit qu'il y arriva, venant à frapper à l'entrer.. évitant par chance une certaine Yoruichi, qui s'en était aller se balader sur les toits, sous la forme d'un félidé..

Le noble ne fit  aucun véritable commentaire envers ce qu'il venait de vivre.. étant du genre discret. Cependant, il réclama à ce qu'il lui conserve son gigai, pour une possible prochaine fois. Au moins.. il se disait que s'il voulait tenter de la recroisé, il devrait retenter ce fameux parc.. Mais d'ici là a ce qu'il est le temps de venir ici, il s'écoulera peut être des mois.. ou des années.  Voilant une fois de plus son regard, Byakuya franchit alors le passage pour rejoindre enfin le Seireitei... s'en retournant dès lors dans son domaine... Un lieu où.. il manquait de la musique.. tient.. oui... la mélodie et la voix de Mitsuki résonna au fond de son esprit  cartésien, venant à l'apaiser un peu plus, tandis que Yarienhamate l’accueillait avec un thé comme il le désirait toujours... ce soir.. il allait veiller encore un peu.... comme pour faire en sorte que cette journée, ne disparaisse pas trop vite encore.  




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Lun 29 Mai - 20:48




Mitsuki eut un sourire très doux suite à la réponse que lui avait fait le noble. En effet, peut-être que le destin le remettrait sur son chemin. Mais les choses étaient souvent très bizarres, et le destin était un enfant tumultueux et joueur. Car elle ignorait que celui qui lui faisait face pour le moment deviendrait sa plus grande crainte pour les semaines qui allaient suivre. Il disait avoir été honoré de son compliment, pourtant, elle n’avait fait que dire ce qu’elle pensait à son égard, il avait été gentil avec elle toute l’après-midi, sans compter qu’il avait dit qu’elle avait – concrètement – le droit de vivre, chose que sa propre famille ne faisait jamais. Et enfin, après le partage d’un repas succulent tous deux, leur discussion, puis le retour. Ils avaient encore un peu discuté, parlant simplement du paysage et de la nuit qui était si paisible. Il la raccompagna jusqu’aux appartements chic de Kasazaki, où elle tapa le code de la porte d’entrée, avant de le saluer.

En grimpant les longues marches des escaliers décorés jusqu’au 2e étage, la jeune femme se dit qu’elle aurait bien aimé passer ainsi du temps avec sa famille… Sa vraie famille… Mais Sue-Yong et Minato était mort presque dix-huit ans auparavant, et cela, rien ne pouvait y changer quoi que ce soit. Mais en soit, cela avait été agréable de se sentir protégée par quelqu’un de plus âgé, et non enviée ou objet de dégout. Elle s’était sentie vivante pendant cet après-midi, un peu comme lorsqu’elle chantait devant une foule en larme. Apporter un semblant de joie aux personnes qui l’écoutaient était  bienfaiteur pour elle, c’était son but, sa raison de continuer à se battre malgré le coté joueur du destin avec elle. Arrivée devant la porte de son appartement, elle sortie les clefs de ce dernier et l’ouvrit d’un geste machinal. Elle déposa en premier lieu l’étui dans le salon contre le canapé, avant d’aller dans sa cuisine pour déposer au frigo le sac où se trouvait encore beaucoup de nourriture, ils n’avaient mangé qu’une petite dizaine de beignets et à peine touché au riz.

Elle retourna ensuite dans le salon aux tons clairs, la moquette d’or presque noir refroidissant la pièce et rendant celle-ci plus cosy. Le canapé était chocolat et moelleux à souhait lorsqu’elle y prit place, tandis qu’elle attrapait d’une main l’étui de son instrument pour le dévoiler de nouveau. Il lui arrivait parfois de se demander ce que serait devenue sa vie si ses parents n’étaient pas morts dans cet accident. Jouerait-elle en leur compagnie des morceaux des StarLight ? Elle soupira, se poser ce genre de question était stupide, ce n’était qu’un rappel de plus sur sa solitude du moment. Mais au moins, elle savait ce que ses parents désiraient, apporter de la joie et du réconfort à ceux qui en avaient besoin avec leur chanson. Et aujourd’hui, ce serait avec les siennes. Elle plaça l’Erhu sur ses genoux repliés l’un contre l’autre, l’archet tenu à l’horizontale, et le frotta avec lenteur contre les cordes, produisant un son plaintif mais doux. Elle rejoua dans un premier temps le morceau qu’elle avait pratiqué avant de rencontrer Kuchiki Byakuya. Il avait aimé sa musique, et cela tira un petit sourire sincère à la chanteuse alors qu’elle pinçait les cordes de soie de l’instrument.

« Est-ce que cela pourrait lui plaire… ? »

Elle s’était interrogée à voix haute, le regard désormais perdu dans le vague. Non… Ce morceau là n’était pas assez puissant pour que le porteur du regard qui hantait son esprit puisse être apaisé. Elle le sentait au plus profond d’elle. Il lui fallait un chant plus puissant, plus fort, porteur d’un message véritable. Si Kuchiki Byakuya avait semblé aller mieux avec celui-là, son cœur semblait déjà très fort et en court d’apaisement, mais cet homme dont elle ne savait rien, celui qui possédait ce regard noisette si triste… Ne semblait pas avoir de répit. Elle avait sentie sa peine, sa colère, sa douleur, comme si elles avaient été siennes et ce, simplement en croisant son regard perdu. Elle devrait créer un morceau spécial pour lui, quelque chose qui puisse lui donner un peu de baume au cœur, même si ce n’était que minime. Parce que si le noble était capable de voir en elle une bonne personne, alors que tous les autres ne désiraient que l’écraser peu importe la raison, alors elle voulait être cette bonne personne. Celle qui pourrait apporter un peu de réconfort…

Elle désirait recroiser cet individu pour qu’il l’écoute… Qu’il cesse de souffrir autant… Comment pouvait-elle savoir que le destin de l’individu qui hantait son esprit et Kuchiki Byakuya étaient liés ? Comment pouvait-elle savoir que sa volonté commençait à grandir réellement en elle ? Que cette même volonté allait être le premier pas vers un changement étrange et époustouflant ? Elle ne pouvait pas le savoir, elle savait juste que c’était la seule chose qui lui permettait de se sentir un peu mieux, apporter le sourire à ceux qui l’écoutaient… Evidemment, elle ne savait pas… Elle se décida finalement, et partie sur une création de sa mère. Promise, un morceau qui n’avait pas eut le temps de voir le jour, mais qui était destiné à l’amour qu’elle portait à son père. Et tandis qu’elle chantait de nouveau, accompagnant son Erhu de sa voix éthérée, les yeux clos pour se concentrer sur ce regard si important pour elle, un faible rayon lumineux se détacha de sa main durant une seconde…

Mais la fullbringer en devenir ne le vit pas, bien trop concentrée sur ce qu’elle chantait…



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